15 mai 2008
Journée normande (VIe édition)
00:32 Publié dans Evènements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 février 2008
Gazprom ou la bombe G : ce soir sur Arte (21h00)
Du Monde selon Gazprom au Prisonnier du Kremlin, “Thema” fait aussi le portrait de la nouvelle Russie selon Poutine, sûre d’elle et conquérante. Entretien avec Jean-Paul Billault, producteur pour l’agence CAPA des deux documentaires.
Quel a été le déclencheur de ce voyage au long cours dans la maison Gazprom ?
Jean-Paul Billault : La crise avec l’Ukraine, à l’hiver 2005/2006, qui annonçait, semble-t-il, une ère nouvelle dans les relations de la Russie avec le monde extérieur, par le biais de sa position privilégiée sur le marché des hydrocarbures. Une hypothèse confirmée avec éclat en 2007. Depuis que le tournage a commencé, en février, les événements n’ont cessé de s’accélérer, du fait de la situation énergétique mondiale, mais aussi du calendrier électoral russe. La vraie difficulté, ce fut de décréter la fin du tournage, parce qu’il y avait toujours un élément à ajouter. Finalement, on a intégré la désignation, en décembre, de Dmitri Medvedev comme dauphin par Vladimir Poutine. À moins d’un rebondissement de dernière minute sur cette candidature, je crois que l’essentiel y est.
Comment êtes-vous parvenus à entrer à Gazprom ?
Il fallait disposer de contacts efficaces à l’intérieur des réseaux en place au Kremlin, ce qui était le cas d’Alexandre Dolgorouky, le réalisateur. Cela a pris longtemps pour obtenir l’accord des gens de Gazprom, mais ensuite, ils ont été tout à fait fair-play. Aujourd’hui, ils ont envie de s’expliquer et ce qu’ils disent relève du discours officiel de n’importe quelle grande entreprise. Nous voulions mettre en lumière une stratégie qu’ils ont eux-mêmes envie de défendre publiquement, et montrer une puissance dont ils sont fiers. En revanche, le montage s’est avéré extrêmement compliqué, parce qu’il y a énormément d’aspects différents dans la question du gaz et de sa gestion en Russie alors qu’elle est globalement méconnue en France. Les Européens en ont une vision étroitement géocentriste, alors que l’un des enjeux principaux, c’est justement cette volonté russe de rééquilibrage au profit de l’Asie. Il fallait construire un récit qui intègre tous ces éléments sans noyer le téléspectateur.
Avec ce discours officiel, ne craigniez-vous pas de relayer la propagande du pouvoir russe ?
Ce discours est largement mis en perspective dans le film par des contradicteurs, mais nous n’avons pas cherché à infirmer ou confirmer la véracité de certaines affirmations de part et d’autre – il aurait sûrement fallu pour cela mener une investigation sur beaucoup plus d’un an. Notre propos n’était pas de découvrir des secrets d’État, mais d’être aussi clairs et synthétiques que possible, tout en privilégiant les enjeux géostratégiques. En revanche, Le prisonnier du Kremlin évoque beaucoup plus directement et plus crûment les dessous de la politique russe. J’ai d’ailleurs été heureusement surpris par la liberté de ton des Russes qui interviennent, peut-être parce que nous avons tourné en juin, plusieurs mois avant le lancement de la campagne électorale. Peut-être aussi parce que la Russie change, et très vite. C’est aussi l’ampleur de ce changement que nous voulions donner à voir à travers cette soirée.
14:05 Publié dans Evènements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gazprom
09 décembre 2007
Au théatre (jusqu'au 23 décembre) : Gengis Khan

Dans une mise en scène toute au service de la prose ample et claire d’Henri Bauchau, 10 comédiens et 2 musiciens nous entraînent à travers l’Asie médiévale dans une épopée pleine de bruit, de fureur et d’humanité (au sens grec).
Oeuvre de poète, Gengis Khan est traversé par le souffle de l'épopée. Réunissant plus de 30 personnages sur 40 ans, embrassant l'Asie de Pékin à Samarkand, la pièce d’Henri Bauchau, écrite en 1955, retrace le destin d'un homme à l'énergie formidable : Témoudjin, obscur nomade mongol, qui deviendra Gengis Khan et mourra à la tête d'un empire pacifié de la Corée à l'Ukraine.
Au commencement, Témoudjin, le germe : un être pied de glaise émerge d'un torrent, enchaîné et fouillé de tout ; à la fin, un arbre gigantesque, l'Empire de Gengis Khan, couvre le monde de ses innombrables branches "à mi-chemin entre deux océans"...
Hors des normes et des genres dramatiques, plus proche de la poésie épique des cultures naissantes que de la tragédie tendue des civilisations accomplies, la prose ample et claire de Bauchau raconte la germination et la croissance fabuleuse de cet "arbre de Gengis Khan", qui, né de la boue des steppes, montera à l'assaut du ciel et regardera Dieu en face.
Le destin de Gengis Khan selon Bauchau, c'est la rencontre violente et les épousailles du vent et de la terre, du torrent et du relief, du rêve sans limite et de la réalité qui l'infléchit, de l'énergie brute et de la forme qui la canalise... Sur son passage, il y a ce qui cède : les armées, les murailles, les villes, les royaumes... et il y a ce qui résiste : la liberté du cavalier mongol, l'éternité du paysan chinois, la patience du jardinier perse, l'amour de la jeune femme, l'obstination de l'héritier, la mort... Ce qui cède il l'anéantit, mais il épouse ce qui lui résiste.
Gengis Kahn n'est pas un héros tragique : il n'est pas soumis à la fatalité, il est lui-même la fatalité. Sur sa trajectoire, des mondes s'écroulent ; dans son sillage, des vies se brisent ou se transforment : c'est le sage Timour, le premier ami, l'alter ego mongol, que sa fidélité sans borne conduira à la mort ; c'est le Roi d'Or qui sombre dans la folie , anéanti par la terrifiante brutalité du Mongol ; c'est Choulane, la jeune femme perse, la femme aimée, qui ira au sacrifice, déchirée entre son amour et ses racines ; c'est Tchélou T'saï, enfin, le demi-chinois, "ministre de l'arc-en-ciel", le bras droit successeur de Timour, qui en choisissant de servir Gengis Khan fera entrer la lumière chinoise dans l'ombre mongole, et retournera la puissance destructrice du barbare en force régénérante et pacificatrice.
S'interrogeant sur ce qui préside à la fondation des Empires, la pièce de Bauchau s'inscrit dans les préoccupations d'un siècle qui en a vu naître et mourir plusieurs. Or, à l'opposé des grands empires sédentaires et bâtisseurs, à visée hégémonique, qui absorbent et dissolvent leurs conquêtes, l'Empire Mongol frappe par sa singularité : nomade et destructeur, il adopte ce qu'il conquiert et finalement le régénère.
Comme les grandes pièces historiques de Shakespeare, le Gengis Khan d'Henry Bauchau parle de politique : révoltes de sans-terre, trônes renversés, meurtres d'État, transmission du pouvoir... Mais plus encore, il nous parle de l'homme et de sa confrontation au réel, du travail du temps sur l'individu et sur les civilisations, du souffle vital en général, de son extinction et de ses renaissances.
Loin de l'ironie démythificatrice propre à la plupart de ses contemporains, Henry Bauchau, finalement hors du temps, propose un théâtre qui renoue avec ses origines et qui de nouveau parle le langage du mythe.
Eric PELLET
CONTEXTE :
La fondation par un nomade d’un empire aussi exceptionnel par sa taille que le fut l’empire mongol de Gengis khan est un cas de figure que nos esprits et nos cultures de sédentaires appréhendent parfois malaisément. Au nomade on associe plus souvent les notions de barbare, de violence, voire de férocité, comme également on lui prête un environnement tribal forcément primitif et sauvage bien éloigné des exigences d’un État organisé. Pourtant, si la violence est souvent présente dans le monde de guerriers nomades établis dans les steppes de l’Asie continentale, elle n’est par leur apanage. Ces derniers recourent, certes, à l’extermination de populations entières, mais ce n’est pas tant la cruauté du procédé qui impressionne l’observateur. Le plus frappant sans doute est la façon systématique visant à l’efficacité avec laquelle ils agissent, ainsi que le peu de cas qu’ils font des infrastructures mises en place par les sédentaires. Il faut voir là une stratégie de conquête et l’application de principes à leurs yeux supérieurs plutôt qu’actes de pure cruauté.
Temoudjine, qui sera fait grand khan sous le nom de Gengis khan en 1206, est issu de ces peuples guerriers de pasteurs nomades, établis dans la zone des steppes limitée au nord par la forêt sibérienne, au sud par les terres cultivées des sédentaires. Parmi ces peuples, certains sont de langues turques, les autres de langues mongoles, d’autres encore de langues toungouses (tels les Djourtchètes de la dynastie d’Or), voire tibétaines. Ils bataillent pour obtenir la suprématie dans les steppes et pour avoir accès, de gré ou de force, aux marchés des sédentaires. Les relations avec ces derniers sont complexes. Les élites nomades ont pris goût depuis des siècles aux produits variés des sociétés sédentaires, tissus, céréales et objets de luxe, et, à défaut de pouvoir les obtenir par des accords diplomatiques et des alliances stratégiques, ils organisent des raids sur les marchés frontaliers d’où ils tirent du butin et des captifs, parmi lesquels les artisans les plus compétents.
Ces princes des steppes peuvent être à certaines périodes vassaux de dynasties chinoises ou sinisées, puis se trouver quelques décennies plus tard régnant sur une partie de la Chine à la tête d’une dynastie de conquête, prospère et progressivement sinisée mais riche de ses particularités. Les chroniques des sédentaires reprises par l’historiographie parlent souvent de “tribu” pour qualifier l’organisation des nomades. Ce terme restitue mal la réalité de ces royaumes ou confédérations qui rassemblaient autour d’un khan puissant des princes et vassaux alliés, formant des entités politiques fortement hiérarchisées et organisées. A l’affaiblissement d’une dynastie régnante succédait la montée en puissance d’une autre, généralement issue d’un vassal qui reconstituait à son profit une nouvelle entité et imposait à son tour son ordre. Les institutions et les formes de gouvernement produites par ces pasteurs nomades et guerriers témoignent de nombreux points communs, à commencer par l’organisation militaro-administrative.
C’est fort de cette solide culture politique hégémonique des nomades des steppes que Gengis Khan fonde son entreprise de conquête. “Ordre”, “règle”, “alliance”, “vengeance”, “loyal”, “rebelle”, “volonté du Ciel” qui fait le destin de chacun, telles sont quelques-unes des notions qui ponctuent le discours de ces princes nomades et que nous restitue en particulier l’Histoire secrète des Mongols qui relate du point de vue des Mongols la fondation d’un empire par Temoudjine, jeune noble mongol “aux yeux pleins de feu”. Avec quelques autres prétendants au trône, il possède la légitimité lignagère nécessaire pour restaurer la royauté mongole tombée sous les coups des Tatars, ennemis jurés des Mongols, alliés au roi d’Or, dynastie elle-même d’origine nomade régnant alors en Chine du Nord qui avait mis à mort de façon ignominieuse le dernier roi mongol. A l’origine de l’entreprise de conquête de Temudjine, on trouve ainsi la volonté de rassembler la nation mongole éparpillée et l’accomplissement du devoir de vengeance inscrit dans la loi des steppes, tâches tentées sans succès par son père mais dont lui seul s’acquittera en fin politique autant qu’en fin stratège.
Marie-Dominique Even
--------------------------------------------------------
- 103 A, boulevard Auguste Blanqui 75013 Paris
- Jusqu'au 23 décembre 2007
- Tarif : 22 €
- Réservation obligatoire au 01 45 88 62 22
- Durée : 2h20 sans entracte
00:15 Publié dans Asie, Evènements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gengis Khan, Mongols, steppe, épopée, empire nomade
27 juin 2007
Exposition : Furûsiyya, chevaliers en pays d'islam
L’ambition de la collection de la Furusiyya Art Foundation – consacrée aux arts équestres dans l’islam –, dont l’Institut du monde arabe présente aujourd’hui à son public les plus beaux fleurons, consistait prioritairement à l’origine en l’acquisition de pièces anciennes, c’est-à dire antérieures au XVIe siècle. À l’époque, un tel matériel était quasiment inconnu sur le marché de l’art et ne faisait l’objet que de rares mentions dans les revues, les catalogues et les ouvrages spécialisés. Une recherche de tous les instants et des études circonstanciées ont été nécessaires à l’identification des pièces, désormais rassemblées. Il a fallu aussi, parfois, beaucoup de chance… Peu à peu, la prestigieuse collection s’est également ouverte aux pièces plus récentes, souvent admirables ; elle couvre aujourd’hui dix siècles (VIIIe-XVIIIe siècle) de production dans ce domaine.
Quant aux pièces les plus récentes de la collection (XVIIe-XVIIIe siècle), elles gardent la mémoire des modèles antérieurs et viennent témoigner de cela que l’esprit de la chevalerie a perduré bien après que se soit répandu l’usage des armes à feu ; elles se distinguent aussi par leur ornementation raffinée et le recours à des matériaux précieux.
Une telle exposition, outre qu’elle permet au public de découvrir un domaine encore peu connu, consiste à lui faire prendre conscience de la place occupée par les armes, les armures et l’équipage du chevalier dans la production générale des arts de l’islam. Plutôt que mettre en place une présentation par typologie d’armes et d’équipements, le parcours de l’exposition se trouve, bien plutôt, lié à des ensembles thématiques qui sont abordés successivement : formes et techniques de façonnage, les atours du chevalier (du combat à la parade), le recours à la protection divine, l’archerie (comme discipline d’adresse), le harnachement et les techniques de monte, les poignards comme joyaux masculins… Ménageant des ambiances particulières pour chaque ensemble, un soin tout spécial est apporté à la mise en lumière des pièces afin de souligner tant le raffinement du forgeage que du décor. Des images agrandies de miniatures issues de manuscrits islamiques viennent resituer dans leur contexte l’usage des pièces exposées.
Jusqu'au 21 octobre
Institut du Monde Arabe
1 rue des Fossés-Saint-Berrnard
Place Mohammed V
75005 Paris
Tél : 01 40 51 38 38
08:05 Publié dans Evènements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31 mars 2007
Exposition : premières nations (collections royales)
L’exposition présente, pour la première fois depuis des décennies, les plus importants objets du musée du quai Branly en rapport avec les premières nations du Canada et des États-Unis.
En les replaçant dans le contexte de l’histoire des collections ethnographiques françaises, ce projet permet de prendre conscience de l’intérêt profond porté par l’Europe pour d’autres régions du monde et la manière dont elle a préservé l’héritage culturel de l’humanité.
L’ouvrage publié à cette occasion est une étude exceptionnelle des liens qui ont uni la France et l’Amérique du Nord dès le XVIIe siècle. Il s’attache particulièrement au regard porté, en France, sur des objets qui, après avoir été considérés comme des curiosités “sauvages”, sont ensuite devenus de véritables objets d’ethnographie. Costumes, ornements, armes et outils mais également les remarquables peaux peintes de bison permettent de découvrir la diversité des créations des tribus Naskapi, Micmac, Huronnes, Mohawk ou Ojibwa.
Recueillis par des explorateurs, des officiers, des commerçants ou des missionnaires, en poste dans les états de la Nouvelle-France ou de la Louisiane, ces objets ont fait partie des collections royales. Un ensemble important a été déposé à la Bibliothèque nationale de France au cours de la Révolution française, les armes ont été regroupées au Musée de l’Armée.
Une autre collection, a été transférée à la bibliothèque municipale de Versailles. Entre 1878 et 1934, ces pièces ont été réunies au sein du Musée d’Ethnographie du Trocadéro (futur musée de l’Homme). Aujourd’hui, dans le cadre du musée du quai Branly, le public international (re)découvre ces trésors, quasi inconnus.
Tarif plein : 8.50 € / Tarif réduit : 6 € (étudiants)
Horaires : Mardi au dimanche de 10h00 à 18h30 (le jeudi jusqu'à 21h30)
Sous la direction de Christian Feest, conservateur au museum für Völkerkunde de Vienne
Auteurs :
- Gilles Havard, Centre de recherches sur l’histoire des Etats-Unis et du Canada, université de Paris VII
- Sylvia Kasprycki, Institut für Historische Ethnologie, Francfort
- Pascal Riviale, conservateur au musée d’Orsay
20:55 Publié dans Evènements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02 décembre 2006
En 2008, Soyouz sera lancé à Kourou
Une grande, une moyenne, une petite : avec Ariane 5, Soyouz et Vega, l'Europe aura constitué dans deux ans une « écurie » spatiale capable de lui offrir une indépendance d'accès à l'espace inégalée à ce jour. Que ce soit en orbite basse ou géostationnaire (36 000 km d'altitude) et pour tous les types de satellites.
Dés la mise à feu, une lumière blanche, aveuglante comme un flash, sature la rétine, tandis que d'immenses volutes de fumée s'engouffrent dans le carneau, une excavation de 45 mètres de profondeur, creusée à même le granit sous le banc d'essai des accélérateurs à poudre du Centre spatial guyanais de Kourou. Pendant 107 secondes, le tout nouveau moteur P 80 du premier étage de Vega, le futur lanceur léger de l'Europe, crache son feu avant d'être noyé sous un déluge d'eau. Fin du spectacle...
« La beauté de notre travail, c'est que nous brûlons des mois d'efforts en moins de deux minutes », confie, sous les applaudissements, Stephano Bianchi, chef du programme Vega à l'Agence spatiale européenne (ESA).
« Une étape fondamentale dans le développement de Vega a été franchie », confirme quelques heures plus tard, Philippe Pascal, le responsable du développement du P 80 au Centre national d'études spatiales (Cnes) en présentant les premiers résultats des 600 mesures (pression, poussée, temps de combustion...) de ce test grandeur nature, destiné à reproduire, de manière statique, l'intégralité d'une séquence de vol.
Lancé en 1999, par l'ESA, en même temps que le programme Vega, avec un budget de 131 millions d'euros pris en charge à 52 % par le constructeur italien Avio (une première en Europe !) et à 34 % par la France, le P 80 représente une avancée majeure.
«Un véritable démonstrateur technologique »
De par ses mensurations (12 mètres de haut pour 3 mètres de diamètre) et ses performances (250 tonnes de poussée maximum), c'est d'abord le plus grand moteur monobloc en matériau composite (l'enveloppe est en fibre de carbone bobinée) jamais réalisé en Europe. Ensuite, comme l'explique Michel Eymard, directeur des lanceurs au Cnes, « les innovations importantes effectuées à tous les niveaux en font un véritable démonstrateur technologique ». Avec des retombées possibles sur les futurs moteurs à poudre d'Ariane 5 dont il est prévu de réduire de 30 % le coût du lancement à l'horizon 2010.
« Grâce aux essais menés avec succès ces onze derniers mois, notamment sur les moteurs des trois autres étages de Vega, nous pouvons désormais tabler sur un premier lancement à la mi-2008 à Kourou », pronostique Stephano Bianchi.
Six fois moins massive qu'une Ariane 5, Vega a été conçue pour lancer sur orbite basse (700 kilomètres d'altitude) un ou plusieurs petits satellites pesant une tonne et demie au total. Le tout au plus bas coût possible, en faisant appel, le cas échéant, aux compétences et aux installations existantes. C'est ainsi que la base ELA 1, utilisée pour le premier tir d'Ariane le 24 décembre 1979, sera réaménagée pour lancer Vega.
Malgré cela, le budget total du programme - financé à 65 % par l'Italie, très loin devant la France (15 %) - s'élève tout de même à 560 millions d'euros, auquels s'ajoute une enveloppe de 246 millions d'euros destinée au financement des cinq premiers exemplaires de la fusée, tous destinés à lancer des satellites scientifiques de l'ESA (IBDM, Aeolus, Lisa PF, Swarm et Proba 3).
Pour les cinq vols suivants, le coût du lancement a été fixé à 21 millions d'euros. Ce prix sera-t-il suffisamment attractif ? Et l'état du marché permettra-t-il d'assurer la cadence prévue de deux puis quatre tirs par an ? Yannick d'Escatha, le président du Cnes, se montre optimiste. « Je voudrais que Vega soit déjà là, s'exclame-t-il. Nous avons beaucoup de satellites de moins d'une tonne à lancer ne serait-ce que dans le programme GMES, de surveillance et d'observation de la Terre. Aujourd'hui, l'Europe n'a aucun moyen de le faire par ses propres moyens. »
Source : FIGARO.FR
12:25 Publié dans Evènements, France, Géopolitique, Russie, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Espace, Soyouz, Véga, Ariane, Kourou
22 octobre 2006
Au moins 13 corps de soldats allemands exhumés en France
Une opération d'exhumation d'au moins treize cadavres de soldats allemands tués durant les combats de la Seconde Guerre mondiale s'est déroulée le 18 octobre à Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes.A 17h30, l'équipe de bénévoles travaillant sur la fouille avait extrait les restes de sept corps et commencé à dégager les ossements de six autres corps qui reposent à environ un mètre sous terre, dans un bois à la sortie de cette commune située à une quinzaine de kilomètres de Nice. Ils poursuivront leur travail demain et n'excluent pas de découvrir un ou deux corps supplémentaires portant le total à quatorze ou quinze soldats.
"Il s'agit de militaires certainement tués lors d'une bataille qui a opposé le 26 août 1944, après le débarquement des alliés en Provence, les soldats de la Wehrmacht aux troupes américano-canadiennes", a expliqué Jean-Loup Gassend, 24 ans, étudiant en médecine féru d'histoire qui a localisé la fosse à partir de témoignages recueillis auprès des habitants du village. "Les corps ont été transportés dans ce bois, après les combats, par les villageois qui les ont enterrés", poursuit le jeune homme qui a rapidement informé de sa découverte l'association VDK (Volksbunt Deutsche Kriegsgräberfürsorge), chargée de l'entretien des cimetières militaires allemands en France.
Le Français Julien Hauser s'occupe pour VDK de retrouver les corps des 7.000 soldats allemands estimés disparus sur le territoire français. Contacté par l'historien amateur, il s'est rendu à Villeneuve-Loubet pour superviser l'opération de fouilles. "Il s'agit d'une des plus importantes découvertes de corps de soldats allemands des dernières années", a estimé M. Hauser.
09:55 Publié dans Evènements, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mémoire, soldats allemands












