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        <title>THEATRUM BELLI - textes_anciens</title>
        <description>IL Y AURA TOUJOURS UN CHAMP DE BATAILLE</description>
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                <title>Friedrich Ludwig Jahn : &quot;Turnkunst&quot; et patriotisme allemand</title>
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                <author>noreply@ (THEATRUM BELLI)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 26 Feb 2008 18:21:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://theatrumbelli.hautetfort.com/media/01/02/1748331028.jpg&quot; id=&quot;media-869831&quot; alt=&quot;1748331028.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-869831&quot; /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Friedrich Ludwig Jahn (1778 - 1852) est un des grands noms de la gymnastique moderne, avec le suédois Ling. Jahn et Ling sont à l'origine du mouvement en faveur de l'éducation physique qui a pour eu effet de ramener la question de l'exercice et de la formation corporelle à l'avant-plan au début du XIXe sièce.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Jahn forgera le concept de &lt;i&gt;Turnen&lt;/i&gt; (dérivant du mot Tournoi) pour désigner ce que dans les autres pays on continuait d'appeler la gymnastique, mot que Jahn méprisait car étranger à la langue allemande. Les villes allemandes se peupleront de &lt;i&gt;Turnenplatz&lt;/i&gt; au XIXe siècle, palestres publiques où la jeunesse réappris la dignité à travers l'éducation physique et le jeu. L'Allemagne venait d'être battue à Iéna par la Grande Armée française. Les Allemands étaient un peuple humilié comme la France le sera après Sedan en 1870. Dans cet ouvrage, Jahn sert une vigoureuse harangue à ses compatriotes. Jahn fit partie du corp-franc du baron &lt;a href=&quot;http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://theatrumbelli.hautetfort.com/images/medium_Hermann_von_Francois_1856-1933_.2.jpg&amp;amp;imgrefurl=http://theatrumbelli.hautetfort.com/tag/Prusse&amp;amp;h=450&amp;amp;w=281&amp;amp;sz=15&amp;amp;hl=fr&amp;amp;start=25&amp;amp;um=1&amp;amp;tbnid=DHZDf6adCYXhEM:&amp;amp;tbnh=127&amp;amp;tbnw=79&amp;amp;prev=/images%3Fq%3Dvon%2Blutzow%26start%3D18%26ndsp%3D18%26um%3D1%26hl%3Dfr%26sa%3DN&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;prussien&lt;/a&gt; von Lützow qui pratiqua la guerrilla contre les troupes napoléoniennes entre 1813 et 1815.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Parmi les devoirs qui s'imposent à l'État allemand, outre celui de regrouper la nation éparse autour des symboles forts de la &lt;i&gt;germanitude&lt;/i&gt;, celui de redonner de l'air et de la vigueur à ses jeunes, et surtout leur enlever la tête des livres. Il faut que l'Allemand retrouve la force de ses ancêtres qui n'hésitaient à affronter, en corps-à-corps, l'ours des sombres forêts germaniques.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;La gymnastique sert un des leitmotiv du nationalisme germanique qui prend forme avec la naissance de l'État-nation. En «rebronzant» sa jeunesse, l'Allemagne saura s'imposer parmi toutes les nations, car elle seule aura conservée son identité ethnique, sa culture, ses racines.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>La vertu guerrière</title>
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                <author>noreply@ (THEATRUM BELLI)</author>
                                                <category>Textes anciens</category>
                                                <pubDate>Tue, 22 Jan 2008 00:55:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://theatrumbelli.hautetfort.com/media/02/00/f49ed3a2f1df36f6599b5ce1fb61b3e9.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://theatrumbelli.hautetfort.com/media/02/00/f49ed3a2f1df36f6599b5ce1fb61b3e9.jpg&quot; id=&quot;media-788525&quot; alt=&quot;f49ed3a2f1df36f6599b5ce1fb61b3e9.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-788525&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;La vertu guerrière est distincte du courage, bien que celui-ci en constitue une partie essentielle. On saurait encore moins la confondre avec l’enthousiasme pour la cause de la guerre.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;Dans l’homme, en général, le courage est une qualité naturelle, un don de naissance ; chez le soldat, membre de l’armée, il peut, en outre, s’acquérir par l’exercice et par l’habitude. Dans ce dernier, d’ailleurs, le courage suit une direction très différente, et, perdant tout instinct d’allure libre et de dépense déréglée de forces, doit se soumettre aux exigences de la discipline, de l’ordre, du règlement et de la méthode.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;Quant à l’enthousiasme pour la cause de la guerre, bien que ce ne soit nullement l’un des principes constitutifs de la vertu guerrière, il est incontestable qu’il en augmente considérablement le degré et la puissance effective, lorsqu’il anime les troupes d’une armée.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;À quelque point de vue qu’on la considère, et alors même que, dans une nation, la totalité des citoyens en état de porter les armes seraient appelés à y prendre part, la guerre est et restera toujours une fonction spéciale, absolument distincte et séparée des autres fonctions de la vie sociale.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;Être pénétré de l’esprit et de l’essence de cette fonction, éveiller en soi, acquérir, entretenir et exercer les forces qui y sont nécessaires, y consacrer toute son intelligence, tous ses efforts, tendre&lt;/span&gt;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;incessamment à s’y perfectionner, sortir enfin de soi-même pour entrer dans le rôle qu’on y doit jouer, c’est là ce qui, dans l’individu membre d’une armée, constitue la vertu guerrière.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;Alors même que dans une armée composée de milices et de troupes permanentes, il serait possible de porter l’instruction militaire du citoyen au même degré de perfection que celle de l’homme de troupe, alors même, qu’animés tous deux d’un égal enthousiasme pour la cause nationale, ils apporteraient, l’un et l’autre, à la guerre le même élan, le même courage, la même ténacité, et imprimeraient, ainsi, à l’action générale un caractère absolument opposé à celui qu’elle avait à l’époque des anciens condottieri, le soldat proprement dit n’en conserverait pas moins le cachet original, distinotif et personnel de l’homme du métier. C’est que, en effet, tant qu’il y aura une carrière militaire, ceux qui l’exerceront, et aussi longtemps qu’ils l’exerceront, se considèreront comme formant une sorte de corporation absolument distincte, dans les ordonnances, les lois, les habitudes et les usages de laquelle se fixeront de préférence les esprits essentiels de la guerre. Il est naturel, d’ailleurs, qu’il en soit ainsi. Alors même que l’on se laisserait aller au penchant de n’envisager la guerre que du point de vue le plus général, on aurait donc tort de faire peu de cas de ce sentiment que les Français appellent esprit de corps, et qui, à un degré plus ou moins élevé, peut et doit se rencontrer dans une armée. C’est cet esprit de corps qui donne à ce que nous nommons la vertu guerrière le moyen de s’assimiler, en les résumant en soi, la totalité des forces morales individuelles réparties dans la pluralité des membres d’une armée.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://theatrumbelli.hautetfort.com/media/01/02/788b76abfc15560464967dff9a105d57.jpg&quot; id=&quot;media-788410&quot; alt=&quot;788b76abfc15560464967dff9a105d57.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-788410&quot; /&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;Conserver ses formations sons le feu le plus effroyable, rester inaccessible à toute crainte imaginaire ; dans le plus grand danger, disputer pied à pied le terrain sur lequel elle combat, calme et fière dans la victoire, obéissante, disciplinée, respectueuse pour ses chefs et leur conservant sa confiance dans les désastres mêmes de la défaite, se soumettre sans murmures aux plus durs efforts ainsi qu’aux plus terribles privations, y exercer ses forces comme un athlète ses muscles, et n’y voir qu’un moyen d’arriver au triomphe ; être prête, enfin, à tous les sacrifices pour l’honneur des armes et celui du drapeau, voila ce qui distingue une armée profondément pénétrée de la vertu guerrière.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;Les Vendéens se sont supérieurement battus, et les Suisses, les Américains et les Espagnols sont arrivés à de grands résultats sans déployer de vertu guerrière ; on peut même, ainsi qu’Eugène et Marlborough, obtenir la victoire à la tête d’armées permanentes médiocrement douées sous ce rapport ; on ne saurait donc dire que, sans vertu guerrière, on ne puisse être heureux à la guerre. Nous attirons particulièrement l’attention à ce propos, de peur que, ne saisissant pas notre pensée, on n’en tire cette fausse conclusion. C’est précisément parce qu’elle peut varier de degré d’une armée à l’autre, et qu’à la rigueur elle peut même faire complètement défaut, que la vertu guerrière devient une force morale efficiente. C’est là ce qui en fait un instrument dont on peut calculer la puissance.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;Après en avoir ainsi exposé le caractère, nous allons rechercher quelle influence la vertu guerrière exerce, et par quels moyens on la peut créer.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;Le général en chef a la direction générale, il donne l’impulsion à la masse entière, dont il met, ainsi, d’un coup et toutes à la fois, les parties constitutives en mouvement ; mais le détail lui échappe dans l’exécution, et il ne saurait diriger personnellement l’action individuelle de chacune des subdivisions de l’armée. Or, là où l’esprit du général en chef ne peut atteindre, la où son impulsion ne se fait plus sentir, c’est la vertu guerrière des troupes qui doit y suppléer et prendre aussitôt la direction. La vertu guerrière doit donc être pour chacune des portions constitutives considérée isolément, ce que le génie du commandant supérieur doit être pour l’armée considérée en masse. C’est la notoriété de ses grandes qualités personnelles qui désigne le général en chef au choix du gouvernement ; la désignation des commandants des subdivisions d’armée de premier ordre est le résultat de l’examen le plus attentif et le plus scrupuleux ; mais, plus le degré hiérarchique s’abaisse, et moins cet examen conserve de sa sévérité et de ses garanties, de sorte que, au bas de l’échelle, on ne peut plus autant compter sur des talents individuels. Ici encore, la vertu guerrière doit entrer en jeu et suppléer à tout ce qui fait défaut. Or c’est là précisément le rôle que le courage individuel, l’adresse, l’endurcissement aux fatigues, l’enthousiasme et les autres qualités qui leur sont spéciales, jouent dans les armées des peuples essentiellement patriotes et guerriers. Ces qualités peuvent donc suppléer à la vertu guerrière, de même que celle-ci peut, réciproquement, en tenir lieu, ce qui conduit aux conclusions suivantes :&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;ol&gt; &lt;li&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;La vertu guerrière ne se peut exclusivement produire que dans les armées permanentes qui, d’ailleurs, sont celles qui en ont le plus besoin. Dans les armements populaires et les guerres d’insurrection, elle est suppléée par les qualités nationales naturelles qui trouvent, alors, un milieu qui leur convient particulièrement et dans lequel elles se développent promptement.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;La vertu guerrière est moins indispensable aux armées permanentes lorsqu’elles luttent entre elles, qu’alors qu’elles ont à combattre des populations en armes, circonstances où les forces doivent être plus disséminées et les fractions de troupe plus fréquemment abandonnées à elles-mêmes. Là, au contraire, où l’armée peut être maintenue réunie, le génie du général en chef conserve toute sa puissance et supplée à ce qui manque à l’esprit des troupes. On voit ainsi qu’en général, la vertu guerrière est d’autant plus nécessaire que la configuration du sol et les autres conditions de la guerre disséminent les forces et compliquent l’action militaire.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ol&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;Le seul enseignement que l’on puisse tirer de ces vérités est qu’alors que ce puissant levier fait défaut dans une armée, il faut, tout d’abord, apporter la plus extrême prévoyance dans la préparation de la guerre, pour s’efforcer, ensuite, de la maintenir dans les formes les plus simples. On ne saurait donc se trop garder de s’en laisser imposer par la seule étiquette de permanente, alors qu’une armée permanente n’a de valeur qu’en raison de l’esprit qui l’anime.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;La vertu guerrière est donc l’une des plus importantes puissances morales à la guerre. Partout où elle ne s’est pas rencontrée, elle n’a pu être suppléée que par le génie supérieur du général en chef ou par l’enthousiasme national de l’armée. Là, enfin, où ces trois éléments ont manqué à la fois, les succès obtenus sont restés de beaucoup inférieurs aux efforts produits. Les Macédoniens sous Alexandre, les légions romaines sous César, l’infanterie espagnole sous Gustave Farnèse, les Suédois sous Gustave-Adolphe et sous Charles XII, les Prussiens sous Frédéric le Grand, et les Français sous Bonaparte, ont montré les prodiges que l’esprit militaire et l’inébranlable solidité d’une armée peuvent accomplir. Il faudrait n’avoir jamais consulté les témoignages de l’histoire, pour ne pas reconnaître que s’ils n’avaient pas disposé de pareilles armées, ces grands généraux, malgré tout leur génie, n’eussent jamais réalisé de si hauts faits, ni atteint des résultats si merveilleux.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://theatrumbelli.hautetfort.com/media/01/02/e00d179af74e275fa06f2fff9f9c3e23.jpg&quot; id=&quot;media-788526&quot; alt=&quot;e00d179af74e275fa06f2fff9f9c3e23.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-788526&quot; /&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;La vertu guerrière d’une armée ne peut naître que de deux sources, bien qu’encore ces sources ne la produisent qu’en commun : une série de guerres et de succès, et, dans la poursuite de ces guerres, une activité incessante, fréquemment portée à ses plus extrêmes limites. Le soldat apprend, ainsi, à connaître ses forces ; plus on lui demande habituellement d’efforts, et plus il est disposé à en faire ; il est aussi fier des fatigues qu’il a surmontées que des dangers qu’il a affrontés et courus. On voit donc que, semblable à certaines plantes qui ne peuvent germer et grandir que sur un sol aride et brûlant, la vertu guerrière exige, pour naître et se développer, et le soleil de la victoire et l’activité et les efforts les plus soutenus. Lorsque enfin elle a atteint son summum, c’est un arbre aux racines puissantes, qui résiste aux plus violentes tourmentes de la défaite et de l’infortune. Née de la guerre, et ainsi produite par le génie des grands généraux, elle peut, désormais, se prolonger pendant de longues années de paix, à travers plusieurs générations, même sous la direction de généraux médiocres.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;On ne saurait confondre l’esprit de noble solidarité qui unit entre elles les bandes éprouvées de ces vieux soldats endurcis aux fatigues et couverts de cicatrices, avec la vaniteuse suffisance des armées permanentes dont les éléments ne tiennent ensemble que par la puissance des règlements de service et d’exercice. Une certaine sévérité, une discipline rigoureuse, peuvent aider au maintien de la vertu guerrière, mais ne sauraient la créer, et, bien que ces moyens aient ainsi leur valeur, il ne se la faut cependant pas exagérer. De l’ordre, de la dextérité, de la bonne volonté, de très bons sentiments, une certaine fierté même, tels sont les signes caractéristiques d’une armée formée en temps de paix ; on les peut estimer, mais ils n’ont aucune consistance. Ce n’est ici, en effet, que la masse qui retient la masse. Qu’une seule fissure se produise, et tout se désagrège, ainsi que se brise un verre trop subitement refroidi. Ce sont les plus beaux sentiments dont il faut, alors, particulièrement se méfier ; ils ne sont, la plupart du temps, que des gasconnades, des hâbleries de poltron, qui, au premier insuccès, ne se transforment que trop vite en anxiété et en peur, pour en arriver, parfois même, au &lt;i&gt;sauve qui peut&lt;/i&gt; de l’expression française. Par elle-même, une pareille armée est incapable de rien produire ; elle ne prend de valeur qu’en raison de la direction qui lui est donnée. Il la faut conduire avec une extrême prudence, jusqu’à ce que, peu à peu grandies par les efforts et confirmées par la victoire, ses forces morales l’élèvent, enfin, à la hauteur du rude labeur et de la lourde tâche qu’elle doit accomplir. Il faut donc se bien garder de prendre les sentiments exprimés par une armée, pour l’expression réelle de l’esprit dont cette armée est animée.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Carl von Clausewitz (1780 - 1831)&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Polybe : la révolte des mercenaires (241-238 av. J.-C.)</title>
                <link>http://theatrumbelli.hautetfort.com/archive/2007/09/10/polybe-la-revolte-des-mercenaires-241-238-av-j-c.html</link>
                <author>noreply@ (THEATRUM BELLI)</author>
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                                <category>Textes anciens</category>
                                                <pubDate>Mon, 10 Sep 2007 09:45:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;Le traité de paix conclu et ratifié, Amilcar conduisit l'armée du camp d'Eryce à Lilybée, et là se démit du commandement. Gescon, gouverneur de la ville, se chargea du soin de renvoyer ces troupes en Afrique ; mais prévoyant ce qui pouvait arriver, il s'avisa d'un expédient fort sage. Il partagea ces troupes, et ne les laissa s'embarquer que partie à partie, et par intervalles, afin de donner aux Carthaginois le temps de les payer à mesure qu'elles arriveraient et de les renvoyer chez elles avant que les autres débarquassent. Les Carthaginois, épuisés par les dépenses de la guerre précédente, et se flattant qu'en gardant ces mercenaires dans la ville, ils en obtiendraient quelque grâce sur la solde qui leur était due, reçurent et enfermèrent dans leurs murailles tous ceux qui abordaient. Mais le désordre et la licence régnèrent bientôt partout ; nuit et jour on en ressentit les tristes effets. Dans la crainte où l'on était que cette multitude de gens ramassés ne poussât encore les choses plus loin, on pria leurs officiers de les mener tous à Sicca, de leur faire accepter à chacun une pièce d'or pour les besoins les plus pressants, et d'attendre là qu'on leur eût préparé tout l'argent qu'on était convenu de leur donner, et que le reste de leurs gens les eussent joints. Ces chefs consentirent volontiers à cette retraite ; mais comme ces étrangers voulurent laisser à Carthage tout ce qui leur appartenait, selon qu'il s'était pratiqué auparavant, et par la raison qu'ils devaient y revenir bientôt pour recevoir le paiement de leur solde, cela inquiéta les Carthaginois. Ils craignirent que ces soldats réunis, après une longue absence, à leurs enfants et à leurs femmes, ne refusassent absolument de sortir de la ville, ou n'y revinssent pour satisfaire à leur tendresse, et que par là on ne revît les mêmes désordres. Dans cette pensée ils les contraignirent, malgré leurs représentations, d'emmener avec eux à Sicca tout ce qu'ils avaient à Carthage. Là cette multitude vivant dans une inaction et un repos où elle ne s'était pas vue depuis longtemps, fit impunément tout ce qu'elle voulut, effet ordinaire de l'oisiveté, la chose du monde que l'on doit le moins souffrir dans des troupes étrangères, et qui est comme la première cause des séditions. Quelques-uns d'eux occupèrent leur loisir à supputer l'argent qui leur était encore dû, et, augmentant la somme de beaucoup, dirent qu'il fallait l'exiger des Carthaginois. Tous se rappelant les promesses qu'on leur avait faites dans les occasions périlleuses, fondaient là-dessus de grandes espérances, et en attendaient de grands avantages. Quand ils furent tous rassemblés, Hannon, qui commandait pour les Carthaginois en Afrique, arrive à Sicca ; et loin de remplir l'attente des étrangers, il dit : que la république ne pouvait leur tenir parole ; qu'elle était accablée d'impôts ; qu'elle souffrait d'une disette affreuse de toutes choses, et qu'elle leur demandait qu'ils lui fissent remise d'une partie de ce qu'elle leur devait. A peine avait-il cessé de parler, que cette soldatesque se mutine et se révolte. D'abord chaque nation s'attroupe en particulier, ensuite toutes les nations ensemble ; le trouble, le tumulte, la confusion tels que l'on peut s'imaginer parmi des troupes de pays et de langage différents.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;br /&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <title>Polybe : les institutions militaires des Romains (1/2)</title>
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                <author>noreply@ (THEATRUM BELLI)</author>
                                                <category>Textes anciens</category>
                                                <pubDate>Sun, 02 Sep 2007 17:35:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://theatrumbelli.hautetfort.com/media/01/00/26a7d6a7b91e7faef1da608784e94d5f.jpg&quot; id=&quot;media-526443&quot; alt=&quot;26a7d6a7b91e7faef1da608784e94d5f.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-526443&quot; /&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Enrôlement et organisation des légions&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Armement des légionnaires&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Le camp romain&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Le service de garde&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Les punitions et les récompenses&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Les soldes&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;L’armée en marche&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Polybe : les institutions militaires des Romains (2/2)</title>
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                <author>noreply@ (THEATRUM BELLI)</author>
                                                <category>Textes anciens</category>
                                                <pubDate>Sun, 02 Sep 2007 17:30:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://theatrumbelli.hautetfort.com/media/01/02/4b801828d67ecdcbc5f9132a34a07319.jpg&quot; id=&quot;media-526469&quot; alt=&quot;4b801828d67ecdcbc5f9132a34a07319.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-526469&quot; /&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Enrôlement et organisation des légions&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Armement des légionnaires&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Le camp romain&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Le service de garde&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Les punitions et les récompenses&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Les soldes&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;L’armée en marche&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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                            </item>
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                <title>Discours de Dexippos aux volontaires athéniens après la prise d'Athène en 267</title>
                <link>http://theatrumbelli.hautetfort.com/archive/2007/08/28/discours-de-dexippos-aux-volontaires-atheniens-apres-la-pris.html</link>
                <author>noreply@ (THEATRUM BELLI)</author>
                                                <category>Textes anciens</category>
                                                <pubDate>Tue, 28 Aug 2007 12:50:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://theatrumbelli.hautetfort.com/media/00/00/cb145edd55b4bbf99e60b076a6b6888d.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://theatrumbelli.hautetfort.com/media/00/00/cb145edd55b4bbf99e60b076a6b6888d.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; alt=&quot;cb145edd55b4bbf99e60b076a6b6888d.jpg&quot; id=&quot;media-517807&quot; name=&quot;media-517807&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: black&quot;&gt;&quot;C'est par la résolution plus que par le nombre des hommes que se décide l'issue des guerres.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: black&quot;&gt;Nous disposons d'une force qui n'est pas négligeable, car nous voici réunis au nombre de deux mille et nous sommes bien à couvert en ce lieu qui devra être notre base pour porter des coups à l'ennemi, soit en attaquant des groupes isolés, soit en dressant des embuscades sur son passage. Ainsi remporterons-nous des succès qui accroîtront nos forces et inspirerons-nous à l'adversaire une crainte qui ne sera pas médiocre. Si l'armée ennemie s'avance contre nous, nous lui résisterons, puisque nous serons efficacement protégés par la solidité de cette position et par cette forêt. Dans les rangs des assaillants qui, faute d'avoir une vue d'ensemble sur nous, viendront de plusieurs côtés, régnera la confusion : ils ne pourront emboîter normalement le pas aux hommes de tête, leurs rangs se disloqueront et, comme ils seront incapables de diriger leurs traits ainsi que leurs javelots, leur tir sera inefficace, tandis que nous, nous leur porterons d'autant plus de coups. Abrités par la forêt, nous lancerons sur eux, de notre position dominante, des traits qui iront au but ; nous pourrons agir en toute sécurité, et il ne leur sera pas facile de nous infliger des pertes. Quant au combat au corps à corps, s'il faut en venir là, ce sont les plus grands périls qui inspirent l'ardeur guerrière la plus vive et on tient tête à l'ennemi d'autant plus vigoureusement qu'on a plus de mal à sauver sa vie, si bien que ce qu'on n'attendait plus arrive, alors que l'on se bat pour obtenir l'impossible et que, poussé par l'espoir de châtier l'ennemi, on défend des biens qui en valent la peine. Jamais personne, avant nous, n'a eu de meilleures raisons de s'indigner, tandis que nos familles et notre cité sont au pouvoir de l'ennemi. Ceux-là aussi se retourneront contre nos adversaires qui, par contrainte, font campagne avec lui, dès qu'ils nous verront passer à l'attaque, car ils retrouveront l'espérance de recouvrer leur liberté.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J'ai encore appris que la flotte de l'empereur, qui n'est pas éloignée, va nous secourir ; avec son appui, notre offensive sera irrésistible. En outre, je crois que nous entraînerons les Grecs à partager notre ardeur. Pour ma part, sans me tenir à l'abri des coups et placé dans une situation qui n'est pas meilleure que la vôtre, &lt;b&gt;j'affronte les mêmes épreuves par amour du courage&lt;/b&gt; &lt;b&gt;et je courrai tous les risques pour sauver les biens les plus précieux et ne pas décevoir l'estime que me porte la cité. Tous les hommes devant en fin de compte quitter la vie, mourir en combattant pour la patrie est la plus belle des récompenses.&lt;/b&gt; Si, d'après ce qu'on lui en a dit, quelqu'un d'entre vous s'effraie à l'idée du malheur où est plongée notre cité, qu'il pense qu'il est arrivé à la plupart des villes d'être prises par un ennemi surgissant à l'improviste... On peut prévoir que la Fortune sera avec nous. Notre cause est on ne peut plus juste, puisque nous luttons contre des agresseurs iniques et, en règle générale, c'est selon ce critère que la Divinité arbitre les affaires humaines : elle s'emploie à soulager ceux qui sont dans le malheur et à leur donner un sort meilleur. &lt;b&gt;Il est beau de nous pénétrer de l'image de notre patrie telle que nos aïeux l'ont faite, d'offrir par notre courage et notre amour de la liberté un exemple aux Grecs et de jouir auprès de nos contemporains et de la postérité d'une gloire impérissable, en montrant par des actes que, même dans le désastre, la résolution des Athéniens ne peut être entamée.&lt;/b&gt; Prenons comme mot d'ordre nos enfants et nos biens les plus chers, puis marchons au combat en invoquant les dieux qui nous protègent.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;
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                <title>Tacite : les guerriers germaniques</title>
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                <author>noreply@ (THEATRUM BELLI)</author>
                                                <category>Textes anciens</category>
                                                <pubDate>Wed, 15 Aug 2007 11:05:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://theatrumbelli.hautetfort.com/media/00/01/2c2fec6c369b4317d52f542a6366183c.jpg&quot; id=&quot;media-499004&quot; alt=&quot;2c2fec6c369b4317d52f542a6366183c.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-499004&quot; /&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;b&gt;Dans la mêlée, il est honteux pour le chef de céder&lt;/b&gt; &lt;b&gt;; il est honteux pour les suivants de ne pas égaler leur chef.&lt;/b&gt; Ils sont flétris pour la vie, s'ils survivent à leur chef tué dans l'action. Ils jurent surtout de le défendre, de le couvrir de leurs corps, de se signaler pour sa gloire. &lt;b&gt;Les chefs combattent pour la victoire ; les suivants, pour leur chef.&lt;/b&gt; Si leur nation s'endort dans une longue paix, la plupart des jeunes gens vont chercher la guerre où on la fait ; car le repos leur pèse ; puis, c'est dans les hasards qu'on s'illustre, et la guerre peut seule entretenir les grands cortèges. On attend de la libéralité du chef, et le cheval de bataille, et la sanglante et victorieuse framée &lt;font color=&quot;#FFFFFF&quot;&gt;(1)&lt;/font&gt;. On partage sa table ; ses copieux mais grossiers festins tiennent lieu de solde ; c'est le butin qui paie ces largesses. Vous leur persuaderiez bien moins de labourer la terre et d'attendre l'année &lt;font color=&quot;#FFFFFF&quot;&gt;(2)&lt;/font&gt;, que d'assaillir l'ennemi et de courir aux blessures. &lt;b&gt;Ils croiraient lâche et bas d'amasser, par la sueur, ce qu'on peut conquérir par le sang.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;----------------------------------------&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana; color: white&quot;&gt;1.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana; color: black&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;En somme l'équipement.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana; color: white&quot;&gt;2.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana; color: black&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;En fait, les saisons&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Tacite : La révolte de Boadicée</title>
                <link>http://theatrumbelli.hautetfort.com/archive/2007/06/26/tacite-la-revolte-de-boadicee.html</link>
                <author>noreply@ (THEATRUM BELLI)</author>
                                                <category>Textes anciens</category>
                                                <pubDate>Tue, 26 Jun 2007 20:10:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://theatrumbelli.hautetfort.com/media/00/02/618d88cc6bd97f9977572954bf2f1604.jpg&quot; id=&quot;media-426977&quot; alt=&quot;618d88cc6bd97f9977572954bf2f1604.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-426977&quot; /&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Verdana&quot;&gt;Sous le consulat de Caesenius Paetus et de Petronius Turpilianus, un grave désastre nous fut infligé en Bretagne, où le légat de l'Empereur, Aulius Didius, avait seulement conservé ce que nous possédions, et son successeur Veranius, après avoir opéré quelques incursions punitives contre les Silures, fut empêché par la mort de poursuivre la guerre. Tant qu'il vécut, il eut une grande réputation d'austérité, mais dans les derniers mots de son testament, il laissa percer une tendance à la flatterie ; car après avoir abondamment flatté Néron, il ajouta qu'il lui aurait conquis la province, s'il avait vécu encore deux ans. Mais maintenant, la Bretagne était entre les mains de Suetonius Paulinius, dont la science militaire et la popularité ne laissait personne sans rival, égalant celle de Corbulon, et il aspirait à égaler la gloire que celui-ci avait remportée en reconquérant l'Arménie et en subjuguant les ennemis de Rome. Il se prépara donc à attaquer l'île de Mona qui avait une population importante et qui était un refuge pour les fugitifs. Il construisit des bateaux à fond plat pour traverser ce bras de mer peu profond et mal connu. Ainsi traversa l'infanterie, pendant que la cavalerie suivait en passant à gué ou, quand l'eau était plus profonde, en nageant aux cotés de leurs chevaux.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Verdana&quot;&gt;Sur le rivage se tenait l'armée ennemie avec son déploiement de guerriers en armes, pendant que des femmes couraient entre les rangs, vêtues de noir comme les Furies, les cheveux défaits, brandissant des torches. Tout autour, les druides, tendant leurs mains vers le ciel, se répandaient en imprécations sinistres, et ce spectacle étrange épouvanta nos soldats au point que, comme si leurs membres étaient paralysés, ils restaient immobiles et s'exposaient aux coups. Puis, pressés par les appels de leur général et s'encourageant mutuellement à ne pas craindre une troupe de femmes fanatiques, ils se portèrent en avant, brisèrent la résistance, et enveloppèrent les ennemis dans les flammes de leurs propres feux. Une garnison fut ensuite imposée aux vaincus, et leurs bosquets, consacrés à des superstitions inhumaines, furent coupés. Car ils estimaient comme un devoir de couvrir leurs autels avec le sang des captifs et de consulter leurs dieux avec des entrailles humaines.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Verdana&quot;&gt;Tandis que Suetonius était ainsi occupé, il reçut la nouvelle de la soudaine rébellion de la province. Prasutagus, le roi des Icéniens, célèbre pour sa longue prospérité, avait fait de l'Empereur son héritier, en même temps que ses deux filles, pensant que cet acte de soumission mettrait son royaume et sa maison à l'abri de toute atteinte. Mais ce fut le contraire qui arriva, à tel point que son royaume fut ravagé par les centurions, sa maison par ses esclaves, comme s'ils étaient des prises de guerre. D'abord, son épouse Boadicea fut fouettée, et ses filles violées. Tous les chefs des Icéniens, comme si Rome avait reçu tout le pays en cadeau, furent dépouillés de leurs biens ancestraux, et les parents du roi furent traités en esclaves. Rendus furieux par ces insultes et par la crainte qu'il arrivât pire, puisqu'ils étaient à présent réduits à l'état de province, ils prirent les armes et entraînèrent à la révolte les Trinovantes et d'autres qui, pas encore réduits à la servitude, avaient convenu par une conspiration secrète de reconquérir leur liberté. C'était contre les vétérans que leur haine était la plus intense. Car ces nouveaux colons de la province de Camulodunum chassaient les gens hors de leurs maisons, de leurs fermes, les appelaient captifs et esclaves, et les excès des vétérans étaient encouragés par les soldats, qui avaient eu une vie similaire et espéraient connaître un jour la même licence. De plus, un temple érigé au Divin Claudius était en permanence devant leurs yeux, comme la citadelle d'une tyrannie perpétuelle. Les hommes choisis comme prêtres devaient dilapider toute leur fortune sous le prétexte de cérémonie religieuse. Il ne paraissait pas trop difficile de détruire la colonie, qui n'était défendue par aucune fortification, une précaution négligée par nos généraux, qui pensaient plus à ce qui était agréable qu'à ce qui était urgent.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Verdana&quot;&gt;A ce moment, sans cause évidente, la statue de la Victoire à Camulodunum tomba et se retourna, comme si elle fuyait devant les ennemis. Des femmes excitées jusqu'à la frénésie prédisaient des destructions imminentes ; on raconta que des délires en une langue étrange avaient été entendus dans la maison du Sénat ; le théâtre avait résonné de lamentations, et dans l'estuaire de la Tamise on avait vu l'image d'une ville renversée ; même l'océan avait pris l'aspect du sang, et quand la marée se retirait, elle laissait l'empreinte de formes humaines, et tous ces signes étaient interprétés par les Britanniques avec espoir, et par les vétérans avec inquiétude. Mais comme Suetonius était absent, ils implorèrent du secours au procurateur, Catus Decianus. Tout ce qu'il fit fut d'envoyer deux cent hommes sans armement sérieux, et il n'y eut dans la place qu'une petite force militaire. Comptant sur la protection du temple, retardés par des complices secrets de la révolte, qui gênaient leurs plans, ils n'avaient construit ni fossé ni palissade ; ils n'avaient pas non plus éloigné les vieillards et les femmes, pour laisser les seuls hommes jeunes faire face à l'ennemi. Surpris comme ils le furent, en pleine période de paix, ils furent encerclés par une immense foule de Barbares. Tout le reste fut pillé ou incendié dans l'assaut ; le temple où les soldats s'étaient rassemblés fut pris d'assaut après deux jours de siège. L'ennemi victorieux rencontra Petilius Cerialis, commandant de la 9ème Légion, alors qu'il venait à la rescousse, mirent ses troupes en déroute, et détruisirent toute son infanterie. Cerialis s'échappa avec un peu de cavalerie jusqu'au camp, et fut sauvé par ses fortifications. Effrayé par ce désastre et par la fureur de la province qu'il avait poussée à la guerre par sa rapacité, le procurateur Catus s'enfuit en Gaule.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Verdana&quot;&gt;Cependant Suetonius, avec un courage splendide, marcha à travers une population hostile jusqu'à Londinium qui, bien que n'étant pas encore considéré comme une colonie, était très fréquenté par un grand nombre de marchands et de bateaux de commerce. Se demandant s'il devait le choisir comme base de guerre, car il ne voyait autour de lui que sa faible force de soldats, et se rappelant par quelle terrible leçon la témérité de Petilius avait été punie, il résolut de sauver la province au prix d'une seule cité. Ni les larmes ni les lamentations des gens, qui imploraient son aide, ne le dissuadèrent de donner le signal de départ, prenant dans sa colonne tous ceux qui voulurent partir avec lui. Tous ceux qui étaient attachés au lieu par la faiblesse de leur sexe, ou par l'infirmité de l'âge, ou par les attraits de l'endroit, furent massacrés par l'ennemi. Le même désastre s'abattit sur la cité de Verulamium, car les Barbares, qui se complaisaient au pillage et étaient indifférents à tout le reste, négligeaient les fortins ayant des garnisons militaires, et attaquaient tout ce qui offrait le plus de richesse aux pillards, et était sans défense. Environ 70 000 citoyens et alliés, semble-t-il, tombèrent aux endroits que j'ai mentionné. Car ce n'était pas en faisant des prisonniers et en les vendant, ni par quelque trafic de guerre, que l'ennemi était occupé, mais par le massacre, le gibet, le feu et la croix, comme des hommes devant bientôt recevoir leur châtiment, et voulant cependant se venger par avance.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Verdana&quot;&gt;Suetonius avait sous ses ordres la 14ème Légion avec les vétérans de la 20ème, et des auxiliaires venant du voisinage, faisant un total d'environ 10 000 hommes armés, lorsqu'il se prépara à partir sans délai et à livrer bataille. Il choisit une position ouverte sur un étroit défilé, fermée sur l'arrière par une forêt, s'étant d'abord assuré qu'il n'avait d'ennemis qu'en face de lui, où une large plaine s'étendait sans aucun danger d'embuscades. Ses légions étaient en rangs serrés ; autour d'elles, les troupes légèrement armées, et la cavalerie rassemblée sur les ailes. En face, l'armée des Britanniques, avec ses masses d'infanterie et de cavalerie, manifestait sa confiance, une vaste foule s'était rassemblée comme jamais auparavant, et si fière d'esprit qu'ils avaient même emmenés avec eux, pour assister à leur victoire, leurs femmes juchées sur des chariots, qu'ils avaient placés à l'extrémité de la plaine.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://theatrumbelli.hautetfort.com/media/02/01/90f77c38b447b990d939ce702427f657.jpg&quot; id=&quot;media-426988&quot; alt=&quot;90f77c38b447b990d939ce702427f657.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-426988&quot; /&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Verdana&quot;&gt;Boadicea, montée sur un char avec ses filles devant elle, allait de tribu en tribu, proclamant qu'il était habituel pour les Britanniques de combattre sous la direction des femmes. &lt;i&gt;&quot;Mais à présent&quot;&lt;/i&gt; disait-elle, &lt;i&gt;&quot;ce n'est pas en tant que femme de noble ascendance, mais comme une femme du peuple, que je veux venger la liberté perdue, mon corps fouetté, la chasteté outragée de mes filles. L'avidité romaine est allée si loin que ni nos personnes, ni l'âge ni la virginité, n'ont été épargnés par la souillure. Mais les dieux sont favorables à une juste vengeance ; une légion qui avait osé combattre, a péri ; les autres se cachent dans leur camp, ou pensent à s'enfuir. Ils ne pourront même pas soutenir le vacarme et les cris de tant de milliers d'hommes, encore moins notre assaut et nos coups. Si vous pesez bien la force des deux armées, et les causes de la guerre, vous verrez que dans cette bataille vous devez vaincre ou mourir. Cela est la résolution d'une femme ; quand aux hommes, ils peuvent préférer vivre et être esclaves.&quot;&lt;/i&gt;&amp;nbsp; Suetonius ne restait pas non plus silencieux en un tel moment. Bien qu'il fût confiant dans la valeur de ses soldats, il mêlait cependant les encouragements et les prières pour qu'ils dédaignent les clameurs et les vaines menaces des Barbares. &lt;i&gt;&quot;Vous voyez ici&quot;&lt;/i&gt;, dit-il, &lt;i&gt;&quot;plus de femmes que de guerriers. Incapables de combattre, sans armes, ils lâcheront pied dès qu'ils reconnaîtront le glaive et le courage de leurs conquérants, qui les ont si souvent mis en déroute. Même parmi de nombreuses légions, c'est un petit nombre qui décide réellement de la victoire, et votre gloire sera encore plus grande si une petite force peut assurer la renommée d'une armée entière. Serrez les rangs, et après avoir lancé vos javelots, alors avec vos boucliers et vos glaives continuez à verser le sang et à détruire, sans une pensée pour le pillage ! Dès que la victoire aura été acquise, tout sera en votre pouvoir.&quot;&lt;/i&gt; Un tel enthousiasme suivit le discours du général, et les soldats vétérans, avec leur longue expérience de la bataille, se préparèrent si rapidement à lancer leurs javelots, que ce fut avec confiance dans le résultat que Suetonius donna le signal de la bataille.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Verdana&quot;&gt;D'abord, la légion resta immobile sur sa position, s'appuyant sur l'étroit défilé pour la défense ; lorsqu'ils eurent épuisés leur projectiles, qu'ils lançaient à coup sûr sur l'ennemi qui s'était approché tout près, ils se ruèrent en colonne formée en coin. L'attaque des auxiliaires fut similaire, pendant que la cavalerie avec les lances pointées en avant brisait tous ceux qui offraient une forte résistance. Le reste tourna le dos et prit la fuite, qui se révéla difficile, parce que les chariots tout autour avaient bloqué la retraite. Nos soldats n'épargnèrent même pas les femmes, pendant que les bêtes de somme, transpercées de traits, accroissaient les tas de cadavres. Une grande gloire, égale à celle de nos anciennes victoires, fut gagnée ce jour-là. Certains disent en effet que guère moins de 80 000 Britanniques tombèrent, alors que nos soldats perdaient environ 400 hommes, et pas beaucoup plus de blessés. Boadicea mit fin à sa vie par le poison. Et Poenius Postumus, préfet de camp de la 2ème Légion, lorsqu'il apprit le succès des hommes des 14ème et 20ème Légions, sentant qu'il avait privé sa propre Légion de cette gloire, et qu'il avait, contrairement à tous les usages militaires, désobéi aux ordres de son général, se transperça lui-même de son épée.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;b&gt;Tacite&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Annales (XIV, 29-37)&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>732 : la bataille de Poitiers vue par un homme du Sud</title>
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                <author>noreply@ (THEATRUM BELLI)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 19 Jun 2007 23:30:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://imagobelli.hautetfort.com/archive/2007/06/19/guerrier-franc.html&quot; title=&quot;Guerrier Franc&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://theatrumbelli.hautetfort.com/media/01/01/49828d8f990beefd2c18f011a10ac6b5.jpg&quot; alt=&quot;49828d8f990beefd2c18f011a10ac6b5.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&quot;Alors Abd al-Rahmân, voyant la terre pleine de la multitude de son armée, franchissant les montagnes des Basques et foulant les cols comme des plaines, s'enfonça à l'intérieur des terres des Francs ; et déjà en y pénétrant, il frappe du glaive à tel point qu'Eudes, s'étant préparé au combat de l'autre côté du fleuve appelé Garonne ou Dordogne, est mis en fuite. Seul Dieu peut compter le nombre des morts et des blessés. Alors Abd al-Rahmân en poursuivant le susdit duc Eudes d'aller piller l'église de Tours tout en détruisant sur son chemin les palais et en brûlant les églises. Lorsque le maire du palais d'Austrasie en France intérieure, nommé Charles, homme belliqueux depuis son jeune âge et expert dans l'art militaire, prévenu par Eudes, lui fait Front. A ce moment, pendant sept jours, les deux adversaires se harcèlent pour choisir le lieu de la bataille, puis enfin se préparent au combat, mais, pendant qu'ils combattent avec violence, &lt;b&gt;les gens du Nord&lt;/b&gt; demeurant à première vue immobiles comme un mur restent serrés les uns contre les autres, telle une zone de froid glacial, et massacrent les Arabes à coups d'épée. Mais lorsque &lt;b&gt;les gens d'Austrasie&lt;/b&gt;, supérieurs par la masse de leurs membres et plus ardents par leur main armée de fer, en frappant au coeur, eurent trouvé le roi, ils le tuent ; dès qu'il fait nuit le combat prend fin, et ils élèvent en l'air leurs épées avec mépris. Puis le jour suivant, voyant le camp immense des Arabes, ils s'apprêtent au combat. Tirant l'épée du fourreau, au point du jour, &lt;b&gt;les Européens&lt;/b&gt; observent les tentes des Arabes rangées en ordre comme les camps de tentes avaient été disposés. Ils ne savent pas qu'elles sont toutes vides ; ils pensent qu'à l'intérieur se trouvent les phalanges des Sarrasins prêtes au combat ; ils envoient des éclaireurs qui découvrirent que les colonnes des Ismaélites s'étaient enfuies. Tous, en silence, pendant la nuit, s'étaient éloignés en ordre strict en direction de leur patrie. &lt;b&gt;Les&lt;/b&gt; &lt;b&gt;Européens&lt;/b&gt;, cependant, craignent qu'en se cachant le long des sentiers, les Sarrasins ne leur tendent des embuscades. Aussi, quelle surprise lorsqu'ils se retrouvent entre eux après avoir fait vainement le tour du camp. Et, comme ces peuples susdits ne se soucient nullement de la poursuite, ayant partagé entre eux les dépouilles et le butin, ils s'en retournent joyeux dans leurs patries.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot; align=&quot;right&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;b&gt;L'Anonyme de Cordoue&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;-----------------------------------------------------------&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Vingt ans après la conquête de l'Espagne par les musulmans, la bataille de Poitiers (732) marque pour les historiens le coup d'arrêt décisif à l'avance de l'islam en Europe occidentale mais les contemporains ne le savaient pas encore... D'où le caractère exceptionnel de ce poème, composé une vingtaine d'années après la bataille par un chrétien anonyme qui vivait à Cordoue sous domination musulmane et qui écrit en vers latins dans le style épique pour glorifier l'événement. L'intérêt de ce texte est double. D'une part, sur le plan militaire, il oppose de façon frappante deux traditions très différentes : la mobilité des troupes de la razzia d'Abd al-Rahmân et le caractère massif de l'armée franque ; il insiste aussi sur l'armement supérieur des gens du Nord, leur &quot;main armée de fer&quot;, c'est-à-dire de la fameuse épée franque, plusieurs fois citée dans le texte. D'autre part, sur le plan politique, le poème présente à deux reprises, face aux Arabes, la victoire des hommes de Charles Martel - d'abord qualifiés de &quot;gens du Nord&quot; ou &quot;gens d'Austrasie&quot; - comme celle des Européens, qui font ici une de leurs premières apparitions connues dans les textes du Moyen Age.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Sergueï Netchaïev : le catéchisme révolutionnaire (1869)</title>
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                <author>noreply@ (THEATRUM BELLI)</author>
                                                <category>Textes anciens</category>
                                                <pubDate>Tue, 12 Jun 2007 00:00:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://theatrumbelli.hautetfort.com/media/02/02/2396a231bfd2ac5665a5d8c5492d83e7.jpg&quot; alt=&quot;2396a231bfd2ac5665a5d8c5492d83e7.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Principes par lesquels le révolutionnaire doit être guidé:&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;1.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Le révolutionnaire est un homme condamné. Il n'a pas d'intérêts propres, pas de liaisons, pas de sentiments, pas d'attaches, pas de biens et pas même de nom. Tout en lui est absorbé par un seul et unique intérêt, une seule pensée, une seule passion : la révolution.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;2.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Tout au fond de son être, non seulement en paroles mais aussi en actes, il a rompu tout lien avec l'ordre établi et le monde cultivé dans son ensemble, avec ses lois, ses propriétés, ses conventions sociales et ses principes éthiques. Il est un ennemi implacable de ce monde, et s'il continue d'y vivre, c'est pour mieux le détruire.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;3.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Le révolutionnaire exècre les doctrines et a rejeté les sciences ordinaires, les laissant aux générations futures. Il ne connaît qu'une seule science, la science de la destruction. A cette fin, et à cette fin seule, il étudiera la mécanique, la physique, la chimie et peut-être la médecine, cette fin, il étudiera jour et nuit la science vivante : le peuple, ses caractéristiques, son fonctionnement et tout ce qui constitue le présent ordo social à tous les niveaux. Son seul et unique objectif est la destruction immédiate de cet ordre ignoble.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;4.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Il méprise l'opinion publique. Il exècre et abhorre l'éthique sociale existante dans toutes ses manifestations et expressions. Pour lui, est moral tout ce qui peut permettre le triomphe de la révolution. Est immoral et criminel tout ce qui se trouve en travers de son chemin.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;5.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Le révolutionnaire est un homme dévoué, impitoyable envers l'État et l'ensemble de la société éduquée et privilégiée ; il ne doit pas attendre d'elle la moindre pitié. Entre elle et lui existe, qu'elle soit déclarée ou non déclarée, une guerre incessante et sans fin. Il doit se préparer à supporter la torture.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;6.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Dur envers lui-même, il doit être dur envers les autres. Toutes les émotions tendres ou efféminées de connivence, d'amitié, d'amour, de gratitude et même d'honneur doivent être refoulées en lui par une passion froide et entêtée pour la cause révolutionnaire. Il n'est pour lui qu'un seul délice, une seule consolation, une récompense et une gratification : le succès de la révolution. Jour et nuit, il ne doit avoir qu'une seule pensée, un seul but : la destruction sans merci. Dans sa poursuite froide et infatigable de ce but, il doit être prêt à mourir lui-même et à détruire de ses propres mains tout ce qui pourrait l'empêcher.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;7.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;La nature du véritable révolutionnaire ne laisse pas de place pour le romantisme, le sentimentalisme, l'extase ou l'enthousiasme. Elle ne laisse pas davantage de place à la haine personnelle ou à la vengeance. La passion révolutionnaire, qui doit devenir pour lui le mode de pensée courant, doit à tout moment être combinée au plus froid calcul. En tout instant et endroit, il ne doit pas être ce que lui dictent ses inclinations personnelles, mais ce que l'intérêt général de la révolution commande.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;8.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Le révolutionnaire respecte ses amis mais ne chérit que celui qui s'est montré dans les faits comme aussi révolutionnaire que lui. L'étendue de cette amitié, de cette dévotion et d'autres obligations envers son camarade n'est déterminée que par leur degré d'utilité au travail pratique de complète destruction révolutionnaire.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;9.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;La nécessité de la solidarité entre révolutionnaires est évidente. Elle est constitutive de la vigueur du travail révolutionnaire. Les camarades révolutionnaires ayant le même degré de compréhension révolutionnaire et de passion devraient, autant que possible, discuter ensemble des choses importantes et prendre des décisions unanimes. Mais même en mettant au point un plan échafaudé de la sorte, chaque homme doit autant que possible ne compter que sur lui-même. En accomplissant une série d'actes de destruction, chaque homme doit agir par lui-même et ne recourir aux conseils et à l'aide de ses camarades que si cela est nécessaire à l'accomplissement du plan.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;10.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Chaque camarade devrait avoir sous ses ordres plusieurs révolutionnaires des deuxième et troisième catégories, c'est-à-dire des camarades qui ne sont pas complètement initiés. Il doit les regarder comme des portions d'un fonds commun du capital révolutionnaire placées à sa disposition. Il doit dépenser ses portions du capital avec parcimonie, tentant à chaque fois d'en tirer le maximum de bénéfice. Il doit se regarder lui-même comme un capital consacré au triomphe de la cause révolutionnaire ; mais comme un capital dont il ne peut disposer librement sans le consentement de la compagnie entière des camarades initiés.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;11.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Lorsqu'un camarade a des ennuis, le révolutionnaire, quand il décide ou pas de l'aider, ne doit pas prendre en compte ses sentiments personnels mais le bien de la cause révolutionnaire. Il doit donc peser, d'un côté l'utilité du camarade, et de l'autre la quantité d'énergie révolutionnaire qui devrait être dépensée pour sa délivrance, et doit décider laquelle a le plus de poids.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;12.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;L'admission d'un nouveau membre, qui s'est illustré non en paroles mais en actes, ne peut être le fait que d'un accord unanime.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;13.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Le révolutionnaire vit dans le monde de l'État, des classes et de la soi-disant culture, et n'y vit que parce qu'il croit à sa destruction complète et rapide. Il n'est pas révolutionnaire s'il ressent de la pitié pour quoi que ce soit en ce monde. S'il en est capable, il doit envisager l'annihilation de sa situation, d'une relation ou de toute personne faisant partie de ce monde ; tout et tous doivent lui être également odieux. Cela est difficile s'il possède une famille, des amis et des êtres chers en ce monde ; il ne peut être révolutionnaire s'ils peuvent arrêter sa main.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;14.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Tout en visant à une implacable destruction, le révolutionnaire peut et doit parfois vivre au sein d'une société en prétendant être ce qu'il n'est pas. Le révolutionnaire doit s'infiltrer partout, au sein des classes basses et moyennes, dans les maisons de commerce, les églises, les manoirs des riches, le monde de la bureaucratie, de l'armée, de la littérature, de la 3è section (la police secrète) et même au palais d'Hiver.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;15.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Cette société infecte doit être découpée en plusieurs catégories. La première comprend tous ceux qui doivent être immédiatement condamnés à mort. La société doit rédiger une liste de ces personnes condamnées, fonction leur relative menace exercée à l'encontre d'une progression harmonieuse de la cause révolutionnaire, et pour permettre leur élimination.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;16.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Pour établir ces listes en fonction des raisons énoncées plus haut, il convient de ne pas se laisser guider par les actes individuels de traîtrise commis par la personne, ni même par la haine qu'elle provoque au sein du peuple. Ces traîtrises et cette haine peuvent toutefois s'avérer utiles, puisqu'elles incitent à la rébellion populaire. On doit se fonder sur le service que la mort de l'individu pourrait rendre à la cause révolutionnaire. C'est pourquoi ceux qui doivent être annihilés en premier sont les individus particulièrement dangereux pour l'organisation révolutionnaire, et dont la mort soudaine et brutale effraiera le gouvernement et, le privant de certains de ses représentants les plus intelligents et énergiques, diminuera sa force.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;17.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;La deuxième catégorie recouvre ceux à qui un répit temporaire est accordé, uniquement afin que leur comportement bestial ne pousse inévitablement le peuple à la révolte.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;18.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;À la troisième catégorie appartient le troupeau des personnalités de haut rang ou des personnages qui ne sont pas distingués par leur intelligence particulière ou leur énergie mais qui, par leur position, sont pro pères et jouissent de leurs connexions, leur influence et leur pouvoir ; ils doivent être pris la main dans le sac et confondus et, quand nous aurons découvert suffisamment de leurs sales petits secrets, nous en ferons nos esclaves. Leur pouvoir, leur influence, leurs connexions, leur richesse et leur énergie constitueront notre inépuisable maison du trésor et une aide efficace à nos entreprises variées.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;19.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;La quatrième catégorie comprend les personnes ambitieuses politiquement et les libéraux de différentes nuances. Nous pouvons conspirer avec eux, en suivant leur programme, et prétendre les suivre aveuglément, alors que nous prenons leur contrôle, que nous révélons tous leurs petits secrets et les compromettons à un tel point qu'ils soient irrémédiablement impliqués et puissent être employés pour semer le désordre au sein de l'État.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;20.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;La cinquième catégorie est composée des doctrinaires, des conspirateurs, des révolutionnaires, tous ceux qui s'adonnent aux vaines péroraisons, en public ou sur le papier. Ils doivent être continuellement incités et poussés à rédiger de violentes déclarations poussant à l'action, de manière à ce que, dans leur majorité, ils disparaissent sans laisser de trace et que les intérêts des vrais révolutionnaires s'en trouvent quelque peu accrus.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;21.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;La sixième et importante catégorie est celle des femmes. Elles doivent être réparties en trois catégories. Premièrement, ces femmes frivoles et sans cervelle que nous pouvons utiliser comme les troisième et quatrième catégories d'hommes. Deuxièmement, les femmes ardentes, talentueuses et dévouées, mais qui ne nous ont pas rejoints parce qu'elles n'ont pas encore atteint une compréhension réelle, pratique et dénuée de passion de la révolution : ces femmes doivent être utilisées comme les hommes de la cinquième catégorie. Finalement, les femmes qui sont en complète adéquation avec nous, ont été pleinement initiées et acceptent notre programme dans son intégralité : nous devons regarder ces femmes comme le plus précieux de nos trésors, dont l'assistance nous est indispensable.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;Version PDF (en français et en russe) :&lt;/b&gt;&lt;/font&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://theatrumbelli.hautetfort.com/media/02/02/a59c5057956ae989e9b4ad7c7058e10f.pdf&quot;&gt;Catéchisme révolutionnaire.pdf&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;--------------------------------------------&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;Sergueï Netchaïev est un nihiliste et un révolutionnaire russe (1847-1882).&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il exposa ses principes dans son &lt;i&gt;&lt;b&gt;Catéchisme du révolutionnaire&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, rédigé avec Bakounine (1869) dans lequel il prône l'anéantissement de l'État et l'assassinat des opposants. Il y définit sa conception de la révolution, ainsi que l'attitude du révolutionnaire envers lui-même, ses camarades et la société. Il soutient la thèse selon laquelle le révolutionnaire doit accentuer les souffrances du peuple, afin que celui-ci trouve le courage de se révolter.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;br /&gt; Il fonda à Moscou un groupement révolutionnaire, la &lt;i&gt;&lt;b&gt;Vindicte du peuple&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; (1869), et organisa l'assasinat de l'étudiant Ivanov qu'il accusait de trahison (cf. &lt;i&gt;Les Possédés&lt;/i&gt; de Dostoievski). Il rejoint ensuite l'Allemagne et se brouille avec Bakounine, effrayé par son cynisme et sa violence. Il se réfugie ensuite à Londres puis à Paris (1870). Il retourne en Suisse dont il est extradé vers la Russie en 1872 et est emprisonné à Saint-Pétersbourg, à la prison Pierre et Paul. Il y meurt dix ans plus tard.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
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