07 mai 2008

La culture des armes au Kosovo

1289088254.jpgLa notion de "culture des armes" apparaît occasionnellement dans le débat sur les armes légères, où elle est associée notamment à celle de conflits armés. Bien que rarement définie, l’expression "culture des armes" est communément utilisée pour identifier un ensemble particulier de "raisons" à la présence et à l’utilisation des armes légères dans une société donnée – raisons qui vont au-delà des besoins "économiques" ou "utilitaires" des individus et des dynamiques des marchés locaux ou internationaux. Dans ce sens, la "culture des armes" est utilisée pour désigner un ensemble de valeurs et de normes – sociales et légales – d’une société donnée, qui rend acceptables et légitimes la présence d’armes à feu et leur possession par les individus. Par exemple, la possession d’armes légères – principalement d’armes à feu – par la population civile peut être considérée comme un symbole de statut, de virilité, ou comme un moyen d’assurer sa sécurité lorsque l’Etat ne peut pas ou ne veut pas s’en charger.

 

 

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28 mars 2008

Le Pentagone prend racine au Kosovo

1412920162.jpgLes avertissements faits par nombre d'experts avant l'indépendance du Kosovo commencent à se réaliser : tous les attributs d'une grande base militaire de l'OTAN et des Etats-Unis apparaissent en catimini sur le territoire enlevé à la Serbie. La décision du président George W. Bush de commencer à livrer des armes au Kosovo est l'un des derniers indices en date de ce processus. Moscou a insisté sur la convocation d'une réunion extraordinaire du Conseil Russie-OTAN, qui se tiendra vendredi 28 mars à Bruxelles. D'ailleurs, il est douteux qu'il soit possible de persuader ce conseil d'intervenir, car il s'est toujours révélé peu utile. A propos, le président Bush a pris cette décision deux jours après la visite à Moscou de la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice et du secrétaire américain à la Défense Robert Gates, qui ont appelé à renforcer la coopération, à étendre les consultations et, en général, à assurer la transparence.

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25 mars 2008

Le Premier ministre du Kosovo rejette l'idée d'une division du nouvel Etat

75402165.jpgLe Premier ministre du Kosovo a déclaré mardi que la Serbie ne serait pas autorisée à diviser son ancienne province en deux. Hashim Thaci a souligné que l'intégrité territoriale du nouvel Etat était garantie par la communauté internationale. 

Les albanophones sont majoritaires au Kosovo, mais des responsables serbes proposent de gouverner les régions dominées par la minorité serbe. 

Il a fait ces commentaires alors que plus de 3.000 Serbes étaient rassemblés dans la ville de Mitrovica, ethniquement divisée, pour appeler l'armée et les forces de police serbes à appliquer la division ethnique. 

Les Serbes organisent des manifestations quotidiennes contre l'indépendance du Kosovo proclamée en février.

Source du texte : LA TRIBUNE.FR

La Serbie propose la division de facto du Kosovo sur des bases ethniques

Neuf ans après le début de la campagne aérienne de l'OTAN contre la Serbie, Belgrade propose que le Kosovo, qui a proclamé son indépendance le 17 février dernier, soit divisé sur des bases ethniques entre la majorité albanophone et la minorité serbe.

La proposition, rendue publique lundi par les médias serbes, a été transmise aux Nations unies, qui administre le Kosovo depuis que la campagne aérienne de 78 jours menée par l'OTAN a mis fin à la répression serbe dans le petit territoire en 1999. 

Ce document précise que Belgrade reconnaît la juridiction de l'ONU au Kosovo, mais il stipule que seuls les Serbes et non les albanophones peuvent contrôler la police, l'appareil judiciaire et les douanes dans les quelque 15% du Kosovo où les Serbes sont majoritaires. Selon les analystes, Belgrade cherche à prendre le contrôle politique et administratif des secteurs à majorité serbe, situés essentiellement dans le nord du Kosovo. 

Le ministre serbe pour le Kosovo, Slobodan Samardzic, estime qu'en raison de la déclaration "illégale" d'indépendance des albanophones du Kosovo, seuls les Serbes du territoire peuvent, avec l'aide de la Serbie, faire respecter l'autorité de la MINUK (Mission des Nations unies au Kosovo). Il précise que la proposition de Belgrade créerait une "division fonctionnelle" entre Serbes et albanophones du Kosovo. 

Selon Larry Rossin, numéro deux de la MINUK, le document a été transmis au siège de l'ONU à New York pour évaluation. Mais le vice-Premier ministre du Kosovo, Hajredin Kuqi, a d'ores et déjà rejeté l'initiative de Belgrade. "Nos seuls interlocuteurs sur le Kosovo sont le peuple du Kosovo et la communauté internationale", a-t-il déclaré à l'Associated Press

Le 17 février, le Parlement du Kosovo a proclamé l'indépendance vis-à-vis de la Serbie, qui considère ce territoire comme le berceau historique de la nation serbe et juge cette déclaration illégale au regard du droit international. 

De violents affrontements ont opposé le 17 mars des policiers de l'ONU et soldats de l'OTAN (KFOR) à des manifestants serbes à Mitrovica (nord) faisant un mort, un policier ukrainien, et des dizaines de blessés. L'ONU a accusé Belgrade d'orchestrer ces violences. 

Serbes et albanophones ont marqué lundi, chacun à leur manière, le neuvième anniversaire du début de la campagne aérienne de l'OTAN (24 février-9 juin 1999). Le Premier ministre de la Serbie Vojislav Kostunica a assisté à une célébration religieuse dans une église de Belgrade à la mémoire des Serbes tués dans les bombardements. 

"Aujourd'hui il apparaît très clairement que la destruction impitoyable de la Serbie lors des bombardements de l'OTAN n'avait qu'un seul but, qui est de faire du Kosovo le premier Etat de l'OTAN au monde", a-t-il affirmé dans un communiqué. 

Au Kosovo, le président du petit territoire Fatmir Sejdiu a remercié l'Alliance atlantique d'avoir mené ces frappes aériennes qui ont "stoppé l'agression des militaires et paramilitaires serbes contre le peuple du Kosovo". "Nous exprimons notre plus profonde gratitude aux Etats-Unis, à l'Union européenne (...) pour avoir aidé le Kosovo quand notre peuple était menacé d'extinction", a-t-il également déclaré. 

Par ailleurs, le président russe Vladimir Poutine, allié de Belgrade, a ordonné à son gouvernement d'envoyer une aide humanitaire aux Serbes du Kosovo, selon les agences de presse russes. Son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov aurait jugé préoccupante la situation humanitaire dans les zones serbes du Kosovo.

Source du texte : LA TRIBUNE.FR

20 mars 2008

La vieille Serbie et les Albanais

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(l’arrière-fond historique des évènements au Kosovo et Métochia)   
 
                            
Les événements contemporains touchant les Balkans ont suscité ces derniers temps, un intérêt accru à l'égard de l'histoire des peuples de cette péninsule. On peut néanmoins déplorer que cette partie de l'Europe, très souvent présentée et décrite comme s'il s'agissait de quelque contrée exotique du monde, ne fasse l'objet d'une attention plus grande de la part des milieux culturellement plus développés qu'à l'occasion de crises ou conflits armés. Le cours de l'histoire a voulu que cet espace, relativement étroit du point de vue géographique, voit se rencontrer plusieurs grandes religions et des traditions culturelles fortement différentes. II en résulte aujourd'hui, dans certains problèmes historiques ou processus à long terme, une complexité et une superposition d'aspects qui, malheureusement se voient souvent négligées, voire encore plus souvent simplifiées au point de déformer la vérité historique, lors de l'interprétation des phénomènes propres aux Balkans. Afin de Comprendre et d'expliquer le monde intérieur des Balkans et son imbrication complexe de situations politiques, sociales et religieuses, puis l'histoire des mentalités et des cultures des peuples balkaniques au sens le plus large de ce terme, il s'avère indispensable de partir du matériel historique, de la multitude des témoignages divers sur le passé de cette région. A défaut de s'appuyer sur les documents et sources historiques, toute discussion de certains aspects de la question balkanique ne peut que se réduire à une démonstration de thèses politiques, préétablie ou à un rabâchage de certains préjugés et stéréotypes.
 
Les rapports serbo-albanais constituent un des thèmes "brûlants" de la nouvelle histoire des Balkans. Ces dernières années les milieux scientifiques internationaux se sont largement penchés sur la "question albanaise" dans la Vieille Serbie, autrement dit sur les rapports serbo-albanais au Kosovo et en Métochia — contrées méridionales de la Serbie. Dans bien des cas, il y allait toutefois d'une connaissance insuffisante des choses, ou d'une interprétation de l'histoire considérée sous le seul angle politique contemporain, avec une nette tendance à soumettre la vision du passé aux besoins de la politique du moment. Une explication plus approfondie des événements touchant le Kosovo et la Métochia exigerait beaucoup plus de place que ne peut en offrir la rubrique d'une revue. Pour cette raison, nous n'attirerons ici l'attention que sur certains aspects relatifs à l'origine des rapports serbo-albanais dans la Vieille Serbie, aspects que l'on doit avoir en vue si l'on désire arriver à une interprétation objective et une compréhension et explication correctes de ces rapports.

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17 mars 2008

L'Otan promet de répondre avec fermeté aux violences au Kosovo

679570114.jpgL'Otan a promis de répondre par la fermeté aux violents incidents de lundi à Mitrovica, dans le nord du Kosovo, où des soldats français de la Kfor ont été pris sous le feu d'armes automatiques.

Ces heurts, les plus violents entre forces internationales et manifestants serbes depuis la proclamation d'indépendance du Kosovo le 17 février, sont un défi majeur pour l'Alliance, les Nations unies et la balbutiante mission de justice et de police de l'Union européenne dans l'ancienne province serbe. 

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14 mars 2008

Chypre ne reconnaîtra pas le Kosovo

Le nouveau président chypriote Demetris Christofias a "confirmé" hier la position du précédent gouvernement chypriote de refuser de reconnaître l'indépendance du Kosovo, estimant lui aussi cette indépendance illégale. 

"Je reconfirme la position du précédent gouvernement", a déclaré le nouveau président lors d'une conférence de presse en marge de son premier sommet européen à Bruxelles.

"Nous avons pris la décision d'éviter toute reconnaissance de cette action que nous considérons comme pas juste et, d'après le droit international, pas légale",a-t-il ajouté.

"Selon l'Acte Final d'Helsinki, les frontières doivent être sauvegardées et l'intégrité territoriale respectée", a précisé M. Christofias.

Source du texte : AFP

09 mars 2008

Le Kosovo et l’infatuation européenne

1851509932.jpgExposant ce projet d’article à une source européenne et l’interrogeant sur l’attitude européenne vis-à-vis de l’indépendance du Kosovo, nous avons entendu ces remarques de cette source : "Les Européens ont vraiment cédé à une pression maximaliste, intransigeante, des Américains. Ils avaient conscience des difficultés qui marquerait une marche forcée vers l’indépendance du Kosovo. Ils ont tenté de freiner, de ralentir le processus. Ils n’ont pas réussi. Mais on ne peut dire qu’ils soient les initiateurs de la situation actuelle, précisément telle qu’elle est, avec ses délais, sa pression, etc".

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Serbie : l'indépendance du Kosovo déclenche une grave crise politique

73392856.jpgMoins d'un mois après l'indépendance du Kosovo, la Serbie traverse une grave crise alors que le Premier ministre nationaliste Vojislav Kostunica a dissous le gouvernement, rejetant l'option pro-européenne du président Boris Tadic avant des législatives anticipées.

Reconnaissant qu'il ne pouvait plus diriger le pays avec des partenaires pro-européens après l'indépendance du Kosovo, proclamée le 17 février et rapidement reconnue par les Etats-Unis et les principaux pays de l'Union européenne (UE), M. Kostunica a dissous le gouvernement samedi.

"Le gouvernement serbe n'a plus de politique unifiée sur (...) le Kosovo. (...) C'est la fin du gouvernement", a déclaré M. Kostunica en proposant des législatives anticipées le 11 mai en même temps qu'un scrutin municipal.

M. Kostunica a convoqué pour lundi une réunion du gouvernement qui doit préparer la décision sur la dissolution du parlement et la convocation d'élections législatives anticipées.

L'indépendance du Kosovo a rendu insurmontables les divergences entre le Parti démocratique (DS) du président Tadic, dominant au sein de la coalition gouvernementale, et le Parti démocratique de Serbie (DSS) de M. Kostunica.

Le Premier ministre "n'est plus en mesure de diriger le gouvernement", et "je convoquerai des élections", a dit M. Tadic après la décision de M. Kostunica de dissoudre le gouvernement.

"Je pense que le gouvernement n'a pas de position unifiée sur l'avenir européen et économique de la Serbie et de ses citoyens", a-t-il souligné, minimisant ainsi les différences sur la question du Kosovo.

Malgré son opposition à l'indépendance kosovare, M. Tadic a continué de prôner un rapprochement avec l'UE alors que M. Kostunica l'a jugé impossible.

Les divergences entre les deux camps "sont devenues à tel point considérables qu'ils ne peuvent plus travailler ensemble", estime l'analyste Dejan Vuk Stankovic.

Pour M. Kostunica, l'UE, au même titre que les Etats-Unis, a été le principal instigateur de l'indépendance du Kosovo auquel il refuse de renoncer et qu'il considère, avec ses concitoyens, comme le berceau historique de la Serbie.

Il a de plus jugé "illégale" la mission que Bruxelles s'apprête à envoyer pour prendre la relève de celle de l'ONU qui administre le Kosovo depuis la fin de la guerre de 1998-1999, appelant l'UE à y renoncer pour que Belgrade reprenne la voie européenne.

La Serbie est désormais entrée dans une période de paralysie politique, le gouvernement ne réglant que les affaires courantes dans l'attente des législatives.

Jusque là, aucun accord ne pourra donc être signé avec Bruxelles qui a pourtant récemment appelé Belgrade à réaffirmer sa volonté d'intégration européenne.

La Serbie a paraphé mais n'a pas encore signé l'Accord d'association et stabilisation, premier pas vers son adhésion à l'UE.

Aux législatives les Serbes seront de nouveau appelés à se prononcer pour ou contre l'UE même s'ils l'ont en quelque sorte déjà fait à la présidentielle de février en réélisant d'une courte tête le président Tadic face à l'ultranationaliste russophile, Tomislav Nikolic.

Depuis des années la Serbie est partagée entre pro-européens et nationalistes eurosceptiques et le prochain scrutin risque de confirmer la division du pays en deux blocs de force égale.

M. Kostunica pourrait donc de nouveau se retrouver en position d'arbitre et décider en dernier ressort de l'orientation de son pays pour les années à venir.

Sa tendance nationaliste est devenue prépondérante et une alliance avec les ultranationalistes du Parti radical de Serbie (SRS) de M. Nikolic semble désormais probable.

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22 février 2008

Kosovo : la solidarité musulmane va-t-elle fonctionner ?

a3edc7acb04ee0080aac4a5aed436c92.jpgLa liste des pays prêts à reconnaître le Kosovo indépendant s'accroît progressivement. Mais de nombreux pays, dont des Etats arabes et musulmans, hésitent encore, bien que Washington les pousse à faire preuve de solidarité avec les musulmans du Kosovo. Quelle en est la cause ?

Au cours d'un point de presse qui a suivi la proclamation de l'indépendance du Kosovo, le sous-secrétaire d'Etat américain pour les affaires politiques Nicholas Burns a salué la reconnaissance de cette démarche par l'Organisation de la conférence islamique (OCI) et donc par les gouvernements des Etats faisant partie de cette structure : "Nous considérons comme très positif le fait qu'un Etat musulman, un Etat à majorité musulmane, ait été créé aujourd'hui".

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