24 avril 2008
Union européenne et sécurité énergétique
Claude Mandil, ancien directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), a remis, le 21 avril, son rapport au Premier ministre sur la sécurité énergétique dans l’Union européenne.
La solidarité énergétique des États membres est préconisée ainsi que le renforcement des interconnexions, tant électriques que gazières. Ces pistes de réflexion alimenteront les propositions de la Présidence française de l’Union européenne dès cet été.
Télécharger le rapport : SÉCURITÉ ÉNERGÉTIQUE
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03 avril 2008
Carte de l'Europe
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03 mars 2008
Mise en garde de l'armée arménienne après huit décès à Erevan
L'armée arménienne a fait savoir qu'elle réprimerait par la force de nouvelles manifestations de l'opposition, au lendemain d'émeutes qui ont fait 8 morts dans cette ancienne république soviétique.
Le président Robert Kotcharian a signé un décret proclamant l'état d'urgence jusqu'au 20 mars "afin d'empêcher que l'ordre constitutionnel ne soit menacé".
Des manifestants munis de bâtons et de cocktails molotov ont protesté dimanche contre le scrutin présidentiel du 19 février, selon eux entaché de fraudes.
"Toute tentative d'organiser des actions de masse sera immédiatement contrée par de très fortes contre-mesures des forces armées d'Arménie", a déclaré le général Seyran Ohanyan, chef d'état-major de l'armée, dans un communiqué.
"Je vous demande, en particulier, de vous abstenir de toute tentative de rassemblement, même en petits groupes, dans la ville d'Erevan."
Le chef de l'opposition, l'ancien président Levon Ter-Petrossian, a imputé ces violences à la brutalité de la police.
"Nous ne renoncerons pas, nous nous battrons jusqu'au bout", a-t-il déclaré aux journalistes lors d'une conférence de presse organisée dans sa résidence, datant de l'époque soviétique. Il a exhorté toutefois ses partisans à attendre la levée de l'état d'urgence pour manifester à nouveau dans la capitale.
Les partisans de Ter-Petrossian affirment que Kotcharian dirige un État corrompu où ne prospèrent que ceux qui sont proches de l'élite dirigeante. Le gouvernement rejette ces allégations.
Les partisans de Ter-Petrossian accusent Kotcharian d'avoir truqué l'élection présidentielle en faveur de son allié, le Premier ministre Serj Sarksian. Ter-Petrossian, qui a officiellement remporté 21,5% des suffrages contre 53% pour Sarksian, a dit qu'il avait été placé en résidence surveillée.
À Washington, le département d'État a invité les deux camps à éviter toute nouvelle violence, à agir dans le strict respect de la loi, à faire montre de retenue et à reprendre le dialogue politique, indique le site internet officiel de la diplomatie américaine (www.state.gov).
Des soldats se sont répandus dans les rues d'Erevan et en ont bouclé les principales places. Des voitures carbonisées étaient visibles dans les rues et des commerçants victimes de pillages déblayaient les bris de verre.
"C'est un cauchemar. Regardez ce qu'ils ont fait à notre ville", a déclaré une étudiante de 25 ans, Emma Karapetian. "Je déteste autant les leaders de l'opposition que nos autorités."
Des véhicules blindés transport de troupes ont pris position en divers points de la ville tandis que des camions transportant des bobines de fil barbelé sillonnaient les rues.
Ces violences sont les pires en Arménie depuis 1998, année où un soulèvement populaire avait contraint Ter-Petrossian à démissionner. On ignore combien de policiers et de manifestants figurent parmi les personnes tuées dimanche.
Kotcharian a accusé les manifestants d'avoir utilisé des armes à feu et des grenades et d'avoir planifié un coup d'État. L'opposition a rejeté ces accusations en affirmant n'employer que des moyens pacifiques.
L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a dépêché dimanche un émissaire à Erevan pour rencontrer les autorités.
Ces troubles risquent de déstabiliser l'Arménie, pays de 3,2 millions d'habitants, pauvre et enclavé dans les monts du Caucase mais placé sur une voie de transit importante pour les livraisons de gaz et de pétrole en provenance de la mer Caspienne. C'est le plus proche allié de Moscou dans la région.
Source du texte : L'EXPRESS.FR
08:11 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arménie, émeutes, erevan
23 février 2008
Napoléon Bonaparte (1/8)
16:50 Publié dans Europe, France, Guerre, Russie, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Napoléon Bonaparte, Grande Armée
22 février 2008
Braveheart : entre mythe et réalité (1/3)
14:35 Publié dans Europe, Moyen Age, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Braveheart, William Wallace
Bilan 2007 de la politique de sécurité et de défense de l'Union européenne
Le petit tour d’horizon qui suit se propose de résumer les principaux développements de l’année 2007 en matière de Défense européenne. Pour ce faire, deux remarques préliminaires s’imposent. La première est terminologique ; elle concerne la dénomination PESD (politique européenne de sécurité et de défense) utilisée jusqu’à aujourd’hui, y compris dans cet article. Elle deviendra, une fois le nouveau traité ratifié, la PSDC (politique de sécurité et de défense commune). La deuxième remarque consiste à souligner que les développements et les débats au cours de l’année 2007 continuent à graviter autour du concept le plus controversé de la Défense européenne, à savoir le terme « d’autonomie ». [1] Que ce soit dans le domaine institutionnel (lancement du Centre d’opérations de l’UE, longtemps interdit par égard à la primauté supposée de l’OTAN) ou dans celui de l’armement (affirmation de l’exigence de « non-dépendance » pour les technologies clés de défense), en 2007 la PESD poursuivit sa marche timide mais inexorable vers une mise à nu édifiante des divergences fondamentales des Etats membres sur l’essence même de leur aventure.
12:45 Publié dans Europe, Otan, Textes de réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21 février 2008
Maroc : terrorisme, braquage, finance et politique
Le parti de Mostafa Mouatassime et Mohamed Regala devait servir de couverture officielle à un projet remontant à plusieurs années et visant l'assassinat de plusieurs personnalités, civiles, militaires et de confession juive, ainsi que plusieurs autres cibles.
Le réseau "Belliraj" procédait aux braquages en Europe, au transfert des fonds, aux opérations immobilières, touristiques et commerciales au Maroc à des fins de blanchiment pour financer ses projets. En décrétant la dissolution du parti "Al Badil al-Hadari", le Premier ministre, M. Abbas El Fassi, s'est conformé aux dispositions de l'article 57 de la loi relative aux partis politiques.
Cet article, dans sa clarté limpide, dispose que "sera dissous, par décret, tout parti politique qui inciterait à des manifestations armées dans la rue, ou qui présenterait, par sa forme et son organisation militaire ou paramilitaire, le caractère de groupes de combat ou de milices privées ou qui aurait pour but de s'emparer du pouvoir par la violence, de porter atteinte à la religion islamique, au régime monarchique ou à l'intégrité territoriale du Royaume". Invoqué et appliqué aujourd'hui à l'encontre de "Al Badil al-Hadari", cet article peut-il prêter à équivoque au moment où, d'une découverte stupéfiante de réseau à la saisie spectaculaire d'un arsenal de guerre, l'opinion publique se trouve confrontée à ce terrorisme rampant et à sa variante idéologique qui - à travers un parti politique officiel - n'a jamais été aussi insidieux et dissimulé, parce qu'il épouse le visage d'une certaine légalité, veut fonctionner au mode de la transparence et fourvoyer les citoyens. Inutile de dire que c'est-là un nouveau choc pour tout le monde ! Le démantèlement du réseau terroriste "Belliraj" lundi dans la journée a été accompagné, dans le cadre d'une enquête légale et respectueuse des normes, de nombreuses perquisitions dans les domiciles et les locaux, résidences et lieux de travail des personnes arrêtées.
Le ministère de l'Intérieur, mobilisé à travers toutes ses instances, a annoncé mercredi matin que les services de sécurité ont découvert, notamment à Casablanca et à Nador, d'importantes quantités d'armes, des lots de munitions, d'artifices pyrotechniques. Par la même occasion, ils se sont emparés de plusieurs articles destinés à être utilisés pour garantir l'anonymat des auteurs de la série de crimes planifiés. La police judiciaire, poursuivant ses investigations, a fait état de nouvelles découvertes aussi effarantes que les premières.
Elles restituent le circuit qu'emprunte le réseau démantelé. Ces investigations permettent aux enquêteurs de déterminer l'origine du financement du réseau "Belliraj". Ce financement provient essentiellement de braquages, de recels et de contributions directes effectuées par des membres du réseau terroriste.
Le ministère de l'Intérieur, soucieux d'apporter la plus grande clarté dans cette affaire, rappelle que le braquage commis en 2000 au siège central du groupe BRINKS au Luxembourg, par un membre du réseau Belliraj, avait permis de cueillir la somme de 17,5 millions d'Euros (200 millions de dirhams). Le braquage s'était déroulé avec la complicité avérée de truands notoires, connus sur les places européennes et le butin volé a permis au réseau terroriste "Belliraj" de rapatrier au Maroc l'équivalent d'un montant de 30 millions de dirhams. Le ministère de l'Intérieur souligne, par ailleurs, que ces fonds ont été déployés et investis dans des opérations de blanchiment d'argent sur des projets immobiliers, touristiques et commerciaux à travers plusieurs villes du Maroc.
Le fruit de ces investissements devait servir au financement des activités du réseau terroriste, les biens immobiliers acquis devant en effet constituer le refuge des opérations malveillantes du réseau terroriste. On apprend, par ailleurs, que les recels découverts concernent des bijoux volés en Belgique, ils ont été ensuite introduits au Maroc, transformés en lingots par le biais d'un membre du réseau terroriste connu pour être un orfèvre en la matière et destinés enfin à être revendus et écoulés.
Les investigations se poursuivent toujours, comme devait l'indiquer hier soir le ministre de l'Intérieur au cours d'une conférence de presse à Rabat. L'enquête a permis de découvrir les ramifications des personnes impliquées dans le réseau "Belliraj" avec la Chabiba al-islamya (MJIM), le mouvement révolutionnaire islamique marocain (MRIM), Harakat al-Moujahidin fi-al-Maghrib, Al Haraka min-ajli al-Oumma, des groupuscules non reconnus et enfin avec Al Badil al-Hadari, connu jusqu'ici comme un parti politique dirigé par Mostafa Mouatassim.
Source du texte : LE MATIN (quotidien marocain)
10:20 Publié dans Europe, Islam, Maghreb, Terrorisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : terrorisme
20 février 2008
CIA's ambitious post-9/11 spy plan crumbles
The agency spent millions setting up front companies overseas to snag terrorists. Officials now say the bogus firms were ill-conceived and not close enough to Muslim enclaves.
The CIA set up a network of front companies in Europe and elsewhere after the Sept. 11 attacks as part of a constellation of "black stations" for a new generation of spies, according to current and former agency officials.
But after spending hundreds of millions of dollars setting up as many as 12 of the companies, the agency shut down all but two after concluding they were ill-conceived and poorly positioned for gathering intelligence on the CIA's principal targets : terrorist groups and unconventional weapons proliferation networks.
The closures were a blow to two of the CIA's most pressing priorities after the 2001 terrorist attacks: expanding its overseas presence and changing the way it deploys spies.
The companies were the centerpiece of an ambitious plan to increase the number of case officers sent overseas under what is known as "nonofficial cover," meaning they would pose as employees of investment banks, consulting firms or other fictitious enterprises with no apparent ties to the U.S. government.
But the plan became the source of significant dispute within the agency and was plagued with problems, officials said. The bogus companies were located far from Muslim enclaves in Europe and other targets. Their size raised concerns that one mistake would blow the cover of many agents. And because business travelers don't ordinarily come into contact with Al Qaeda or other high-priority adversaries, officials said, the cover didn't work.
Summing up what many considered the fatal flaw of the program, one former high-ranking CIA official said, "They were built on the theory of the 'Field of Dreams': Build them and the targets will come."
Officials said the experience reflected an ongoing struggle at the CIA to adapt to a new environment in espionage. The agency has sought to regroup by designing covers that would provide pretexts for spies to get close to radical Muslim groups, nuclear equipment manufacturers and other high-priority targets.
But current and former officials say progress has been painfully slow, and that the agency's efforts to alter its use of personal and corporate disguises have yet to produce a significant penetration of a terrorist or weapons proliferation network.
"I don't believe the intelligence community has made the fundamental shift in how it operates to adapt to the different targets that are out there," said Rep. Peter Hoekstra of Michigan, the top Republican on the House Intelligence Committee.
The cover arrangements most commonly employed by the CIA "don't get you near radical Islam," Hoekstra said, adding that six years after the attacks on New York and the Pentagon, "We don't have nearly the kind of penetrations I would have expected against hard targets."
Trying to get close
Whatever their cover, the CIA's spies are unlikely to single-handedly penetrate terrorist or proliferation groups, officials said. Instead, the agency stalks informants around the edges of such quarry -- moderate Muslims troubled by the radical message at their mosques ; mercenary shipping companies that might accept illicit nuclear components as cargo ; chemists whose colleagues have suspicious contacts with extremist groups.
Agency officials declined to respond to questions about the front companies and the decision to close them.
"Cover is designed to protect the officers and operations that protect America," CIA spokesman Paul Gimigliano said. "The CIA does not, for that very compelling reason, publicly discuss cover in detail."
But senior CIA officials have publicly acknowledged that the agency has devoted considerable energy to creating new ways for its case officers -- the CIA's term for its overseas spies -- to operate under false identities.
"In terms of the collection of intelligence, there has been a great deal of emphasis for us to use nontraditional methods," CIA Director Michael V. Hayden said in November 2006 radio interview shortly after taking the helm at the agency. "For us that means nontraditional platforms -- what folks call 'out of embassy' platforms -- and we're progressing along those lines."
The vast majority of the CIA's spies traditionally have operated under what is known as official cover, meaning they pose as U.S. diplomats or employees of another government agency.
The approach has advantages, including diplomatic immunity, which means that an operative under official cover might get kicked out of a country if he or she is caught spying, but won't be imprisoned or executed.
Official cover is also cheaper and easier. Front companies can take a year or more to set up. They require renting office space, having staff to answer phones and paying for cars and other props. They also involve creating fictitious client lists and resumes that can withstand sustained scrutiny.
One of the CIA's commercial cover platforms was exposed in 2003 when undercover officer Valerie Plame was exposed in a newspaper by columnist Robert Novak. Public records quickly led to the unraveling of the company that served as her cover during overseas trips, a fictitious CIA firm called Brewster Jennings & Associates.
Official cover worked well for the duration of the Cold War, when holding a job at a U.S. Embassy enabled American spies to make contact with Soviet officials and other communist targets.
But many intelligence officials are convinced that embassy posts aren't useful against a new breed of adversaries. "Terrorists and weapons proliferators aren't going to be on the diplomatic cocktail circuit," said one government official familiar with the CIA's cover operations.
Under intense pressure
After the terrorist strikes, the Bush administration ordered the agency to expand its overseas operation by 50%. The agency came under intense pressure from Congress to alter its approach to designing cover and got a major boost in funding to expand the nonofficial cover program, which is commonly referred to by the acronym NOC, pronounced "knock."
Although the agency has used nonofficial cover throughout its history, the newer front companies were designed to operate on a different scale. Rather than setting up one- or two-person consulting firms, the plan called for the creation of companies that would employ six to nine case officers apiece, plus support staff.
The NOC program typically had functioned as an elite entity, made up of a small number of carefully selected case officers, some of whom would spend years in training and a decade or more overseas with only intermittent contact with headquarters. But the new plan called for the front companies to serve as way stations even for relatively inexperienced officers, who would be rotated in and out much the way they would in standard embassy assignments.
"The idea was that these were going to be almost like black stations," said a former CIA official involved in the plan to form the companies. "We were trying to build something that had a life span, that had durability."
In the process, the agency hoped to break a logjam in getting post-Sept. 11 recruits overseas. Thousands of applicants had rushed to join the CIA after the attacks, and many were sent to Afghanistan and Iraq. But outside of those war zones, open slots were scarce.
"The embassies were full," said a former CIA official involved in deployment decisions. "We were losing officers by the dozens because we didn't have slots for them overseas."
In separate interviews, two former CIA case officers who joined the agency after the attacks said that 15% to 20% of their classmates had quit within a few years. Among them, they said, was one who had earned his master's degree in business administration from Harvard University and was fluent in Chinese and another who had left a high-paying job at the investment firm Goldman Sachs.
The front companies were created between 2002 and 2004, officials said, and most were set up to look like consulting firms or other businesses designed to be deliberately bland enough to escape attention.
About half were set up in Europe, officials said -- in part to put the agency in better position to track radical Muslim groups there, but also because of the ease of travel and comfortable living conditions. That consideration vexed some CIA veterans.
"How do you let someone have a white-collar lifestyle and be part of the blue-collar terrorist infrastructure?" said one high-ranking official who was critical of the program.
But the plan was to use the companies solely as bases. Case officers were forbidden from conducting operations in the country where their company was located. Instead, they were expected to adopt second and sometimes third aliases before traveling to their targets. The companies, known as platforms, would then remain intact to serve as vessels for the next crop of case officers who would have different targets.
'A very bitter fight'
The concept triggered fierce debate within the agency, officials said.
"This was a very bitter fight," said a CIA official who was a proponent of the plan because it insulated the fictitious firms from the actual work of espionage.
"When you link the cover to the operation, the minute the operation starts getting dicey, you run across the screen of the local police, the local [intelligence service] or even the senior people in the mosque," the official said. "I saw this kill these platforms repeatedly. The CIA invests millions of dollars and then something goes wrong and it's gone."
But critics called the arrangement convoluted, and argued that whatever energy the agency was devoting to the creation of covers should be focused on platforms that could get U.S. spies close to their most important targets.
"How does a businessman contact a terrorist?" said a former CIA official involved in the decision to shut down the companies. "If you're out there selling widgets, why are you walking around a mosque in Hamburg ?"<












