07 mai 2008

Les batailles de France

L'histoire de France s'est écrite à travers les batailles qu'elle a livrées, souvent sur son territoire et quelquefois sur des champs de batailles en Europe ou même ailleurs. 

1148516068.jpgCertaines sont célèbres, comme Marignan en 1515 (pour la raison que l'on devine), ou encore Austerlitz, qui vit la naissance de la légende de Napoléon et de sa Grande Armée qui allait voler de victoires en victoires jusqu'au désastre de la campagne de Russie, puis de cette ultime bataille de Waterloo.

Des centaines de champs de batailles ont absorbé le sang de centaines de milliers d'hommes tout au long de l'histoire, pour des motifs divers et variés, soif de conquêtes, revendications de couronnes ou de territoires justifiées ou non, querelles de princes, guerres de religions ou alliances à respecter. 

Toutes ces guerres et batailles ont façonné les contours du territoire français pour finalement dessiner ce que l'on appelle aujourd'hui l'hexagone... 

Je vous propose de découvrir ces batailles que j'ai "découpées" en 5 périodes ; celles ci s'arrêtent à la fin du premier Empire, ma passion pour l'histoire, passé cette période, étant moins marquée. 

À raison de 5 à 10 batailles par mois, ce site va évoluer pendant quelques années. Il s'agrémentera également dans le temps de nouvelles rubriques.

23 février 2008

Napoléon Bonaparte (1/8)

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31 janvier 2008

Sous l'égide de Wotan : les jeunes filles porte-étendard dans les tribus germaniques

ca9b9fd06489b60220bc0878f888f8dd.jpgLes démocraties égalitaires contemporaines nous avaient déjà gratifiés de la guerre totale, c'est-à-dire de la guerre pour tous. Depuis peu, en Europe, elles ont peaufiné leur logique maniaque, en étendant aux femmes le douteux "droit" de porter l'uniforme et les armes.

Y a-t-il là un quelconque souci d'affermir l'institution militaire et policière ? Ou de répondre à une impérieuse nécessité de défense nationale ? En aucune façon, bien sûr. Seules des considérations idéologiques obsessionnelles ont présidé à cette nouvelle et mirifique avancée des "droits imprescriptibles". Sur le thème "Les femmes et la guerre", on lira dans La Nouvelle Revue d'Histoire (n°2, sept-oct 2002) le compte-rendu du livre de l'auteur israélien Martin van Creveld et la table ronde qui lui est consacrée. Les femmes en armes constituent donc un sujet d'actualité qu'on ne saurait ignorer, puisque désormais cet intéressant spectacle s'offre quotidiennement dans nos rues, avec, il est vrai, d'autres réalisations de cette modernité qui fait le charme de la vie urbaine. 

Cependant, mon propos ne sera pas d'épiloguer plus longuement sur le présent et l'avenir de la question, mais bien plutôt de saisir le prétexte de ce point d'actualité, pour en évoquer certains aspects anciens. Que peut dire l'historien sur les femmes et la guerre, dans le lointain passé des peuples européens, c'est-à-dire bien avant que le chaos de la "modernité" ne déstructure ces derniers ? Certes, le champ d'investigation est vaste, mais les sources ne répondent pas toujours à l'attente. Néanmoins, les textes, et plus encore l'archéologie, offrent parfois des ressources inattendues. Par exemple, dans le cas du monde germanique ancien, l'information est d'origine romaine. C'est donc d'abord, par-dessus les épaules des légionnaires, que nous aurons l'occasion de contempler les cadavres meurtris de femmes germaniques tuées au combat, en compagnie de leurs congénères masculins.

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25 janvier 2008

Iraq for sale (en anglais)

18 décembre 2007

Selon un psychiatre militaire, "l'idéal de secourir a remplacé l'idéal de combattre"

ab78468010c7bd99d986e7e8a995e390.jpgLors du colloque organisé lundi par Inflexions, la revue intellectuelle de l'armée de terre, le médecin chef Patrick Clervoy a prononcé une intervention très remarquée, basée sur son expérience de psychiatre et plus spécifiquement de référent du Service de santé des armées en matière de soutien psychologique des forces.

"L'idéal de secourir a remplacé l'idéal de combattre", explique-t-il. "Devant la menace ou la nécessité d'une intervention armée, des militaires me disent : "je ne me suis pas engagé pour cela. L'engagement est présenté comme avant tout humanitaire, qui exclut la notion d'usage agressif des armes. Voici des verbes puisés dans le discours humanitaire : défendre, servir, secourir, aider, assister, soulager, protéger, approvisionner, transporter, bâtir, restaurer".
Le médecin-chef note "l'absence de verbes relatifs à une action spécificiquement martiale, c'est-à-dire concernant un ennemi désigné qu'il faudrait combattre, détruire, anéantir, percer, écraser, vaincre". Une rupture se produit lorsque le soldat qui a adopté une posture humanitaire se trouve projeté dans une action de combat. Leur engagement n'est pas soutenu par un discours de combat".

"Quel discours porte aujourd'hui l'institution militaire dans les médias, quelles sont les images privilégiées dans les reportages ?" s'interroge l'officier psychiatre qui constate "l'évitement des spectacles sanglants". "Le terme verbal défendre n'est-il pas devenu l'euphémisme de celui de combattre. Il y avait autrefois un ministère de la Guerre, devenu ministère des armées, puis aujourd'hui celui de la défense. Ne faudrait-il pas remartialiser notre vocable en parlant de ministère des forces armées ? " demande le médecin.
 
Source du texte : SECRET DEFENSE

11 décembre 2007

Changement climatique : vers un "climat" de violence

Le réchauffement climatique pourrait provoquer une "guerre civile mondiale", met en garde un rapport de l’ONU rendu public lundi à Bali.

L’étude du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a été diffusée - ce n’est pas un hasard - le jour de la remise à Oslo du prix Nobel de la paix à l’ex-président américain Al Gore et aux experts du Giec, pour leurs efforts de sensibilisation aux dérèglements du climat. 

La surchauffe causée par la saturation en gaz à effet de serre risque de déstabiliser dans quelques années des régions entières, expliquent les auteurs du rapport, des scientifiques suisses et allemands pour lesquels "agir pour le climat est agir pour la paix".

Parmi les "points chauds" identifiés figurent le delta du Nil, le Sahel, la Chine, l’Inde, les nations autour du Golfe du Bengale, l’Asie centrale, les Caraïbes, le golfe du Mexique et l’Amazonie. 

"Si le réchauffement climatique n’est pas jugulé, des Etats fragiles et vulnérables, qui sont déjà aujourd’hui assez mal gérés, pourraient imploser sous la pression du réchauffement global, puis générer des ondes de choc vers d’autres pays",a affirmé Hans Schellnhuber, directeur de l’Institut de recherche sur l’impact du climat de Potsdam. 

Il a par exemple expliqué qu’une hausse générale de la température de 5 degrés serait accentuée sur le plateau montagneux tibétain (de +10 à +12 degrés), asséchant durant l’été les fleuves alimentant d’immenses bassins de population, en Chine ou en Inde. 

De même, la fonte des glaciers dans les Andes (Amérique latine) aurait des conséquences selon lui effroyables, coupant l’approvisionnement d’une mégalopole comme Lima (Pérou). 

Autre danger, une hausse de 7 mètres du niveau des océans se traduirait par le déplacement de 500 millions de "réfugiés climatiques". 

Le rapport "trace un scénario crédible pour l’avenir", a prévenu M. Schellnhuber en marge de la conférence sur les changements climatiques organisée à Bali.

Le réchauffement est désormais une réalité prise en compte de façon sérieuse par les experts militaires, a souligné Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE. 

"Les généraux américains, l’état-major de l’Otan et d’autres institutions militaires du monde entier ne considèrent plus le changement climatique comme il était auparavant dépeint, une fiction sortie de l’imagination des écologistes", a-t-il assuré. 

Les spécialistes en géopolitique n’écartent pas des "guerres de l’eau" ou des affrontements dépassant les traditionnelles frontières des Etats, dont ils voient des premières illustrations avec les conflits en Somalie ou au Darfour. 

Avec une hausse de 5 degrés, "nous pourrions avoir quelque chose qui ressemblerait à une guerre civile à l’échelle mondiale", a dit M. Schellnhuber. 

"Du Sénégal à la Corne de l’Afrique, les prédictions sont très sombres", a-t-il ajouté, estimant que des tensions latentes entre des populations menaçaient d’être exacerbées par le réchauffement. 

Le rapport auquel il a participé, intitulé "Le changement climatique, risque pour la sécurité" avait d’abord été baptisé "Vers un climat de violence’".

Source du texte : AFP

27 novembre 2007

Haut-Karabakh : une guerre arméno-azerbaïdjanaise est possible

Un conflit armé entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan est tout à fait possible, a estimé mardi à Astana, au Kazakhstan, le ministre azerbaïdjanais de la Défense Safar Abiev au terme d'une réunion du Conseil des ministres de la Défense de la Communauté des États Indépendants (CEI).

"Une guerre est tout à fait possible tant que des territoires azerbaïdjanais seront occupés par l'Arménie", a indiqué le ministre lors d'une conférence de presse.

Le Haut-Karabakh, région autonome peuplée en majorité d'Arméniens en Azerbaïdjan, s'est séparé de Bakou au terme d'un conflit armé qui a fait 15.000 morts et un million de réfugiés entre 1988 et 1994. Sept régions adjacentes ont été détachées de l'Azerbaïdjan et déclarées "cordon de sécurité".

La situation reste tendue malgré le cessez-le-feu intervenu le 12 mai 1994 à Bichkek et les efforts de médiation du groupe de Minsk de l'OSCE coprésidé par Iouri Merzliakov (Russie), Matthew Bryza (États-Unis) et Bernard Fassier (France).
 
Source du texte : RIA NOVOSTI

20 novembre 2007

Une ville hongroise servira de base à l'OTAN

66beb1e39b450ef5c5bfee88e85f810e.jpgL'Organisation du traité de  l'Atlantique Nord (OTAN) a choisi l'aéroport d'une ville de  l'ouest de la Hongrie comme base pour ses transports aériens  stratégiques, a informé lundi le quotidien national Nepszabadsag.

L'alliance militaire a décidé vendredi de privilégier la ville  hongroise de Pápa, face à celles de Ramstein en Allemagne et de  Constanta en Roumanie, a dit le ministre de la Défense Imre  Szekeres à la presse, dimanche, à Pápa.

Dans cette base de Pápa, l'OTAN devrait stationner 4 avions de transport Boeing C-17 Globemaster III, un appareil  stratégique permettant de transporter 77 tonnes de marchandises  sur 4 450 km.  

Le premier avion devrait atterrir à Pápa fin 2008, et les autres arriveront en 2009. 

Cet appareil aura un rôle central dans le transport des troupes tournantes de l'OTAN déployées en Irak et en Afghanistan, et dans  le soutien logistique. 

Les C-17s seront accompagnés de 200 soldats de plus de 17 nations et d'une équipe de mécaniciens de Boeing.

Source du texte : PORTFOLIO.HU

18 novembre 2007

Riyad craint une attaque américaine contre l’Iran

Craignant les représailles de Téhéran contre ses installations pétrolières, l’Arabie saoudite s’est rapprochée de Moscou, qui a l’oreille des Iraniens dans la crise du nucléaire.

Après avoir misé sur le dialogue, les responsables saoudiens semblent s’être résignés à une attaque américaine contre l’Iran. "Nous nous approchons de plus en plus près d’une confrontation", affirme au Figaro Abdel Mohsen Hakas, le ministre des Affaires sociales. "Le ton de George Bush nous donne à penser qu’il a décidé de ce qu’il allait faire", renchérit Rihab Massoud, bras droit du prince Bandar Ben Sultan, l’ancien ambassadeur saoudien aux États-Unis, très bien introduit outre-Atlantique. Sous-entendu : le président américain ne quittera pas la Maison-Blanche sans avoir "traité" la menace que représente le nucléaire iranien. 

Officiellement, la monarchie saoudienne, alliée de Washington, s’oppose à un nouveau conflit, de peur de voir la déstabilisation du Moyen-Orient s’aggraver. "Mais s’il éclate, les Saoudiens l’approuveront tacitement", note un diplomate occidental à Riyad. Tout autant que le nucléaire, l’Arabie saoudite redoute l’influence grandissante de Téhéran chez les pays arabes sunnites, comme l’Arabie. "Lorsqu’on parle du nucléaire iranien aux Saoudiens, poursuit le diplomate occidental, ils répondent Iraniens en Irak, Iraniens au Liban, Iraniens en Palestine et en Syrie."

Adossée à ses richesses pétrolières et gardienne des lieux saints musulmans, l’Arabie se voit comme le défenseur du monde sunnite face à l’Iran chiite. À l’été 2006, Riyad dénonça "l’aventurisme" du Hezbollah libanais, allié de l’Iran, qui déclencha les hostilités face à Israël.

Malgré cette tentative de coup de force iranien dans un pays cher aux Saoudiens, au cours des mois qui suivirent, le prince Bandar rencontra à plusieurs reprises son homologue iranien à la tête du Conseil national de sécurité, Ali Larijani, qui vient de démissionner. Sous l’égide du roi Abdallah, les Saoudiens tenaient à maintenir le contact avec leurs voisins.

"Depuis dix mois, nous ne sommes plus allés en Iran, regrette Rihab Massoud. Sur la question du nucléaire comme sur le Liban, nous avons le sentiment que discuter avec les Iraniens ne produit aucun résultat."

L’Arabie fut encore déçue par la visite du président Mahmoud Ahmadinejad en mars à Riyad, qui ne déboucha sur aucune concession iranienne. Au contraire, les Saoudiens continuèrent d’observer l’emprise croissante de Téhéran chez les chiites d’Irak ; et aujourd’hui que les bruits de bottes se rapprochent, ils redoutent des infiltrations iraniennes parmi leur minorité chiite, vivant dans les provinces pétrolières à l’est du royaume. 

Pour le ramadan, bien peu d’Iraniens ont été vus en octobre à La Mecque. Dernièrement, la seule rencontre à haut niveau fut celle entre le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince Nayef, et son homologue iranien des Renseignements et de la Sécurité, Gholam-Hossein Mohseni-Ejei. Attendu au prochain sommet de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), ce week-end dans la capitale saoudienne, le président Mahmoud Ahmadinejad devrait toutefois s’entretenir avec le roi Abdallah. 

Même si les Américains n’ont pas besoin du territoire saoudien pour frapper l’Iran, Riyad s’inquiète d’éventuelles représailles iraniennes contre ses installations pétrolières. "Si les Iraniens veulent faire mal aux États-Unis, ils chercheront à stopper nos lignes d’approvisionnement pétrolières en attaquant le terminal d’Abqaiq ou la raffinerie de Ras al-Tannoura", prévient M. Hakas. Ces craintes expliquent l’extrême prudence de la diplomatie saoudienne à s’afficher face à l’Iran. "Quand on leur propose une déclaration commune sur le nucléaire, ils refusent", reconnaît un diplomate français. 

Le long des côtes du golfe Persique, l’armée ou la marine saoudienne ne donnent pas l’impression de se préparer à un conflit. Lorsqu’il y a quelques mois, un navire iranien – cherchant à tester les capacités de ripostes adverses – entra dans les eaux territoriales saoudiennes, la réponse de Riyad fut là encore parfaitement proportionnée. 

Alors que la France et la Grande-Bretagne encouragent un durcissement des sanctions contre l’Iran, la diplomatie saoudienne veut croire en une médiation de la Russie. "Les Russes ont de bonnes relations avec les Iraniens, estime Rihab Massoud, ils peuvent jouer un rôle utile."

Après la visite de Vladimir Poutine – la première d’un chef du Kremlin chez les Saoud – le prince Bandar s’est rendu à Moscou ; et pour récompenser ses nouveaux partenaires russes, Riyad devrait leur acheter près d’une centaine d’hélicoptères. "Mais les Russes nous ont confié que l’ambiance à Téhéran leur rappelait étrangement l’atmosphère à Bagdad les mois précédant la guerre en 2003", constate amèrement Rihab Massoud.

Source du texte : FIGARO.FR

17 novembre 2007

Doctrine : Stabilisation (fonction stratégique, phase décisive)

 
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