14 avril 2008
60% des Européens se sentent "menacés" par l’immigration musulmane
Entre les cris d'indignation suscités par la conversion au christianisme d'un journaliste italien d'origine musulmane et la polémique naissante autour du film anti-islam d'un député néerlandais, l'actualité nous rappelle chaque jour que le dialogue entre "Islam et Occident" est loin d'être acquis.
Pour preuve, à l'heure actuelle, plus de 60% des Européens - dont 79% au Danemark, 67% en Italie et aux Pays-Bas ou 68% en Espagne - se sentent menacés par l’immigration en provenance de pays musulmans. Une enquête, menée dans 21 pays du monde, y compris des pays musulmans, par l'institut américain Gallup, a trouvé "un sentiment anti-immigration très répandu", signalant "un grave déficit de confiance entre les communautés musulmanes et occidentales", la plupart de ces dernières souhaitant moins d’interaction avec le monde musulman.
L’étude, dont les auteurs incluent l’ancien archevêque de Canterbury Lord Carey, a été commandée pour les leaders au Forum économique mondial à Davos, en Suisse.
Ainsi, la majorité des personnes interrogées a une vision pessimiste des relations entre les deux communautés, dont seuls 30% estiment que "l'autre côté" est prêt à travailler en vue d'une amélioration de la situation. En Europe, 60% environ des sondés sont convaincus que les pays musulmans ne les respectent pas. Echange de bons procédés, ils sont à peu près autant dans le monde islamique à en penser autant des pays occidentaux, preuve encore que les communautés se regardent, se parlent mais ne se comprennent pas.
Pour les auteurs de l'étude, ces résultats rapportent avant tout "la crainte croissante des Européens face à ce qui est perçu comme une menace pour leur identité culturelle, provoquée en partie par l’immigration en provenance de pays à prédominance musulmane". Si 21% seulement des Européens se sont prononcés en faveur de l'entrée de la Turquie en Europe, c'est probablement aussi, à l'exemple de l'Allemagne, "par peur de voir l'influence de l'Islam grandir en Europe".
Des ponts doivent être bâtis, souligne enfin le rapport, rappelant par là que "le dialogue entre le monde musulman et les Occidentaux est une entreprise vitale à tous niveaux: internationale, nationale et locale". Et ce d'autant que d'ici à 2025, la population musulmane en Europe augmentera de 10 à 15%.
15:00 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07 avril 2008
La justice néerlandaise autorise Geert Wilders à exprimer librement ses idées anti-islam
Le tribunal de La Haye (Pays-Bas) a estimé lundi que le député d'extrême-droite Geert Wilders était libre d'exprimer ses idées anti-islam dans son film "Fitna", au nom de la liberté d'expression indispensable à tout homme politique.
Dans son avis, le tribunal a expliqué que le point de vue exprimé dans "Fitna" n'enfreignait pas la loi interdisant l'encouragement à la haine ou la violence.
En tant que député, Geert Wilders "doit pouvoir - parfois dans des termes crus - exprimer ses opinions", a estimé le tribunal. "Dans ce contexte, il ne peut être dit que les propos de Wilders - même s'ils sont provocateurs - sont un encouragement à la haine ou la violence à l'égard des musulmans".
Le film de Geert Wilders associe des extraits du Coran, des propos d'intégristes et des images d'actes terroristes attribués à des islamistes, comme les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Il a entraîné de nombreuses manifestations d'opposition dans les pays musulmans.
La Fédération islamique des Pays-Bas avait retiré la pétition qu'elle avait initialement adressée à la justice pour exiger son interdiction. Elle avait en revanche demandé au tribunal de La Haye d'empêcher Geert Wilders de faire des déclarations jugées insultantes envers les musulmans "par écrit, dans un film ou de vive voix" et de l'obliger à présenter des excuses pour ses précédentes déclarations, notamment celles où il comparait "Fitna" à "Mein Kampf" d'Adolf Hitler. Ce qu'il a refusé.
Geert Wilders a salué la décision du tribunal. "J'ai toujours pensé que, dans le contexte du débat politique actuel, je devais pouvoir dire ce que je pense, c'est-à-dire que je vois le danger et la menace de l'Islam pour notre pays et l'Occident", a-t-il déclaré à l'Associated Press. "En tant qu'homme politique, on doit pouvoir dire ce que l'on pense".
Source du texte : LA TRIBUNE.FR
14:58 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : wilders, islam, fitna, coran
24 mars 2008
Le Djihad en Bosnie-Herzégovine : mythe ou réalité ?
La crise politique et la guerre en Bosnie-Herzégovine ne peuvent être comprises ou expliquées sérieusement, si on les sépare du contexte plus large du drame général de la Yougoslavie. À la suite des sécessions unilatérales de la Slovénie, puis de la Croatie, les mécanismes de désintégration qui ont détruit la République fédérale de Yougoslavie (y compris l'Armée fédérale) avaient pris une telle force qu'il était à la fois infondé et naïf de croire que leurs effets se seraient arrêtés, comme par magie, aux frontières d'une Bosnie multi ethnique et multi culturelle. Les multiples projets constitutionnels présentés par les politiciens musulmans, avec l'aide purement tactique des Croates, pour créer un État unitaire sur le territoire de cette ancienne entité fédérale yougoslave, n'étaient guère que des tentatives destinées à assurer une base légale à leur propre domination, principalement sur les Serbes, ce qui suffisait à vouer ces tentatives à l'échec. La guerre a commencé au moment précis où, par la volonté politique des dirigeants Croates et Musulmans, le principe d'égalité des trois nations constitutives de la Bosnie-Herzégovine et le principe du consensus ont été rejetés. Ces principes avaient été reconnus auparavant comme les seules méthodes démocratiques applicables afin de prendre des décisions vitales quant à l'organisation politique compte tenu des divisions nationales très profondes et d'une défiance croissante entre les peuples. La guerre a commencé aussi lorsque la vie parlementaire normale a été pratiquement suspendue, ce qui signifiait qu'un peuple entier (en l'occurrence les Serbes) était exclu du jeu politique et globalement privé de tout moyen de lutter pour ses droits fondamentaux en usant des moyens politiques (1).18:54 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 février 2008
Une marche du Hamas vers Israël ?
Selon la radio, les islamistes du Hamas, qui ont pris le pouvoir dans la bande de Gaza en juin dernier, envisagent d'organiser une telle marche pour protester contre le blocus économique imposé depuis le 17 janvier par Israël à la bande de Gaza en riposte aux tirs palestiniens de roquettes.
Le quotidien Haaretz a pour sa part indiqué que les responsables israéliens redoutent que l'armée soit contrainte de réprimer durement les Palestiniens participant à une telle marche et de faire de nombreuses victimes parmi la foule qui y participerait.
Un porte-parole de l'armée a indiqué que celle-ci était "prête à faire face à toute manifestation qui serait organisée par les Palestiniens", sans donner plus de précision.
Le ministre de l'Intégration Yaacov Edery a également assuré à la radio qu'Israël "est prêt à faire face à un tel scénario", tandis que le ministre des Infrastructures Binyamin Ben Eliezer a déclaré qu'il faisait "confiance" à l'armée israélienne.
Source du texte : AFP
12:39 Publié dans Islam, Israël, Proche-Orient | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hamas, Gaza
21 février 2008
Maroc : terrorisme, braquage, finance et politique
Le parti de Mostafa Mouatassime et Mohamed Regala devait servir de couverture officielle à un projet remontant à plusieurs années et visant l'assassinat de plusieurs personnalités, civiles, militaires et de confession juive, ainsi que plusieurs autres cibles.
Le réseau "Belliraj" procédait aux braquages en Europe, au transfert des fonds, aux opérations immobilières, touristiques et commerciales au Maroc à des fins de blanchiment pour financer ses projets. En décrétant la dissolution du parti "Al Badil al-Hadari", le Premier ministre, M. Abbas El Fassi, s'est conformé aux dispositions de l'article 57 de la loi relative aux partis politiques.
Cet article, dans sa clarté limpide, dispose que "sera dissous, par décret, tout parti politique qui inciterait à des manifestations armées dans la rue, ou qui présenterait, par sa forme et son organisation militaire ou paramilitaire, le caractère de groupes de combat ou de milices privées ou qui aurait pour but de s'emparer du pouvoir par la violence, de porter atteinte à la religion islamique, au régime monarchique ou à l'intégrité territoriale du Royaume". Invoqué et appliqué aujourd'hui à l'encontre de "Al Badil al-Hadari", cet article peut-il prêter à équivoque au moment où, d'une découverte stupéfiante de réseau à la saisie spectaculaire d'un arsenal de guerre, l'opinion publique se trouve confrontée à ce terrorisme rampant et à sa variante idéologique qui - à travers un parti politique officiel - n'a jamais été aussi insidieux et dissimulé, parce qu'il épouse le visage d'une certaine légalité, veut fonctionner au mode de la transparence et fourvoyer les citoyens. Inutile de dire que c'est-là un nouveau choc pour tout le monde ! Le démantèlement du réseau terroriste "Belliraj" lundi dans la journée a été accompagné, dans le cadre d'une enquête légale et respectueuse des normes, de nombreuses perquisitions dans les domiciles et les locaux, résidences et lieux de travail des personnes arrêtées.
Le ministère de l'Intérieur, mobilisé à travers toutes ses instances, a annoncé mercredi matin que les services de sécurité ont découvert, notamment à Casablanca et à Nador, d'importantes quantités d'armes, des lots de munitions, d'artifices pyrotechniques. Par la même occasion, ils se sont emparés de plusieurs articles destinés à être utilisés pour garantir l'anonymat des auteurs de la série de crimes planifiés. La police judiciaire, poursuivant ses investigations, a fait état de nouvelles découvertes aussi effarantes que les premières.
Elles restituent le circuit qu'emprunte le réseau démantelé. Ces investigations permettent aux enquêteurs de déterminer l'origine du financement du réseau "Belliraj". Ce financement provient essentiellement de braquages, de recels et de contributions directes effectuées par des membres du réseau terroriste.
Le ministère de l'Intérieur, soucieux d'apporter la plus grande clarté dans cette affaire, rappelle que le braquage commis en 2000 au siège central du groupe BRINKS au Luxembourg, par un membre du réseau Belliraj, avait permis de cueillir la somme de 17,5 millions d'Euros (200 millions de dirhams). Le braquage s'était déroulé avec la complicité avérée de truands notoires, connus sur les places européennes et le butin volé a permis au réseau terroriste "Belliraj" de rapatrier au Maroc l'équivalent d'un montant de 30 millions de dirhams. Le ministère de l'Intérieur souligne, par ailleurs, que ces fonds ont été déployés et investis dans des opérations de blanchiment d'argent sur des projets immobiliers, touristiques et commerciaux à travers plusieurs villes du Maroc.
Le fruit de ces investissements devait servir au financement des activités du réseau terroriste, les biens immobiliers acquis devant en effet constituer le refuge des opérations malveillantes du réseau terroriste. On apprend, par ailleurs, que les recels découverts concernent des bijoux volés en Belgique, ils ont été ensuite introduits au Maroc, transformés en lingots par le biais d'un membre du réseau terroriste connu pour être un orfèvre en la matière et destinés enfin à être revendus et écoulés.
Les investigations se poursuivent toujours, comme devait l'indiquer hier soir le ministre de l'Intérieur au cours d'une conférence de presse à Rabat. L'enquête a permis de découvrir les ramifications des personnes impliquées dans le réseau "Belliraj" avec la Chabiba al-islamya (MJIM), le mouvement révolutionnaire islamique marocain (MRIM), Harakat al-Moujahidin fi-al-Maghrib, Al Haraka min-ajli al-Oumma, des groupuscules non reconnus et enfin avec Al Badil al-Hadari, connu jusqu'ici comme un parti politique dirigé par Mostafa Mouatassim.
Source du texte : LE MATIN (quotidien marocain)
10:20 Publié dans Europe, Islam, Maghreb, Terrorisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : terrorisme
20 février 2008
Réflexions sur la proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo
12:55 Publié dans Etats-Unis, Europe, Géopolitique, Islam, Textes de réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Kosovo, Balkans, géopolitique, Albanie, Islam
10 février 2008
Robert Gates demande à l'Europe d'aider les USA en Afghanistan
Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a une nouvelle fois appelé dimanche les pays européens à soutenir la guerre en Afghanistan et averti que la violence et le terrorisme pouvaient être relancés dans le monde entier si l'Otan y subissait une défaite.
Tout en reconnaissant certaines erreurs dans la politique américaine, Gates a appelé les alliés à s'unir dans la lutte contre les activistes islamistes d'Afghanistan et lié la crédibilité de l'Otan à cette mobilisation.
"L'extrémisme islamique violent constitue une réelle menace, qui ne disparaîtra pas", a déclaré Gates devant les participants de la Conférence annuelle de Munich sur la politique de sécurité.
"Je crains que de nombreuses personnes sur ce continent ne comprennent pas l'ampleur de la menace directe qui pèse sur la sécurité européenne", a-t-il ajouté, estimant que la guerre en Afghanistan recevait un faible soutien public en Europe.
Pour Gates, l'Otan ne peut se permettre "le luxe" de laisser certains pays mener des missions moins dangereuses tandis que d'autres combattent davantage et perdent des soldats. Cette remarque risque de ne pas être du goût de l'Allemagne, qui limite ses troupes au Nord afghan, plus calme.
L'activisme islamique est bâti sur de fausses réussites, a ajouté Gates, pour qui "son seul accomplissement est la mort de milliers de musulmans innocents alors qu'ils tentaient de semer la discorde dans tout le Moyen-Orient".
"Que se passerait-il si les fausses réussites qu'ils revendiquent devenaient réelles ? S'ils l'emportaient en Irak ou en Afghanistan, ou parvenaient à renverser le gouvernement du Pakistan ? Ou d'un grand pays du Moyen-Orient ?", a-t-il interrogé. "Avec des refuges au Moyen-Orient, et de nouvelles tactiques forgées sur le champ de bataille et transmises par internet, la violence et le terrorisme seraient relancés dans le monde entier."
"FRAPPER VOS CAPITALES"
Gates a ensuite évoqué une douzaine d'attentats, réalisés ou projetés, contre des cibles européennes, avant de rappeler en guise d'avertissement ceux du 11 septembre 2001.
"Imaginez que les terroristes islamiques aient réussi à frapper vos capitales avec la même ampleur qu'ils ont frappé New York", a-t-il lancé. "Les leçons que les Etats-Unis ont apprises - et dans de nombreux cas réapprises - n'ont pas été faciles. Nous avons trébuché au long de cette route, et nous apprenons encore."
Le successeur de Donald Rumsfeld a ajouté que le 11 septembre avait été une leçon particulièrement difficile pour les Etats-Unis, Washington ayant été largement impliqué en Afghanistan durant les années 1980, avant d'abandonner le pays lors du retrait soviétique et de le laisser devenir une terre d'accueil pour Al Qaïda.
L'abandon de l'Afghanistan a été "une erreur funeste, dont je suis au moins en partie responsable".
Gates était un haut responsable de la CIA lorsque l'agence de renseignement américaine a aidé les moudjahidine à repousser l'armée soviétique. Il est par la suite devenu conseiller adjoint à la sécurité nationale puis directeur de la CIA.
Tout en affirmant que la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), mission de l'Otan forte de 43.000 hommes, était parvenue à de considérables succès en Afghanistan, Gates s'est interrogé sur l'efficacité de cette coopération internationale.
"La question la plus dure à laquelle l'alliance doit faire face, c'est de savoir si notre effort global n'est pas inférieur à la somme de ses parties", s'est-il demandé.
16:50 Publié dans Afghanistan, Etats-Unis, Europe, Islam, Otan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07 février 2008
MAM : "Je veux mettre fin à la propagande terroriste"
Le ministre de l'Intérieur s'inquiète des agissements d'individus isolés influencés par Internet et d'une menace d'attentat chimique. Michèle Alliot-Marie, qui sera entendue mardi par la commission des lois de l'Assemblée nationale, a décidé de réunir chaque semaine les responsables de la lutte antiterroriste.
LE FIGARO. Quelle est aujourd'hui la première menace terroriste pour la France ?
Michèle ALLIOT-MARIE. Le terrorisme islamiste est bien sûr notre première préoccupation. Des groupes liés à al-Qaida, au Maghreb, au Liban ou dans la zone pakistano-afghane peuvent vouloir frapper des Français expatriés ou des militaires en opération. Ils peuvent chercher à perpétrer des attentats sur notre sol. Enfin, des fanatiques isolés et fragiles peuvent être manipulés en France même par ces groupes et devenir des kamikazes en puissance. Ce fut le cas il y a quelques mois pour un islamiste interpellé par la Direction de la surveillance du territoire dans l'est de la France.
Comment ces individus peuvent-ils être manipulés ?
Parfois par les membres de réseaux, mais aussi par le biais d'Internet. On y trouve aujourd'hui la propagande terroriste mais aussi des conseils pour fabriquer des explosifs ou même des armes chimiques.
Craignez-vous particulièrement une attaque chimique ?
Les groupes terroristes connaissent très bien le fonctionnement de nos sociétés et cherchent à y semer la terreur la plus dévastatrice et la plus médiatique. Une attaque chimique provoquerait un effet de panique.
Comment mieux lutter contre une telle utilisation d'Internet par les terroristes ?
C'est une de mes préoccupations majeures, et l'une des priorités que j'ai assignées aux services. Cela nécessite du matériel supplémentaire, des effectifs spécialisés dans la lutte contre la cybercriminalité, des moyens juridiques. Je veux que nous puissions arrêter la propagande terroriste, découvrir les réseaux opérationnels, remonter jusqu'à eux et les empêcher de nuire.
De nombreux sites Internet sont domiciliés dans des pays étrangers, et notamment aux États-Unis, ce qui rend leur interdiction plus difficile…
J'irai prochainement aux États-Unis pour étudier avec les responsables américains comment renforcer notre efficacité antiterroriste, tout en respectant naturellement les libertés fondamentales. J'ai également régulièrement des discussions avec mes partenaires européens sur ce point.
Il y a quelques jours, un groupe de jeunes, présentés comme des «anarcho-autonomes», a été interpellé par les services de police qui les soupçonnaient de visées terroristes. Peut-on parler d'un retour du terrorisme d'extrême gauche ?
C'est un phénomène limité mais incontestable. Depuis plusieurs mois, j'étais encore ministre de la Défense, j'ai souligné les risques d'une résurgence violente de l'extrême gauche radicale. Le passé nous a montré que la faiblesse des partis politiques extrêmes ouvre souvent la voie aux groupuscules terroristes comme Action directe, les Brigades rouges ou la Fraction armée rouge. L'anticipation est essentielle dans la lutte contre le crime en général et le terrorisme en particulier. Elle est la meilleure des protections. Dès mon arrivée à l'Intérieur, j'ai voulu une direction de la prospective et de la stratégie et j'ai chargé la future Direction centrale du renseignement intérieur de suivre tout particulièrement ces phénomènes.
Croyez-vous à une résurgence de tels groupes en France ?
Nul ne peut le prévoir. Mais la situation évolue extrêmement vite. En quelques mois, depuis l'élection présidentielle, on est passé des slogans radicaux aux cocktails Molotov et aujourd'hui à la volonté de fabriquer de véritables engins explosifs.
A-t-on une idée de l'importance de cette mouvance violente ?
Ce sont quelques dizaines d'individus rassemblés dans des petits groupes informels à l'idéologie assez sommaire. Ils se caractérisent par leur rejet de toute espèce d'expression politique démocratique et leur discours extrêmement violent. Autant de motifs qui m'ont poussée à renforcer leur surveillance par les services de renseignements et de police judiciaire.
Source du texte : FIGARO.FR
10:25 Publié dans Entretiens, France, Islam, Terrorisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28 janvier 2008
Croisade et Djihâd : Le problème de la guerre dans le christianisme et l’islam
"Dieu le veut !"
C'est par ce cri enthousiaste que, selon les chroniqueurs, les chevaliers présents à Clermont en novembre 1095 répondirent à l'appel d'Urbain II qui leur prescrivait, "pour la rémission de leurs péchés", d'aller combattre les infidèles et leur arracher par la force des armes le Saint Sépulcre, le tombeau du Christ, entre leurs mains depuis 638. Cet appel allait conduire à deux siècles de conflits effectifs en Terre sainte (1096-1291), avec leur cortège de massacres, de captivités et de souffrances diverses, mais plus encore à plusieurs siècles d'idéologie guerrière résultant de la formation d'un concept qui choque aujourd'hui les consciences chrétiennes : la notion de croisade, de guerre sainte.
Cette notion n'est pas née brusquement dans l'esprit d'Urbain II. Elle est l'aboutissement d'une lente évolutio












