08 avril 2008

Opérations spéciales à Sadr City (Troupes US et irakiennes)

 

 
Cinq ans après la chute de Saddam Hussein, renversé par l'armée américaine, les factions chiites se déchirent autour du contrôle des revenus pétroliers.

Des grilles de fer et des gardes armés défendent l'accès au mausolée de l'imam Ali. Le dôme d'or du sanctuaire de Nadjaf, où est enterré le gendre du Prophète, est sous haute surveillance alors que la communauté chiite irakienne se déchire. Car le premier lieu saint du chiisme est aussi un puissant symbole temporel : celui du contrôle d'une communauté devenue la clef du pouvoir dans le nouvel Irak, premier État arabe moderne dominé par les chiites, grâce à l'invasion américaine. 

Les combats qui opposent le gouvernement irakien de Nouri al-Maliki à l'Armée du Mahdi, la puissante milice de Moqtada al-Sadr, ont débuté il y a quinze jours à Bassora. Ils ont enflammé la plupart des villes du sud de l'Irak, jusqu'à Bagdad. Après un match nul sur le terrain, et un calme relatif, les combats ont repris ces deux derniers jours autour de Sadr City. Ce vaste faubourg chiite, collé à Bagdad, est assiégé par l'armée irakienne, soutenue par les Américains. Aux portes de ce bastion de l'Armée du Mahdi, plusieurs dizaines de combattants des deux camps et des civils sont morts dans des tirs de mortiers et d'armes automatiques dans le secteur de Jamila, un marché de gros situé à la lisière de Sadr City. 

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31 mars 2008

Irak : "Bearing Witness" (en anglais)

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26 mars 2008

L'armée irakienne toujours aux prises avec les milices chiites

66500872.jpgBASSORAH, Irak (Reuters) - Les miliciens chiites de l'Armée du Mahdi continuent de défier l'armée irakienne à Bassorah et à Bagdad, deux villes où les combats ont fait depuis hier une cinquantaine de morts et des centaines de blessés.

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25 mars 2008

Détail des pertes américaines en Irak

66500872.jpgLes principales statistiques sur les pertes américaines en Irak, qui ont franchi dimanche le seuil des 4.000 morts, selon un décompte fondé sur les chiffres du Pentagone et le décompte de l'agence Associated Press :

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13 février 2008

Voyage dans l'Amérique traumatisée par la guerre

27 janvier 2008

Une étude compile les "mensonges" de Bush avant la guerre en Irak

de1a0789d400f64fdc35f73769c8d565.jpgDeux organisations américaines indépendantes ont rendu publique mercredi une étude intitulée "faux prétextes" compilant les fausses déclarations du président Bush et de ses proches collaborateurs entre 2001 et 2003 sur le danger que représentait l'Irak.

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25 janvier 2008

Iraq for sale (en anglais)

20 novembre 2007

Une ville hongroise servira de base à l'OTAN

66beb1e39b450ef5c5bfee88e85f810e.jpgL'Organisation du traité de  l'Atlantique Nord (OTAN) a choisi l'aéroport d'une ville de  l'ouest de la Hongrie comme base pour ses transports aériens  stratégiques, a informé lundi le quotidien national Nepszabadsag.

L'alliance militaire a décidé vendredi de privilégier la ville  hongroise de Pápa, face à celles de Ramstein en Allemagne et de  Constanta en Roumanie, a dit le ministre de la Défense Imre  Szekeres à la presse, dimanche, à Pápa.

Dans cette base de Pápa, l'OTAN devrait stationner 4 avions de transport Boeing C-17 Globemaster III, un appareil  stratégique permettant de transporter 77 tonnes de marchandises  sur 4 450 km.  

Le premier avion devrait atterrir à Pápa fin 2008, et les autres arriveront en 2009. 

Cet appareil aura un rôle central dans le transport des troupes tournantes de l'OTAN déployées en Irak et en Afghanistan, et dans  le soutien logistique. 

Les C-17s seront accompagnés de 200 soldats de plus de 17 nations et d'une équipe de mécaniciens de Boeing.

Source du texte : PORTFOLIO.HU

30 octobre 2007

Cinq questions posées par une intervention turque

dc96860d99412f2e57d5e5308fd3c2fb.jpgL’imbroglio turco-kurde pose de délicats problèmes de principe que passe en revue l’ancien Premier ministre russe Evgueni Primakov. Lequel ne cache pas sa perplexité.

Première question. Une éventuelle action militaire turque – dont les conséquences seraient indéniablement négatives – aurait pour but d’écraser le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) interdit, qui mène des opérations contre la Turquie. Le Premier ministre turc, M. Erdogan, évoquant l’opération dirigée contre les rebelles kurdes, a déclaré qu’aucune des éventuelles répercussions d’une intrusion de son pays en Irak ne l’arrêterait : “Quel que soit le prix à payer, nous le paierons." Peut-on dès lors reconnaître le droit de la Turquie à mener, au-delà de ses frontières, des actions militaires contre des forces qui emploient des méthodes terroristes ?

Deuxième question. Durant de nombreuses années, Ankara a conduit une politique d’assimilation de la population kurde. Les Kurdes étaient même appelés “Turcs des montagnes”, une formule qui niait leur spécificité. A l’heure actuelle, la politique à leur égard a changé, mais les événements ­montrent que cela ne suffit pas à mettre un terme à leur volonté d’autodétermination. Ankara se prononce contre toute forme d’autonomie des Kurdes, défendant le principe d’intégrité territoriale de la Turquie, mais aussi le caractère unitaire de l’Etat turc. L’un des arguments mis en avant est le danger d’encourager les Kurdes au séparatisme si l’autonomie leur était accordée. Face à ces oppositions, faut-il soutenir Ankara dans son attitude sur la question kurde ? Peut-être serait-il possible de prendre parti pour l’intégrité territoriale de la Turquie tout en se prononçant pour le droit des Kurdes de Turquie à l’autodétermination ?

Troisième question. L’intégrité territoriale de l’Irak est déjà en jeu. La majorité de la population veut un Etat unitaire, ainsi que tous les pays voisins. Par ailleurs, on sait très bien que les Kurdes d’Irak ont passé des décennies à lutter pour leur autodétermination nationale. Jusqu’à l’intervention américaine, en 2003, la solution qui prévalait était celle d’un renforcement de l’autonomie des Kurdes au sein de l’Irak. Aujourd’hui, la balance penche vers la création d’un Etat kurde indépendant qui pourrait accueillir, outre les Kurdes d’Irak, ceux de Turquie, ­d’Iran et de Syrie. Selon diverses statistiques, ces quatre pays abriteraient 20 millions à 30 millions de Kurdes. Alors, malgré toute l'importance que l’on accorde à la préservation de l’intégrité territoriale de l’Irak, ­est-il justifié de rejeter les aspirations du peuple kurde et de l’empêcher de créer son propre Etat ?

Quatrième question. La commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants du Congrès américain a voté une résolution qui reconnaît le génocide perpétré par l’Empire ottoman contre les Arméniens. La secrétaire d’Etat Condoleezza Rice et le ministre de la Défense Robert Gates ont lancé un appel commun à ne pas proposer cette résolution au vote. George W. Bush lui-même a appelé à ce qu’elle ne soit pas adoptée. Cette décision, qui a soulevé l’indignation des Turcs, semble bien avoir levé l’obstacle qui empêchait Erdogan de mettre en pratique ses menaces d’entrer en territoire irakien. Que penser des résolutions parlementaires qui jugent le passé sans se préoccuper de rechercher la réconciliation des peuples pour le présent et dans l’avenir ?

Enfin, une cinquième question. Environ 70 % de tout ce dont ont besoin les troupes américaines d’occupation en Irak transite par la Turquie. C’est sans doute l’une des raisons de la grande inquiétude des Etats-Unis vis-à-vis de la tournure prise par les événements. Des émissaires américains se sont rendus à Ankara, mais cela n’a pas permis de résoudre le problème de l’intrusion des troupes turques en Irak. Il est possible que cela pousse Washington à annoncer un plan de retrait de ses troupes d’Irak. Mais est-ce une raison pour soutenir les actions des Turcs ? 

Pour être honnête, j’avoue ne pas trop savoir quoi répondre à toutes ces questions.

 

Source du texte : COURRIER INTERNATIONAL

25 octobre 2007

Le coût des guerres en Irak et Afghanistan pourrait atteindre 2400 milliards de dollars d'ici à 2017

f7d65804923363f5879aeb7834321f2d.jpgLe coût total des guerres en Irak et en Afghanistan pourrait atteindre 2 400 milliards de dollars d'ici 2017, selon un rapport officiel du Bureau du budget du Congrès américain (CBO) publié mercredi 24 octobre. Selon ce rapport, les dépenses pour les guerres pourraient atteindre 1 700 milliards de dollars, auxquels il faudrait ajouter 705 milliards pour payer les intérêts d'emprunts, que le gouvernement américain devrait encore contracter d'ici à 2017. 

C'est la première fois que le CBO prend en compte les intérêts des emprunts relatifs aux dépenses engagées pour la guerre. Entre 2001 et 2017, les intérêts devraient s'élever à 415 milliards de dollars, auxquels pourraient s'ajouter 290 milliards de dollars, si les dépenses prévues sont dans la fourchette haute.

Le Prix Nobel d'économie, Joseph E. Stiglitz, et Linda Bilmes, une spécialiste de finances publiques, professeur à l'université de Harvard, avaient publié en janvier 2006, une étude sur le prix de la guerre en Irak. Selon les auteurs du document, si les troupes américaines restaient jusqu'en 2010 sur le sol irakien, l'Amérique devrait débourser jusqu'à 2 000 milliards de dollars.

Lors de la seconde guerre mondiale, le Congrès avait emprunté à la population en demandant aux Américains d'acquérir des obligations de guerre, les "War Bond". En 1950, pour financer les trois années de guerre en Corée (1950-1953) et les douze années d'engagement militaire au Vietnam (1961-1973), le gouvernement des Etats-Unis avait choisi d'augmenter les impôts et de diminuer les dépenses civiles.

Hostile à cette dernière solution, l'administration Bush a opté pour un autre mode de financement en Irak et en Afghanistan en gonflant le budget de la défense. Depuis le début des conflits, le Congrès vote des crédits supplémentaires, mais ceux-ci ne sont pas intégrés dans le calcul du déficit budgétaire.

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Source (en anglais) : RAPPORT CBO

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