23 février 2008
Defence of the Realm : The ‘New’ Russian Patriotism on Screen
This text examines the war theme in Russian film since the collapse of the Soviet Union, with special reference to the ongoing conflict in the Caucasus. It will explore the tension and seeming contradiction between the military machine as faceless bureaucracy, and the ordinary soldier, seen as the honest and true face of Mother Russia. Through an analysis of both TV and feature films, it will also explore the evolution of attitudes towards the 'new' Putin-era reality, where business and capitalism are condemned as helping the 'enemy', at the expense of the Motherland.
23:05 Publié dans Cinéma, Patria, Russie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma guerrier russe
15 novembre 2007
L'armée canadienne et l'indépendance du Québec
La question militaire au Québec et au Canada se pose de plus en plus à propos de l’indépendance. Depuis le jugement de la Cour suprême et la barre de plus en plus haute que dresse le Canada anglais, les inquiétudes qui se manifestent même chez des militants aguerris, jettent un doute sur la possibilité de réaliser l’indépendance de façon démocratique. Le plan B d’Ottawa fait son effet et les menaces commencent à peser lourd dans le processus électoral. De John Crosbie, ancien ministre de Mulroney qui demande à l’armée de se tenir en forme parce qu’on va avoir besoin d’elle contre le Québec, à toute une cohorte d'éditorialistes, de Toronto à Vancouver, les leaders d’opinion ne manquent pas pour proposer la "solution finale" au problème Québécois. En ajoutant à cela la croisade de Me Guy Bertrand, l’encerclement juridique dont se sert Ottawa avec sa Cour suprême, le plan B de Stéphane Dion qui veut protéger les édifices fédéraux dans un Québec indépendant et sauver les citoyens désireux de rester Canadiens, mais surtout en considérant le désarroi total des Canadiens anglais face à la rupture de "leur Pays", il y a lieu de s’interroger ! Pour beaucoup moins que ça, l’armée est intervenue plus d’une vingtaine de fois au Québec depuis le début de la confédération pour défendre le pouvoir des possédants. Avec la menace de la partition du Québec, brandie par les stratèges fédéralistes, on imagine mal que la solution militaire ne soit pas envisagée au plus haut niveau de l’État canadien. Après la peur économique, pourquoi pas la peur tout court afin d’empêcher un vote libre sur l’indépendance ?
Il faut malgré tout supposer qu’il s’agirait de la dernière carte des fédéralistes. Car, malgré les apparences, cette voie est périlleuse pour l’État fédéral. Elle comporte des difficultés sans nombre, dont la moindre serait le désarmement des militaires Québécois, incapables de suivre des ordres qui heurteraient leur conscience. Entrevoir ces difficultés d’application ne nous autorise pourtant pas à balayer du revers de la main la possibilité de l’option militaire. Le pacifisme des Québécois, encouragé par de longues années de lutte parlementaire, les porte à croire que l’adversaire se nourrit du même pain. Au Chili, avant le coup d’État de septembre 73, les démocrates croyaient aussi que leur armée, réputée la plus civique et la plus loyale de l’Amérique du Sud, n’oserait jamais commettre "d’aggiornamento". Ce n’est qu’après la plus terrible des répressions qu’ils se sont rendu compte que leur armée avait aussi une tradition d’intervention politique mais dont la dernière remontait à 1930, trop loin pour que l’on s’en souvienne. En 1973, peu de militants s’attendaient au coup d’état sanglant qui renverserait le régime populaire de Salvador Allende. Mieux, le chef du coup d’état, le général Pinochet, avait été nommé à la tête de l’armée à la suite d’une mesure d’apaisement prise par le Président Allende dans le but de calmer les inquiétudes de l’armée. L’oubli historique jouait là-bas comme il joue souvent ici. Le Québec n’a pas le droit de nourrir de telles illusions. Car c’est le destin national qui est en cause et pas seulement un projet politique. Illusions d’autant plus condamnables du fait que c’est Ottawa qui a droit de vie ou de mort sur le processus démocratique au Québec. Donc, un gouvernement extérieur sur lequel nous n ‘avons aucune prise. Peu de gens ici croient à la possibilité d’une intervention militaire d’Ottawa. Après tout, le Canada n’est pas le Chili ! Mais si c’était nous, les naïfs ? Si l’argent que Howard Galganov a reçu à coup de 200,000 $ par des donateurs inconnus, si le Anglophone Assault Group, si la vague partitionniste du West-Island, si tout cela était encouragé par le S.C.R.S., faudrait-il s’en surprendre ? Qui peut nous dire à quoi servent les 4.8 millions de dollars que le gouvernement fédéral a donnés à l’organisme fantôme Option – Canada ? Talonnée pendant des mois par le Bloc Québécois, la ministre du Patrimoine, Sheila Copps, a pu en produire le bilan financier qui se résume en une seule page dactylographiée. Combien d’autres dépenses souterraines servent ainsi à alimenter des provocateurs de tout acabits ? Combien de Guy Bertrand s’apprêtent à surgir, encouragés par l’argent d’Ottawa, pour réclamer la protection de l’armée ?
17:25 Publié dans Amérique du Nord, Milices, Patria | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13 novembre 2007
Le nouveau profil des anciens combattants
Représentés par quelque 7 000 associations, dont 400 à stature nationale, ils continuent de former un réseau très actif.
Les anciens combattants, combien de divisions ? Un bel ordre de bataille, en vérité. Un "monde combattant" estimé à près de 4 millions de personnes (chiffre qui prend en compte les veuves de guerre, les victimes du terrorisme…), 7 000 associations dont 400 à stature nationale qui peuvent regrouper jusqu’à 300 000, 400 000 membres. « Un ancien combattant, c’est en fait un “citoyen”, un Français comme les autres qui a en plus fait le don de lui-même au pays à un moment de sa vie, commente Jacques Goujat, président de l’Ufac (Union française des associations de combattants). Il est vrai que nous sommes nombreux, organisés… et que nous votons beaucoup. Nous sommes conscients du poids que cela procure, notamment en province, et nous savons nous en souvenir quand on essaie de nous faire des misères… »
Le 16 octobre dernier, une cérémonie organisée à Notre-Dame de Lorette pour le 30e anniversaire du dépôt du corps du soldat inconnu d’Algérie a réuni plus de 10 000 personnes, regroupées autour d’un bon millier de drapeaux ! « De quoi faire pâlir d’envie bien des responsables des partis politiques », reconnaît un responsable de la Défense.
Un autre indice du poids du monde combattant se lit dans le budget de l’État. Parmi les 32 missions de la Lolf, la mission anciens combattants arrive en treizième position. Adopté jeudi, ce budget de 3,77 milliards d’euros est en baisse de 2,2 % par rapport à 2007, du fait du nombre décroissant de pensionnés. Et au cabinet d’Alain Marleix, secrétaire d’État à la Défense chargé des Anciens combattants, on précise bien que la dotation par pensionné, elle, va croître de 3,27 %. La retraite du combattant est ainsi augmentée de deux points.
Par les simples lois de la démographie, le monde combattant est en train d’évoluer considérablement. Sur les quelque 8,4 millions de Français ayant participé à la Grande Guerre, seuls deux sont encore vivants, âgés de 110 et 109 ans.
« Ils ont des droits sur nous »
Le gros des troupes est aujourd’hui fourni par les anciens d’Afrique du Nord. Les plus jeunes des appelés d’Algérie atteignent l’âge de 65 ans, qui donne droit à la retraite du combattant. Un « pic » de 1 530 000 ayants droit va ainsi être atteint au printemps 2008 (retraite ne signifie pas pension, allouée uniquement aux combattants blessés). Liban, Tchad, Côte d’Ivoire, Afghanistan…, les Opex (opérations extérieures) viennent nourrir les rangs de fraîches recrues. Quelque 30 000 soldats de ces « nouveaux conflits » ont reçu la carte du combattant, octroyée à ceux qui ont passé 90 jours dans une unité combattante. Pour les autres, déployés à l’extérieur mais pas exposés au feu, un « titre de reconnaissance de la nation » a été créé. Il ne donne pas droit à retraite mais à certains avantages fiscaux, notamment.
Solidarité, réparation, mais aussi mémoire, le grand sujet du moment. Alors que les acteurs directs vont se faire de plus en plus rares, comment transmettre la mémoire de ces terribles convulsions guerrières et du sacrifice offert par ceux qui y ont porté les armes ? « Depuis trois ou quatre ans, nous mettons l’accent sur la transmission entre générations, explique Gilbert Lemoine, numéro deux de l’Onac (Office national des anciens combattants), établissement public qui affiche 3,6 millions de ressortissants, nous avons ainsi pour objectif de mettre en place un jeune délégué à la mémoire par département. »
On se souvient du mot de Clemenceau à propos des combattants de 1914-1918 : « Ils ont des droits sur nous. » Une chose est sûre, à l’heure où le monde semble parfois perdre conscience sous l’effet de brutales accélérations, les Français ont le devoir de se souvenir. Car le destin d’une nation ne s’affranchit jamais de la géographie ni de l’histoire.
Source du texte : FIGARO.FR
10:10 Publié dans France, Guerre, Patria | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : combattant, guerre
01 octobre 2007
Pro Patria mori : mourir pour la Patrie (partie 1/2)
Il est impossible de séparer fortement de l'idée de la royauté fondée sur la politia ou de celle de l'État en tant que corpus morale, politicum, mysticum une autre notion qui apparut indépendamment des doctrines organiques et corporatistes - bien que simultanément avec elles : le regnum [royaume] en tant que patria, en tant qu'objet d'un attachement politique et d'un sentiment semi-religieux.
La Patria, si souvent dans l’Antiquité classique agrégat de toutes les valeurs morales, éthiques, religieuses et politiques auxquelles un homme pouvait tenir au point de vivre et de mourir pour elles, était une entité politique pratiquement périmée au début du Moyen Âge. Pendant l'époque féodale, quand les liens entre seigneur et vassal déterminaient la vie politique et l'emportaient sur la plupart des autres liens politiques, l'ancienne idée de patria s'était presque entièrement effacée ou désintégrée. Cela ne veut pas dire que le mot patria ait entièrement disparu du vocabulaire latin médiéval. Bien qu'il ne corresponde guère aux conditions effectives de vie et qu'il ne concorde que très mal avec la réalité politique, le terme se rencontre assez fréquemment dans les œuvres des poètes et des savants médiévaux qui s'inspiraient de Virgile, d'Horace, et d'autres auteurs classiques.
23:40 Publié dans Moyen Age, Patria, Textes de réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Theatrum Belli, Kantorowicz, patrie, patria, roi, chevalier, guerre
Pro Patria mori : mourir pour la Patrie (partie 2/2)
REX ET PATRIA
Guillaume de Nogaret avait, à plusieurs reprises, affirmé qu'il était prêt à mourir pro rege et patria. Il fut même, en une occasion, plus précis, disant "par son serment de fidélité, il était astreint à défendre son Seigneur le Roi... ainsi que sa patria, le royaume de France." Ce que voulait dire Nogaret est évident : en tant que miles, chevalier, il devait défendre son suzerain et, en tant que membre du corps politique de la France, il était obligé - comme tous les autres Français - de défendre ce corps même, la patria. Qu'en tant que chrétien il soit aussi tenu de défendre l'Église fut aussi répété par Nogaret mainte et mainte fois ; mais ce point est moins important ici. La formule pro rege et patria, "pour le roi et la patrie", a survécu jusqu'aux Temps modernes ; normalement, on ne devait pas avoir le sentiment - au XXe siècle aussi peu qu'au XIIIe siècle - qu'en fait deux strates différentes se recouvraient et que deux obligations différentes coïncidaient, l'une féodale, l'autre publique. Après tout, le seigneur féodal était, en même temps, chef du corps politique, et quelle différence cela faisait-il qu'un homme donnât sa vie pour la "tête" ou pour les "membres", ou pour "la tête et les membres" ensemble ? Il serait difficile de dire exactement où devait passer la ligne de démarcation – et, pourtant, la possibilité d’un conflit d’obligations n’était certainement pas écartée.
22:50 Publié dans Moyen Age, Patria, Références, Textes de réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Theatrum Belli, Roi, patrie, Eglise, sacrifice, pro patria mori, chevalier











