04 septembre 2008

La France en guerre en Afghanistan

Pendant tout l'été 2008, le journaliste Paul Comiti, accompagné d'Ariane Quentier, a filmé le quotidien des soldats du 8e RPIMA en Afghanistan. Ce régiment est tombé dans une embuscade des talibans le 19 août dernier. Entre embuscades et peur des attentats-suicide, quel est le quotidien des soldats français engagés en Afghanistan ? Comment font-ils face à un ennemi qui gagne chaque jour du terrain ? L'armée française est-elle engagée dans une impasse militaire ? Paul Comiti est également allé à la rencontre des talibans : il a pu interviewer en exclusivité le porte-parole du mollah Omar, le mollah Mulawaki, et a recueilli le témoignage édifiant de deux adolescents fanatisés, emprisonnés à Kaboul pour avoir tenté de commettre des attentats suicides contre les soldats américains.

Lire la suite

Les soldats allemands de la Bundeswehr en Afghanistan

03 septembre 2008

Massoud l'Afghan : Un film de Christophe de Ponfilly

Des journalistes ont retrouvé les talibans qui ont abattu les 10 soldats français

Eric de Lavarène (Paris Match) a rencontré un des assaillants qui ont tendu un piège fatal aux hommes du 8e RPIMa le 18 août dernier en Afghanistan.

afgha.jpgCelui qui commande un des groupes responsables de la terrible attaque contre les soldats français se fait appeler le commandant Farouki. Il affirme être originaire de la province de Laghman. Il a environ 30-35 ans, comme la plupart de ses hommes. Ils seraient plus de 500. L’entretien ne va durer que quelques minutes. Personne ne s’attarde, dans ces régions.

Lire la suite

17 août 2008

Une nouvelle figure du partisan : L'insurgé innovant

irakien2.jpgMême si tout concept théorique est, par définition, réducteur et si l'on peut s'agacer de la manie américaine de tout transformer en slogan marketing, la "G4G" (Guerre de 4e Génération) parvient à capter et à rendre intelligible diverses tendances de fond caractérisant l'évolution récente du rapport du Faible au Fort. Sous le double effet de la mondialisation et de l'irruption des nouvelles technologies, en particulier celles de l'information, si l'asymétrie perdure, tout le reste change : l'adversaire, le champ de bataille, les modes opératoires, les dynamiques conflictuelles, les règles de la guerre et les objectifs finaux de celle-ci.

La première mutation concerne l'adversaire, le Faible des temps numériques auquel se heurte la puissance occidentale. Il n'est effectivement plus étatique, ou s'il l'est, il ne le reste que quelques heures ou quelques jours, le temps que sa structure étatique d'origine (régime des Talibans, Irak de Saddam Hussein) s'effondre sans rémission sous l'effet des coups de boutoir des armées occidentales pratiquant une guerre de haute intensité. Le militaire vaincu se recycle et resurgit, plus ou moins rapidement en insurgé, en criminel, combinant parfois plusieurs casquettes en même temps : soldat d'une nouvelle armée le matin, milicien l'après-midi, bandit le soit... La défaite, puis la dissolution de l'armée irakienne au printemps 2003 offre un exemple magistral de cette métamorphose, pour le plus grand profit des divers groupes rebelles sunnites. A contrario, la réorganisation des nouvelles forces de sécurité irakiennes se fait, elle, pour le plus grand profit des milices chiites, qui les noyautent allégrement. L'adhésion à la structure étatique n'est que factice, partielle, à mi ou à tiers-temps. La véritable adhésion est ailleurs, religieuse, partisane, clanique...

Lire la suite

01 août 2008

Ximenès : Essai sur la guerre révolutionnaire

rebelle.jpgXimenès, pseudonyme des généraux Prestat et Saint-Macary, expose brillamment, en février 1957, le noyau des conceptions de l'adversaire. Ayant tiré les leçons de la guerre révolutionnaire au Viêt-nam, il devait par la suite tenter de retourner celles-ci contre l'adversaire lui-même, en Algérie.

Lire la suite

19 juillet 2008

Wars and Civilizations : Revolution (1/6)

Lire la suite

25 mai 2008

La guérilla espagnole dans la guerre contre les armées napoléoniennes (1/2)

1928462246.jpgLe terme guérilla est entré aujourd’hui dans le langage commun en plusieurs langues : guerrilla warfare en anglais, guerriglia en italien, Guerrillakrieg ou simplement Guerrilla en allemand, guerrilha en portugais, langue qui toutefois emploie aussi le terme guerra subversiva (2). La signification attribuée au mot est – par convention – désormais reconnue et acceptée partout. La définition la plus complète à ma connaissance parle de « lutte illégale d’organisations ou groupes non autorisés à des opérations militaires, contre le pouvoir légitime de l’État ou contre une puissance d’occupation » (3). De toute évidence cette définition est rigoureusement juridique, puisqu’en effet, tout groupe de civils armés qui s’adonne à des opérations militaires agit de manière « illégale ». Ce n’est pas le lieu d’entamer ici une discussion concernant l’absence de reconnaissance de la guérilla par les conventions de guerre, même les plus récentes.

Lire la suite

La guérilla espagnole dans la guerre contre les armées napoléoniennes (2/2)

1125085352.jpgSur la composition socio-professionnelle des guerrilleros, l’on ne dispose jusqu’à présent que de l’ébauche d’étude de Nicolas Horta Rodríguez (39), mais des avancées importantes sont attendues aussi bien du côté de la prochaine publication de Ronald Fraser (40), que des recherches en cours de Charles Esdaile et Leonor Hernández Enviz, visant à la constitution d’une vaste base de données incluant la totalité des guerrilleros pour lesquels on détient au moins un témoignage documentaire.

Lire la suite