18 avril 2008

Aux origines de Tsahal

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Les révolutions et les mouvements de libération qui secouent l'Europe au milieu du XIXe siècle font prendre conscience à un certain nombre de rabbins (1) et de philosophes juifs qu'il pourrait être temps de songer à la reconquête de leur terre d'origine, alors sous domination ottomane. Après tout, les patriotes grecs ne sont-ils pas parvenus à s'émanciper de la Sublime Porte ? Afin de vaincre les résistances théologiques des membres les plus pieux de leurs communautés, ces intellectuels ne rattachent pas le concept de création d'une armée juive de libération à la Torah, mais directement à l'histoire juive elle-même. Sous l'impulsion de Moses Hess, de Léo Pinsker, mais surtout de Nathan Birnbaum, inventeur du terme "sionisme", un mouvement laïc de libération nationale du peuple juif émerge progressivement en Europe centrale. Ce mouvement prône le rassemblement de la Diaspora dans sa patrie historique : Eretz Israel. A la même époque, d'importantes populations musulmanes chassées d'Algérie, mais aussi des Balkans et du Caucase, émigrent en Palestine. C'est le cas notamment des Tcherkesses et des Circassiens, redoutables guerriers exilés du Caucase par les Russes après la chute de l'imam Chamil, à la fin de la rébellion tchétchène de 1841-1859. C'est encore de Russie, mais aussi de Pologne, que proviennent les premiers immigrants Juifs fuyant les pogroms antisémites qui se développent dans Empire tsariste à partir de 1881-1882. En 1882, cette première vague d'immigrants juifs (les bilouyim) s'installe en Palestine avec un projet de Constitution incluant entre autres une clause les autorisant explicitement à posséder des armes pour se défendre. La Palestine fait alors partie de l'Empire ottoman. Rattachée à la province de Damas, elle est scindée en trois sandjaks : Acre, Naplouse et Jérusalem. Les routes carrossables sont rares et le télégraphe peu répandu. Aux yeux de la Sublime Porte, cette province rurale, pauvre et arriérée, présente pour seul intérêt sa position géographique qui lui permet de relier la Turquie d'une part à l'Egypte, et d'autre part au sud de la péninsule Arabique. Les Ottomans maintiennent donc quelques garnisons en Palestine. Le reste du pays vit largement en autarcie, soumis au pouvoir discrétionnaire d'une administration locale influencée par les luttes de clans qui sévissent dans la région depuis de nombreux siècles. Mais, plutôt que de rejoindre les quelques milliers de Juifs de souche regroupés dans Jérusalem, Jaffa, Haïfa, Safed et Tibériade, la plupart des nouveaux immigrants préfèrent fonder leurs propres colonies agricoles, loin des villes et de la mainmise ottomane. S'ils ont fui la tyrannie du tsar, ce n'est pas pour retomber sous celle du sultan !

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24 février 2008

Une marche du Hamas vers Israël ?

Selon la radio, les islamistes du Hamas, qui ont pris le pouvoir dans la bande de Gaza en juin dernier, envisagent d'organiser une telle marche pour protester contre le blocus économique imposé depuis le 17 janvier par Israël à la bande de Gaza en riposte aux tirs palestiniens de roquettes.

Le quotidien Haaretz a pour sa part indiqué que les responsables israéliens redoutent que l'armée soit contrainte de réprimer durement les Palestiniens participant à une telle marche et de faire de nombreuses victimes parmi la foule qui y participerait.

Un porte-parole de l'armée a indiqué que celle-ci était "prête à faire face à toute manifestation qui serait organisée par les Palestiniens", sans donner plus de précision.

Le ministre de l'Intégration Yaacov Edery a également assuré à la radio qu'Israël "est prêt à faire face à un tel scénario", tandis que le ministre des Infrastructures Binyamin Ben Eliezer a déclaré qu'il faisait "confiance" à l'armée israélienne.

Source du texte : AFP

27 janvier 2008

Le Hamas montre l'incapacité d'Israël à dompter Gaza

c545c178e3cf8b585ab638b96f34c701.jpgLes islamistes du Hamas ont démontré l'incapacité d'Israël à mettre au pas la bande de Gaza en déverrouillant la frontière avec l'Egypte et en transformant le blocus israélien en désastre pour l'image de l'État juif.

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20 décembre 2007

La loi «Big Brother» inquiète les Israéliens

9ef12ebb275f6cd1170c5b1a37fe0331.jpgLa Knesset a donné à la police la possibilité de traquer toutes les conversations téléphoniques.

Les défenseurs des libertés dénoncent l’arrivée de "Big Brother" en Israël. Une loi baptisée "Information sur les communications", donnant plus de moyens à la police pour lutter contre la criminalité, a été approuvée lundi soir par la Knesset. Depuis, l’affaire déchaîne les passions, de plus en plus d’Israéliens redoutant une invasion de leur sphère privée. 

La nouvelle loi autorise la police à créer une base de données répertoriant toutes les informations liées à l’utilisation du téléphone. Celle-ci comprendra les numéros de téléphone, les noms des utilisateurs de téléphones portables, les numéros de série des téléphones et des cartes situant les antennes, ainsi que le décompte des communications et des SMS. Elle permettra à la police de tracer et d’écouter toutes les communications et de suivre tous les mouvements des utilisateurs de portable, que leur appareil soit éteint ou allumé.

Même les États-Unis, après le 11 septembre 2001, n’ont pas réussi à faire adopter une législation aussi dure. Selon le ministère israélien de la Justice, cette base de données offre à la police un arsenal inégalé dans le monde occidental.

En théorie, les policiers sont tenus d’obtenir le mandat d’un juge avant d’utiliser ces informations, et uniquement dans le cas d’un "crime sérieux". Cependant, la loi prévoit qu’en cas d’urgence et pour une infraction sérieuse, un policier peu procéder à des écoutes ou obtenir toute autre information utile, sans autorisation préalable. "Le crime sérieux inclut presque tous les délits, y compris la calomnie et l’insulte à un agent de police", s’inquiète le député du Likoud (droite) Gidéon Saar. Toutes les polices auront accès à la base de données, y compris la police militaire, l’autorité antitrust et l’administration fiscale. 

La loi vient compléter un dispositif juridique qui traduit la préoccupation sécuritaire de l’État hébreu au détriment des libertés individuelles. Le président de la commission de la Justice et des Lois, Menahem Ben-Sasson (Kadima), s’est félicité que la police puisse enfin avoir "des outils du XXIe siècle, alors que les criminels utilisent déjà des moyens du XXIIe". "Nous créons le 1984 d’Orwell, alors que nous sommes en 2007", dénonce au contraire le député de gauche Yossi Beilin.

Source du texte : FIGARO.FR

19 décembre 2007

Démonstration de force du Hamas à Gaza

d2ac85746ba61fd08295aae7a2abebda.jpgPlus de 150.000 Palestiniens ont célébré samedi le 20e anniversaire du Hamas. Son chef a évoqué le lancement possible d’une prochaine Intifada.

C’est une marée verte qui a envahi les rues de Gaza. Le Hamas a fêté samedi en grande pompe ses 20 ans. Arborant des drapeaux verts et des pancartes à la gloire du mouvement, plus de 150.000 personnes se sont rassemblées sur la place Katiba, dans le centre-ville. Ce rassemblement constitue la plus importante démonstration de force du Hamas depuis sa prise du pouvoir à Gaza en juin, après avoir mis en déroute en juin les forces loyales au mouvement rival Fatah. De quoi conforter les dirigeants du mouvement islamiste dans leur ligne radicale. La manifestation monstre se veut aussi un avertissement à la communauté internationale à la veille de la conférence des donateurs de Paris que le Hamas désapprouve : le mouvement islamiste ne s’est pas affaibli. 

Rappelant que le Hamas ne reconnaîtrait jamais Israël, le Premier ministre limogé Ismaïl Haniyeh a fustigé les négociations de paix entreprises par le président issu du Fatah, Mahmoud Abbas. "Les 20 ans de la création du Hamas confirment le choix de la résistance et du Jihad qui sont les seuls moyens de libérer la Palestine et non les négociations ou les échanges de sourire avec les juifs", a-t-il lancé. Le chef du Hamas a promis, de son côté, de ne pas abandonner la violence. Khaled Mechaal a ainsi averti sur le site internet du groupe que les Palestiniens étaient "capables de lancer une troisième ou une quatrième Intifada" contre Israël. 

"Notre message au monde est que notre mouvement ne peut être détruit", a renchéri un autre haut responsable du mouvement islamiste. "En 20 ans, nous avons évolué d’un groupe de 1.000 partisans à ces nombres énormes" a-t-il souligné. Ces déclarations n’augurent donc aucune amélioration de la vie quotidienne difficile des habitants de Gaza. Après la victoire du Hamas, considéré comme un groupe terroriste par Israël, l’Union européenne et les Etats-Unis, l’Etat hébreux a décrété la bande de Gaza "entité hostile", réduisant son approvisionnement en carburant et restreignant sévèrement ses échanges commerciaux.

Source du texte : FIGARO.FR

15 décembre 2007

Juin 1967 : la Guerre des 6 Jours (1/3)


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Le sionisme vu par le général De Gaulle


11 décembre 2007

Les armes à Gaza seraient – aussi – israéliennes

32b7ee9d7c430ee33e55dda1dd6e7e48.jpgDe nombreux soldats israéliens en manque d'argent vendent des armes aux Palestiniens, voire au Hezbollah libanais, affirme Al-Hayat, à Londres. Et le commandement de Tsahal prend très au sérieux ce phénomène.

Les responsables israéliens accusent souvent l'Egypte de fermer les yeux sur un trafic qui permet aux factions palestiniennes de se procurer des armes en creusant des tunnels sous la frontière entre la bande de Gaza et le Sinaï. Mais le président égyptien, Hosni Moubarak, affirme qu'en réalité ces armes proviennent… d'Israël. En effet, trente-cinq soldats de Tsahal ont été inculpés depuis le début de l'année pour avoir volé dans les casernes. Tous savaient qu'il y avait une forte probabilité de voir les armes dérobées finir entre les mains des Palestiniens. Ce n'est plus un secret pour personne que cela a permis à certaines factions de monter des opérations ces dernières années. Ces vols constituent donc un véritable signal d'alarme sur l'état psychologique des soldats et de l'armée en général.

Le phénomène n'est pas nouveau, mais il est en train de prendre de l'ampleur. Selon des rapports de l'armée, des quantités d'armes ont été dérobées des arsenaux et se sont retrouvées à Gaza, Tulkarem, Naplouse ou Jénine. Depuis quatre ans, 2 345 pièces auraient été volées, dont 1 186 grenades et des roquettes, à quoi il faut ajouter des dizaines de milliers de pièces de munitions. L'année dernière par exemple, 24 000 balles ont disparu, ainsi que 275 grenades et 5 roquettes. En 2006, un vol particulièrement important a eu lieu dans un entrepôt : il concernait 32 mitraillettes et 8 mortiers. Et, il y a trois ans, le Hamas a même failli entrer en possession d'un drone. Mais les services de renseignements israéliens avaient eu vent de l'affaire et piégé l'engin pour le faire exploser, entraînant la mort de plusieurs membres du Hamas.

Le vol le plus sophistiqué a été commis il y a tout juste un mois sur un terrain d'entraînement du plateau du Golan. Alors qu'il s'agit d'une zone sous haute surveillance militaire, 15 roquettes antichar ont disparu. Les auteurs n'ont toujours pas été identifiés, mais tout indique qu'il s'agissait de soldats qui participaient à des manœuvres.

La mafia israélienne participe à ce trafic et ces roquettes, réputées pour leur maniabilité et leur précision, pourraient bien finir entre ses mains. Ce type d'armes a déjà été utilisé dans des conflits entre clans rivaux pour attaquer des voitures blindées. Mais les principaux destinataires sont les factions palestiniennes, qui s'en servent pour affronter les forces d'occupation [israéliennes] dans les Territoires. Ces armes risquent également de tomber entre les mains du Hezbollah libanais, par la frontière Nord, en échange d'argent ou de drogue. Il faut savoir que la justice israélienne continue d'être saisie de dossiers concernant des transactions de ce type qui datent d'avant la guerre d'août 2006 entre Tsahal et le Hezbollah.

Il est facile pour les soldats de faire de ces vols un "métier" profitable. Selon les responsables militaires, l'immense majorité des coupables souffrent d'une situation financière dégradée et, ne trouvant pas d'autre source de revenus, recourent au moyen le plus simple de s'enrichir. Par ailleurs, un tiers des troupes est composé de soldats réservistes, qui risquent de se retrouver au chômage au bout de leur période annuelle de service militaire obligatoire.

Depuis le vol du mois dernier sur le plateau du Golan, les procédures de contrôle des armes ont été revues et des mesures de précaution ont été prises. Le chef d'état-major Gaby Ashkenazi a fait du sujet une priorité et a annoncé un renforcement des moyens d'investigation, une multiplication des inspections surprises, des enquêtes criminelles à la fois contre les voleurs et contre les personnes qui ont négligé leur tâche de surveillance, et une campagne de sensibilisation auprès des troupes.
 
Source du texte : COURRIER INTERNATIONAL

20 novembre 2007

L’impréparation des réservistes lors de la guerre contre le Hezbollah, épinglée dans un rapport

Le contrôleur de l’État d’Israël a épinglé, dans un rapport rendu public hier soir, l’impréparation des unités de réserve à la veille de la guerre menée par Israël au Liban, à l’été 2006, contre le Hezbollah. L’armée n’a pas signifié clairement à l’échelon politique les conséquences sur le plan opérationnel de l’impréparation de l’armée de réserve découlant des coupes budgétaires, souligne dans son rapport le contrôleur de l’État, Micha Lindenstrauss, responsable de la gestion des institutions publiques.

Ce document a été remis dans la soirée à la présidente de la Knesset, Dalia Yitzik. Le personnel en charge des entrepôts où sont stockés les équipements affectés aux unités de l’armée de réserve en temps de guerre avait été réduit de 58 %, ce qui a sérieusement affecté ces unités. Au moment crucial, elles n’ont pas disposé des équipements et des munitions nécessaires, a rapporté la radio militaire. Dans un communiqué, l’armée israélienne affirme que toutes les questions soulevées dans le rapport du contrôleur de l’État ont été examinées et que beaucoup d’entre elles ont été résolues avant même la publication du document, l’armée ayant tiré les leçons du conflit.

Source du texte : L'ORIENT - LE JOUR

08 octobre 2007

La Turquie exige des explications d'Israël à propos de son raid aérien contre la Syrie

En visite officielle dans l'Etat hébreu, le chef de la diplomatie turque Ali Babacan a ouvert ses discussions avec les dirigeants israéliens dimanche, surprenant ses interlocuteurs en exigeant en public qu'Israël divulgue des détails sur un raid aérien mené contre une cible syrienne le mois dernier, près de la frontière turque. 

La Turquie a déclaré avoir découvert des réservoirs de carburant sur son territoire après le raid de l'aviation israélienne, le 6 septembre dernier, ce que M. Babacan a qualifié d'"inacceptable". Israël, de son côté, est resté très discret sur les circonstances de cette opération, n'avouant son existence que la semaine dernière. 

"Pendant ma visite en Israël, j'attends une explication de ce qu'il s'est passé, et pourquoi cela s'est passé", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères lors d'une conférence de presse conjointe à l'issue d'une rencontre avec le président israélien Shimon Perès. 

Le dirigeant israélien est alors intervenu pour mettre un terme aux questions des journalistes. 

"Je suggère de ne pas trop rentrer dans les détails", a-t-il déclaré. 

Les déclarations du ministre turc interviennent après sa visite à Damas, dans le cadre d'une tournée proche-orientale. Plus tôt dans la journée de dimanche, il avait tenu à assurer en Syrie que la Turquie n'avait d'aucune manière été associée au raid aérien qu'a mené son allié israélien. 

La Turquie entretient de bons liens avec Israël et la Syrie, et M. Babacan a déclaré à Damas qu'il souhaitait oeuvrer pour la paix entre les deux voisins, dont les relations se sont tendues davantage après le raid aérien de septembre. 

M. Babacan a également rencontré son homologue israélienne Tzipi Livni dimanche, et doit se rendre en Cisjordanie lundi pour une réunion avec le président palestinien Mahmoud Abbas, entre autres responsables.

Source du texte : LA PRESSE CANADIENNE

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