08 mai 2008
Underlying Reasons for Success and Failure of Terrorist Attacks : Selected Case Studies
Edward McCleskey, Diana McCord, Jennifer Leetz et John Markey, chercheurs au Homeland Security Institute, ont analysé en profondeur plusieurs cas d'attentats terroristes commis dans les transports aériens et ferroviaires.
Télécharger le rapport (en anglais) : Reasons for Terrorist Success Failure
13:31 Publié dans Terrorisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 mai 2008
Du bon usage de la terreur
Marc Hecker a eu la gentillesse de m'envoyer par email son dernier rapport intitulé "Du Bon Usage de la Terreur" publié par l'Institut Français des Relations Internationales (IFRI) dans la série "Focus Stratégique". Je l'ai lu avec grand intérêt. Marc Hecker explique quand, comment, pourquoi et dans quelles circonstances, un état démocratique peut être amené à "terroriser les terroristes". Une question fort intéressante qui pourrait déboucher sur des heures de débats. Il parle, principalement, de l'utilisation de la torture pour "faire parler" les terroristes, surtout dans un scénario (fort théorique) d'une "ticking bomb". Le débat sur l'utilisation de la torture a largement fait la Une des journaux aux Etats-Unis, après la révélation de l'utilisation de la technique dite du "waterboarding". Marc Hecker conclut, comme de nombreux autres experts et membres de la communauté contre-terroriste que l'usage de la torture est contre-productif.
On regrettera tout de même, dans ce rapport, l'absence de discussions sur les méthodes d'infiltration des groupes terroristes par les services de renseignement d'états démocratiques qui débouchent parfois sur des situations délicates où des agents de l'état se retrouvent impliqués dans des actes terroristes (comme dans le cas de l'opération "Stakeknife" en Irelande, par exemple, ou le cas de Mikel Lejarza dit "el lobo" en Espagne, dont une interview exceptionnelle est accessible en espagnol ici).
Source du texte : LE FRONT ASYMÉTRIQUE
Télécharger le rapport : DU BON USAGE DE LA TERREUR
12:35 Publié dans Terrorisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : terreur, terrorisme
21 février 2008
Maroc : terrorisme, braquage, finance et politique
Le parti de Mostafa Mouatassime et Mohamed Regala devait servir de couverture officielle à un projet remontant à plusieurs années et visant l'assassinat de plusieurs personnalités, civiles, militaires et de confession juive, ainsi que plusieurs autres cibles.
Le réseau "Belliraj" procédait aux braquages en Europe, au transfert des fonds, aux opérations immobilières, touristiques et commerciales au Maroc à des fins de blanchiment pour financer ses projets. En décrétant la dissolution du parti "Al Badil al-Hadari", le Premier ministre, M. Abbas El Fassi, s'est conformé aux dispositions de l'article 57 de la loi relative aux partis politiques.
Cet article, dans sa clarté limpide, dispose que "sera dissous, par décret, tout parti politique qui inciterait à des manifestations armées dans la rue, ou qui présenterait, par sa forme et son organisation militaire ou paramilitaire, le caractère de groupes de combat ou de milices privées ou qui aurait pour but de s'emparer du pouvoir par la violence, de porter atteinte à la religion islamique, au régime monarchique ou à l'intégrité territoriale du Royaume". Invoqué et appliqué aujourd'hui à l'encontre de "Al Badil al-Hadari", cet article peut-il prêter à équivoque au moment où, d'une découverte stupéfiante de réseau à la saisie spectaculaire d'un arsenal de guerre, l'opinion publique se trouve confrontée à ce terrorisme rampant et à sa variante idéologique qui - à travers un parti politique officiel - n'a jamais été aussi insidieux et dissimulé, parce qu'il épouse le visage d'une certaine légalité, veut fonctionner au mode de la transparence et fourvoyer les citoyens. Inutile de dire que c'est-là un nouveau choc pour tout le monde ! Le démantèlement du réseau terroriste "Belliraj" lundi dans la journée a été accompagné, dans le cadre d'une enquête légale et respectueuse des normes, de nombreuses perquisitions dans les domiciles et les locaux, résidences et lieux de travail des personnes arrêtées.
Le ministère de l'Intérieur, mobilisé à travers toutes ses instances, a annoncé mercredi matin que les services de sécurité ont découvert, notamment à Casablanca et à Nador, d'importantes quantités d'armes, des lots de munitions, d'artifices pyrotechniques. Par la même occasion, ils se sont emparés de plusieurs articles destinés à être utilisés pour garantir l'anonymat des auteurs de la série de crimes planifiés. La police judiciaire, poursuivant ses investigations, a fait état de nouvelles découvertes aussi effarantes que les premières.
Elles restituent le circuit qu'emprunte le réseau démantelé. Ces investigations permettent aux enquêteurs de déterminer l'origine du financement du réseau "Belliraj". Ce financement provient essentiellement de braquages, de recels et de contributions directes effectuées par des membres du réseau terroriste.
Le ministère de l'Intérieur, soucieux d'apporter la plus grande clarté dans cette affaire, rappelle que le braquage commis en 2000 au siège central du groupe BRINKS au Luxembourg, par un membre du réseau Belliraj, avait permis de cueillir la somme de 17,5 millions d'Euros (200 millions de dirhams). Le braquage s'était déroulé avec la complicité avérée de truands notoires, connus sur les places européennes et le butin volé a permis au réseau terroriste "Belliraj" de rapatrier au Maroc l'équivalent d'un montant de 30 millions de dirhams. Le ministère de l'Intérieur souligne, par ailleurs, que ces fonds ont été déployés et investis dans des opérations de blanchiment d'argent sur des projets immobiliers, touristiques et commerciaux à travers plusieurs villes du Maroc.
Le fruit de ces investissements devait servir au financement des activités du réseau terroriste, les biens immobiliers acquis devant en effet constituer le refuge des opérations malveillantes du réseau terroriste. On apprend, par ailleurs, que les recels découverts concernent des bijoux volés en Belgique, ils ont été ensuite introduits au Maroc, transformés en lingots par le biais d'un membre du réseau terroriste connu pour être un orfèvre en la matière et destinés enfin à être revendus et écoulés.
Les investigations se poursuivent toujours, comme devait l'indiquer hier soir le ministre de l'Intérieur au cours d'une conférence de presse à Rabat. L'enquête a permis de découvrir les ramifications des personnes impliquées dans le réseau "Belliraj" avec la Chabiba al-islamya (MJIM), le mouvement révolutionnaire islamique marocain (MRIM), Harakat al-Moujahidin fi-al-Maghrib, Al Haraka min-ajli al-Oumma, des groupuscules non reconnus et enfin avec Al Badil al-Hadari, connu jusqu'ici comme un parti politique dirigé par Mostafa Mouatassim.
Source du texte : LE MATIN (quotidien marocain)
10:20 Publié dans Europe, Islam, Maghreb, Terrorisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : terrorisme
07 février 2008
MAM : "Je veux mettre fin à la propagande terroriste"
Le ministre de l'Intérieur s'inquiète des agissements d'individus isolés influencés par Internet et d'une menace d'attentat chimique. Michèle Alliot-Marie, qui sera entendue mardi par la commission des lois de l'Assemblée nationale, a décidé de réunir chaque semaine les responsables de la lutte antiterroriste.
LE FIGARO. Quelle est aujourd'hui la première menace terroriste pour la France ?
Michèle ALLIOT-MARIE. Le terrorisme islamiste est bien sûr notre première préoccupation. Des groupes liés à al-Qaida, au Maghreb, au Liban ou dans la zone pakistano-afghane peuvent vouloir frapper des Français expatriés ou des militaires en opération. Ils peuvent chercher à perpétrer des attentats sur notre sol. Enfin, des fanatiques isolés et fragiles peuvent être manipulés en France même par ces groupes et devenir des kamikazes en puissance. Ce fut le cas il y a quelques mois pour un islamiste interpellé par la Direction de la surveillance du territoire dans l'est de la France.
Comment ces individus peuvent-ils être manipulés ?
Parfois par les membres de réseaux, mais aussi par le biais d'Internet. On y trouve aujourd'hui la propagande terroriste mais aussi des conseils pour fabriquer des explosifs ou même des armes chimiques.
Craignez-vous particulièrement une attaque chimique ?
Les groupes terroristes connaissent très bien le fonctionnement de nos sociétés et cherchent à y semer la terreur la plus dévastatrice et la plus médiatique. Une attaque chimique provoquerait un effet de panique.
Comment mieux lutter contre une telle utilisation d'Internet par les terroristes ?
C'est une de mes préoccupations majeures, et l'une des priorités que j'ai assignées aux services. Cela nécessite du matériel supplémentaire, des effectifs spécialisés dans la lutte contre la cybercriminalité, des moyens juridiques. Je veux que nous puissions arrêter la propagande terroriste, découvrir les réseaux opérationnels, remonter jusqu'à eux et les empêcher de nuire.
De nombreux sites Internet sont domiciliés dans des pays étrangers, et notamment aux États-Unis, ce qui rend leur interdiction plus difficile…
J'irai prochainement aux États-Unis pour étudier avec les responsables américains comment renforcer notre efficacité antiterroriste, tout en respectant naturellement les libertés fondamentales. J'ai également régulièrement des discussions avec mes partenaires européens sur ce point.
Il y a quelques jours, un groupe de jeunes, présentés comme des «anarcho-autonomes», a été interpellé par les services de police qui les soupçonnaient de visées terroristes. Peut-on parler d'un retour du terrorisme d'extrême gauche ?
C'est un phénomène limité mais incontestable. Depuis plusieurs mois, j'étais encore ministre de la Défense, j'ai souligné les risques d'une résurgence violente de l'extrême gauche radicale. Le passé nous a montré que la faiblesse des partis politiques extrêmes ouvre souvent la voie aux groupuscules terroristes comme Action directe, les Brigades rouges ou la Fraction armée rouge. L'anticipation est essentielle dans la lutte contre le crime en général et le terrorisme en particulier. Elle est la meilleure des protections. Dès mon arrivée à l'Intérieur, j'ai voulu une direction de la prospective et de la stratégie et j'ai chargé la future Direction centrale du renseignement intérieur de suivre tout particulièrement ces phénomènes.
Croyez-vous à une résurgence de tels groupes en France ?
Nul ne peut le prévoir. Mais la situation évolue extrêmement vite. En quelques mois, depuis l'élection présidentielle, on est passé des slogans radicaux aux cocktails Molotov et aujourd'hui à la volonté de fabriquer de véritables engins explosifs.
A-t-on une idée de l'importance de cette mouvance violente ?
Ce sont quelques dizaines d'individus rassemblés dans des petits groupes informels à l'idéologie assez sommaire. Ils se caractérisent par leur rejet de toute espèce d'expression politique démocratique et leur discours extrêmement violent. Autant de motifs qui m'ont poussée à renforcer leur surveillance par les services de renseignements et de police judiciaire.
Source du texte : FIGARO.FR
10:25 Publié dans Entretiens, France, Islam, Terrorisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28 janvier 2008
La Guerre Froide XX : soldats de Dieu (1/3)
16:53 Publié dans Etats-Unis, Europe, Islam, Moyen Orient, Otan, Proche-Orient, Russie, Terrorisme, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27 janvier 2008
Islamistes radicaux : parcours
- Les jeunes issus de l'immigration
Les auteurs de l'attentat contre des touristes commis à Marrakech au Maroc, en 1994, sont des jeunes venus de la cité des 4 000 à La Courneuve (en région parisienne). Ils se sont radicalisés sous l'influence d'un Marocain travaillant en France comme enseignant de collège, Abdellah Ziyad. Redouane Hammadi (né en 1970, pas spécialement religieux) est parti à Peshawar en mai 1992, avec Abdelkrim Afkir. Il a participé ensuite en France à une série de hold-up, puis s'est rendu au Maroc, avec Stéphane Aït Iddir né en 1975, fils de harki, pour perpétrer l'attentat. En 1995, c'est le groupe de Khaled Kelkal, né en France et réislamisé en prison, qui a commis une série d'attentats meurtriers : contre le TGV (26 août 1995), à la station de métro Maison-Blanche et dans le RER au musée d'Orsay (17 octobre). Khaled Kelkal a été tué le 28 septembre 1995 par la police. Le groupe était composé de jeunes venus surtout de la banlieue lyonnaise.
15:50 Publié dans France, Immigration, Islam, Terrorisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Islam, islamistes, terrorisme
24 janvier 2008
Terrorisme nucléaire : les 3 scénarios qui font frémir
À compter de cette année, le budget militaire américain comportera des moyens destinés à la défense contre le terrorisme nucléaire. Il s'agit de garantir une surveillance efficace des matières radioactives aux États-Unis et à l'étranger, ainsi que de la planification et de l'organisation d'opérations visant à localiser et à neutraliser les groupes terroristes cherchant à se procurer l'arme nucléaire.
Ce problème se pose également à la Russie. "Les installations nucléaires et les entrepôts de stockage de matières radioactives doivent être bien protégés contre n'importe quelles actions criminelles", a indiqué le président russe lors de l'une des dernières réunions du bureau du Conseil d'Etat en 2007. Selon M. Poutine, la Russie a déjà accumulé plus de 70 millions de tonnes de déchets radioactifs solides et l'infrastructure destinée à leur retraitement n'est pas assez développée.
Le terrorisme nucléaire revêt 3 formes possibles :
- l'utilisation de têtes nucléaires pour frapper des objectifs précis,
- l'organisation d'actes terroristes dirigés contres des installations nucléaires, par exemple, des réacteurs,
- et enfin l'utilisation de matériaux radioactifs comme arme radiologique.
Aujourd'hui, les arsenaux nucléaires de 8 pays - États-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France, Chine, Inde, Pakistan et Israël - atteignent au total 12.100 charges nucléaires en service. En comptant les charges de rechange et les stocks, ces pays disposent de plus de 27.000 têtes nucléaires. Selon des données récemment publiées, la Russie dépasserait les États-Unis en la matière : 5.682 et 5.521 ogives nucléaires respectivement. Parmi elles, on compte 5.021 têtes stratégiques du côté américain, contre seulement 3.352 du côté russe. Ce qui donne respectivement 2.330 têtes tactiques pour Moscou et 500 pour Washington. Les arsenaux britannique, français et chinois sont sensiblement moins fournis : respectivement 185, 348 et 130 charges nucléaires en service.
Des doutes quant à l'intégrité des têtes nucléaires russes sont fréquemment formulés en Occident. Ces craintes sont, dans une certaine mesure, fondées. Au milieu des années 80, certaines unités des Forces armées de l'URSS étaient encore littéralement truffées d'armes nucléaires. Les "entrepôts de stockage" se comptaient par milliers, même s'ils étaient équipés de moyens de défense et de sécurité efficaces. A la fin des années 1980, alors que les frontières nationales de l'URSS commençaient à s'embraser, la direction des Forces armées, pour beaucoup de son initiative personnelle, entama le rapatriement des têtes nucléaires en Russie. En décembre 1991, il ne restait aucune ogive nucléaire sur les territoires des ex-républiques soviétiques, à l'exception de l'Ukraine. Par la suite, des convois "nucléaires" quittèrent l'Ukraine, puis les pays du Traité de Varsovie.
Toutes ces têtes nucléaires furent déployées dans les arsenaux de la 12e direction principale du ministère de la Défense. Au milieu des années 90, la concentration dans ces arsenaux de charges provenant d'entrepôts de petites unités de l'armée russe prit également fin. Les entrepôts actuels bénéficient d'une défense de haut niveau et sont capables de résister à une frappe nucléaire, même directe. Pour autant qu'on le sache, dans les autres pays également les entrepôts de stockage de charges spéciales sont très bien défendus contre toute tentative d'accès non autorisé.
Mais c'est bien la défense concrète des installations nucléaires qui inspire la plus grande inquiétude, d'autant que cela concerne déjà plusieurs dizaines de pays. Il s'agit bien sûr des centrales nucléaires, des réacteurs industriels et de recherche, des entreprises de production, de traitement et de recyclage du combustible nucléaire, ainsi que des installations d'extraction et d'enrichissement de minerai d'uranium.
En cas d'explosion d'une tête nucléaire de puissance moyenne, la principale caractéristique de la frappe sera la contamination radioactive à long terme des environs, sur plusieurs kilomètres carrés. Alors qu'en cas d'explosion d'un réacteur ou d'un entrepôt de combustible usagé, la surface contaminée pourrait atteindre plusieurs centaines de kilomètres carrés. Pire encore, l'explosion d'une usine d'enrichissement d'uranium ou d'un réacteur destiné à la production de matières nucléaires pourrait entraîner une contamination de plusieurs milliers de kilomètres carrés. Et sur ce point la menace du terrorisme nucléaire est aujourd'hui parfaitement réelle.
"L'une des plus sérieuses menaces aujourd'hui est représentée par la tendance chez les (groupes) terroristes à s'emparer de matières radioactives et à accéder aux technologies nucléaires", a récemment déclaré le directeur du FSB (Service fédéral de sécurité) Nikolaï Patrouchev. De l'avis de nombreux experts, un certain nombre d'installations de stockage d'uranium hautement enrichi et de plutonium à usage militaire sont aujourd'hui encore insuffisamment protégées contre d'éventuelles actions terroristes, et ce, tant en Russie qu'aux États-Unis, sans même parler des autres pays. Il faut savoir que fabriquer un engin explosif avec de l'uranium-235 est bien plus facile qu'avec du plutonium-240. Quant à l'uranium issu des réacteurs de centrales, tout comme le combustible nucléaire usé provenant des sous-marins, ils ne peuvent être utilisés pour confectionner une arme nucléaire classique. C'est pourquoi il est aujourd'hui question d'explosifs nucléaires primitifs, que l'on désigne sous le nom de "bombes sales". La réaction en chaîne reste impossible en cas de déclenchement d'une bombe de ce type, mais sa seule explosion physique peut provoquer une vaste contamination radioactive.
Les actions entreprises afin de se parer contre toute tentative de groupes extrémistes de se procurer de l'uranium hautement enrichi et du plutonium à usage militaire constituent le dernier rempart contre l'incarnation dans la réalité du cauchemar du terrorisme nucléaire.
En se référant à des données de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le général de police Andreï Novikov, directeur du Centre antiterroriste de la CEI, avance qu'entre janvier 1993 et décembre 2006, 1.080 cas de commerce illégal, de disparition, d'utilisation ou de détention illégales de matières nucléaires ou radioactives ont été relevés. "Depuis 2002, le nombre de cas de contrebande de matières radioactives pouvant servir à la préparation de "bombes sales" a doublé en Europe".
On s'attend dans les prochaines années à une possible intensification de l'activité terroriste dans la région d'Asie centrale, où d'importantes réserves de minerai d'uranium sont concentrées sur les territoires du Kazakhstan, du Kirghizstan, du Tadjikistan et de l'Ouzbékistan.
Selon les experts russes, le système actuel de barrières contre le terrorisme nucléaire dépasse aujourd'hui les possibilités des groupes terroristes. Cependant, l'efficacité de la lutte contre le terrorisme nucléaire ne peut se fonder uniquement sur des réponses impulsives ou sur les succès épisodiques des services spéciaux. Seul un système complexe de mesures permettra au monde d'échapper à cette menace.
Pour la communauté internationale et en premier lieu pour les pays nucléaires, l'élaboration et la mise en place d'un tel système est une tâche de tout premier ordre.
Source du texte : RIA NOVOSTI
15:10 Publié dans Points de vue, Terrorisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Terrorisme, uranium, nucleaire, bombes sales
06 décembre 2007
Terrorismes et contre-terrorismes
21:35 Publié dans Terrorisme, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Terrorisme
04 décembre 2007
La guerre de civilisation islamique contre la Modernité occidentale
A la différence de l’Occident, l’islam, dans sa grande diversité ethnolinguistique, juridico-religieuse et politique, conserve les éléments de sa Tradition propre. Dans la Tradition islamique indiscutée, les deux aires géographiques sont à considérer : la Maison de l’islam et le monde des Infidèles. Soit encore, la géographie de la Vérité et la géographie des erreurs. Tant que la "Vérité" n’aura pas triomphé des erreurs, les deux mondes seront en guerre. C’est la raison pour laquelle la tradition islamique nomme le monde des Infidèles, la Maison de la Guerre.
L'objectif de la Tradition islamique est alors double : consolider la géographie soumise (islam signifie soumission) et élargir au reste de la Terre la soumission. Le Coran contient un certain nombre de références et d'occurrences portant sur la nécessité de mener un combat chez les Infidèles d'une part, à l'intérieur de Soi d'autre part. La guerre sainte ou guerre légale est bien une obligation pour l'ensemble de la communauté musulmane au moins jusqu'au moment où, à défaut d'être convertis, les Infidèles paieront un impôt spécifique faisant d'eux des tributaires. Un bon musulman se conforme donc à l'obligation de guerre sainte, aussi bien à l'intérieur de lui-même, qu'à l'extérieur, en portant le glaive contre les Infidèles. Un bon gouvernement est celui qui, d'une part aide le musulman à être musulman (dans la Maison de l'Islam), d'autre part, contribue à faire reculer les limites de la Maison de l'Islam.
La doctrine classique de l'Islam affirme donc très clairement que l'action armée visant au triomphe de la Vérité, même tempérée, n'en est pas moins obligatoire. Avec les États non musulmans, seules des trêves t











