13 janvier 2008

Kiev souhaite accélérer l'évacuation de la flotte russe de Sébastopol

L'Ukraine a annoncé samedi son intention d'accélérer l'évacuation de la flotte russe de la mer Noire stationnée à Sébastopol, sur la presqu'île ukrainienne de Crimée, en vertu d'un bail qui expire en 2017.

"Je pense que nous (...) passerons à une série de mesures pratiques pour accélérer le processus", a affirmé le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Vladimir Ogryzko, dans une interview publiée samedi par l'hebdomadaire Zerkalo Nedeli.

Selon M. Ogryzko, l'Ukraine, qui a la "volonté politique" pour relancer les négociations, souhaite que le retrait de la marine russe soit bien préparée et réalisée de manière civilisée et graduelle.

Le chef de la diplomatie ukrainienne a notamment insisté pour qu'un inventaire des biens de propriété ukrainiens exploités par la marine russe soit dressé et que les droits et obligations des militaires russes séjournant en Ukraine soient précisés.

Source du texte : RIA NOVOSTI

20 novembre 2007

Un nouveau Sangatte à l'Est

f6c830300114e933a18fe7b7b774797f.jpgEn Ukraine, à quelques kilomètres des frontières renforcées de l'Europe, des dizaines de migrants et demandeurs d'asiles venus du Moyen-Orient ou d'ex-URSS se retrouvent dans un centre de rétention.

De Chop (Ukraine)

Un camp militaire de la ville de Chop est devenu la résidence principale d'immigrés libanais, irakiens, moldaves, russes et autres voulant à tout prix entrer en Europe. La Terre promise est pour eux cruellement proche. La frontière avec la Hongrie, et donc avec l'Union européenne, se trouve à quelques centaines de mètres au sud. La Slovaquie n'est qu'à quelques kilomètres à l'ouest et la Pologne à une vingtaine de kilomètres au nord. Mais, selon les autorités ukrainiennes, la destination finale des résidents forcés de Chop n'est pas la Hongrie ni la Slovaquie ni la Pologne. "Ils veulent tous passer en Europe de l'Ouest. Beaucoup veulent aller en Angleterre", explique un responsable du camp, qui a demandé à garder l'anonymat à cause du règlement militaire. 

Pour l'instant, le voyage des immigrants vers l'Europe de l'Ouest est un périple rempli de dangers et de frontières bien gardées. Mais le 21 décembre, la Hongrie, la Slovaquie et la Pologne vont rejoindre l'espace Schengen, au sein duquel les contrôles frontaliers entre pays membres sont abolis. Cette échéance a déjà provoqué une tempête de protestations en Autriche, où le ministre de l'intérieur, Günther Platter, a proposé la création de postes de contrôle militaire internes pour rétablir un équilibre. 

Pendant que des frontières tombent à l'intérieur de la nouvelle zone Schengen, les contrôles se durcissent sur son bord oriental. Côté européen, les effectifs de la police des frontières de pays tels que la Slovaquie sont renforcés. A Sobrance, à 15 kilomètres de la frontière avec l'Ukraine, un nouveau centre de surveillance high-tech a été construit : à l'intérieur, des policiers examinent sur des écrans plasma les images transmises par des caméras thermiques. "La surveillance de cette frontière est cruciale", précise le ministre slovaque de l'intérieur, Jan Bucek. "L'Union européenne pense que c'est par ici que voudront passer tous les clandestins et les terroristes. Mais nous les arrêterons." 

Au bout d'une route défoncée, après un poste de contrôle où, au dire des habitants du coin, les policiers ne sont là que pour recevoir des pots-de-vin, des soldats en treillis entrent et sortent d'un camp fermé par une grille de fer. C'est le centre de détention ukrainien pour les immigrés illégaux. "Nous leur fournissons de la nourriture et des soins", explique le responsable, qui a accepté de nous parler. "La plupart sont des hommes jeunes, mais il y a quelques femmes originaires de Moldavie. La plupart ont passé la frontière clandestinement." 

A partir du mois prochain, tous les immigrés illégaux repérés par les centres de surveillance comme celui de Sobrance seront renvoyés à leur point d'entrée dans l'UE, généralement l'Ukraine, qui a déjà l'impression d'être inondée. "C'est un vrai problème, poursuit l'officier. Nous allons avoir de plus en plus de gens." 

Des milliers de candidats à l'immigration passent chaque année par le camp de Chop. Ce dernier peut accueillir une centaine de personnes à la fois, qui y passent quelques jours avant d'être envoyées dans un camp similaire un peu plus loin. A la différence de nombreux pays d'Europe, l'Ukraine n'accepte qu'un petit nombre de réfugiés politiques. La grande majorité des résidents du camp finissent donc par être expulsés. "Les renvoyer chez eux nous coûte très cher, ajoute le responsable. Cela fait beaucoup de billets d'avion. Mais ils vont continuer à venir."

Source du texte : TELEGRAPH.CO.UK / COURRIER INTERNATIONAL

03 novembre 2007

Tartak

Une vidéo pour le 65e anniversaire de l'Armée Insurrectionnelle Ukrainienne (UPA)

 

Le Boyovyy Hopak : art martial ukrainien

24 octobre 2007

Crimée : un parti séparatiste appelle à rétablir l'indépendance de la presqu'île

208e6161662adb4e680f11fb471dcb80.jpgLe Front populaire Sébastopol-Crimée-Russie, qui regroupe environ trente mouvements politiques et associations de Crimée, appelle les députés du Conseil suprême de la presqu'île à rétablir l'indépendance de la république autonome, a déclaré mardi le coordinateur du Front populaire Valeri Podiatchi. 

"Nous appelons les députés du Conseil suprême (de Crimée) à remettre en vigueur la Constitution de la République de Crimée du 6 mai 1992, selon laquelle la Crimée est un état souverain dont les droits constitutionnels s'appliquent intégralement sur son territoire", a annoncé M. Podiatchi au cours d'une conférence de presse à Simferopol. 

Selon la Constitution datant de 1992, la république constituait "un Etat de droit, démocratique et laïque" et "accomplissant sa juridiction sur son territoire, sauf pour ce qui a trait aux pouvoirs délégués de plein gré à l'Ukraine". La Constitution était entrée en vigueur en 1994, mais avait été annulée en mars 1995 par le président ukrainien. 

"Kiev a révoqué la Constitution par la force et de manière unilatérale", a affirmé M. Podiatchi. 

Le contexte actuel unique permet selon lui de remédier à cette situation. "Le parlement de Crimée peut rétablir la Constitution et cette décision ne pourra pas être annulée car la Rada suprême de cinquième législature n'est pas encore entrée en fonction, les députés n'ont pas commencé à exercer leur mandat et l'on ignore quand cela aura lieu", a indiqué M. Podiatchi. 

Le pas suivant est selon lui l'application des résultats du référendum de 1991 relatif au rétablissement de la République socialiste soviétique autonome de Crimée. "Ensuite, il conviendra de s'adresser à la Douma d'Etat russe afin qu'elle joue le rôle de garant du statut de la Crimée", a expliqué M. Podiatchi. 

Il a ensuite rappelé que le Front populaire était fermement opposé à l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN. 

"L'OTAN ne mettra pas les pieds ici, sinon des détachements de partisans (résistants) se formeront en Crimée", a averti M. Podiatchi.

Source du texte : RIA NOVOSTI