11 février 2008

Deux policiers blessés dans des échauffourées à Trappes

Une patrouille de police, appelée pour des tapages, a été prise à partie par une quarantaine de jeunes qui lui ont lancé des pierres.

Deux policiers ont été légèrement blessés lors d'échauffourées dans la nuit de samedi à dimanche avec une quarantaine de jeunes à Trappes (Yvelines), a-t-on appris dimanche 10 février de source policière. Appelée pour des tapages à 2h20, une patrouille de police a été accueillie par des jets de pierre. Pour se dégager, les policiers ont appelé des renforts, tiré des balles en caoutchouc au "flash ball" et lancé des grenades lacrymogènes. 

Deux fonctionnaires ont été légèrement blessés, l'un à l'arcade sourcilière, l'autre au nez.

Un homme d'une vingtaine d'années, connu de la police, a été interpellé et placé en garde à vue. 

Les policiers ont également découvert une cache dans laquelle étaient entreposées une soixantaine de jantes de voitures.

Source du texte : NOUVEL OBS.FR

17 janvier 2008

Sécurité banlieues

b61007fef2b05a49291384f157764309.jpgAméliorer la sécurité en Seine-Saint-Denis et recréer la confiance entre les habitants des quartiers et les forces de l’ordre. Tels sont les objectifs des mesures annoncées par Michèle Alliot-Marie, le 14 janvier, lors d’une conférence de cohésion à l’Inhes (Institut des Hautes Études de la Sécurité).

La ministre de l’Intérieur souhaite que soient expérimentées des "unités territoriales de quartier" dans 3 sites sensibles de la Seine-Saint-Denis situés à Clichy-sous-Bois, La Courneuve et Saint-Denis. Ces unités, "formées à l’activité en milieu difficile, assureront une présence visible et dissuasive sur des points fixes, des opérations de renseignement, des contrôles d’identité, l’identification et l’interpellation des auteurs d’infractions", a précisé Michèle Alliot-Marie. 

Une compagnie de sécurisation, forte d’une centaine de policiers, sera déployée dans tout le département afin d’être plus réactif face aux violences urbaines. 

Les liens entre policiers et habitants des quartiers seront renforcés par :

  • la création de délégués à la "cohésion police et population" fonctionnant comme de véritables relais ;
  • le développement de l’information : la préfecture et la DDSP communiqueront sur les opérations menées dans les médias locaux et sur internet. 

Les métiers de la sécurité seront promus auprès des jeunes des quartiers, en collaboration avec l’Education nationale, à travers un certain nombre d’initiatives : création d’une classe de baccalauréat professionnel "sécurité-prévention" ; augmentation du nombre des Cadets de la police dans le département ; signature d’une convention entre certains lycées et l’Institut d’études politiques de Paris (IEP) afin de préparer le concours de commissaire de police... 

Plusieurs mesures visent également à "fidéliser les policiers dans les zones sensibles", à mieux les former et les encadrer. Un concours de recrutement régional sera créé. Les candidats qui postuleront pour la région parisienne auront vocation à y rester entre 8 et 10 ans. En contrepartie, ils bénéficieront de promotions plus rapides. Des mesures seront prises pour faciliter leur vie quotidienne dans les domaines du logement ou de la garde d’enfants. Les conjoints de policiers se verront proposer des postes administratifs. 

La coordination police-justice sera renforcée : une cellule de veille permettra au parquet d’intensifier et de généraliser la réponse pénale en particulier pour les incendies de voiture et les agressions de policiers et de pompiers. De même, la DDSP assurera un suivi de l’exécution des extraits de jugements envoyés dans les commissariats et s’attachera à vérifier qu’ils sont exécutés dans un délai ne dépassant pas deux mois.

15 janvier 2008

La police réquisitionne un RER pour escorter des "jeunes"

La police emploie les grands moyens. Samedi soir, elle a décidé de réquisitionner une rame de RER pour ramener à Fontenay-sous-Bois ou Val-de-Fontenay (Val-de-Marne) des dizaines de jeunes considérés comme "à risque". 

Les forces de l'ordre craignaient un affrontement entre bandes rivales à Torcy (Seine-et Marne). Elles ont donc fait embarquer une partie des jeunes en gare de Lognes après les avoir interpellés. Des armes blanches, une carabine à plomb, des marteaux et des matraques ont été retrouvés.

06 décembre 2007

Banlieue : la police en guerre contre Internet

Une semaine après les émeutes de Villiers-le-Bel, les policiers dénoncent l’explosion de violence sur Internet et demandent des poursuites.

Des jeunes des cités qui brandissent un flash-ball dérobé à des policiers, d’autres qui insultent sans ménagement les forces de l’ordre ou les narguent lors de rodéos improvisés. Ces images chocs, souvent des vidéos soigneusement montées, circulent chaque jour sur des sites Internet acces­sibles à tous, comme Dailymotion et YouTube. Le phénomène s’est même amplifié depuis les nuits d’émeutes de Villiers-le-Bel. Au point que les syndicats de policiers, comme l’Unsa-police (majoritaire) tirent la sonnette d’alarme et réclament au ministère de l’Intérieur des poursuites contre les auteurs de ces "provocations". Leur hantise : que cette surenchère sur la toile n’alimente encore le cycle de la violence contre les policiers. Certains passages constitueraient même, selon eux, des éléments de preuve si la justice voulait y donner suite. 

Dans une vidéo réalisée le 26 novembre, au deuxième jour des émeutes, on aperçoit ainsi un adolescent encapuchonné sortir d’un supermarché les bras remplis de T-shirts. Une fois dehors, il dépose soigneusement son butin puis invite un de ses amis à retourner à l’intérieur. "Vite, vite cousin, on nique tout. Vas-y charge. Ouais gros. Nique la France. On va rentrer gratuitement". La direction générale de la police nationale réfléchit actuellement aux réponses à apporter à ce type d’affaires et l’Inspection générale de la police nationale est attentive à ce qui passe par le Web quand la police est concernée. 

Place Beauvau, la tentation est forte de rassembler tous les éléments pouvant fonder des poursuites judiciaires afin de stopper cette dérive. Encore faut-il que ces éléments soient probants et que la justice suive. Un haut fonctionnaire de la place Beauvau le reconnaît : "Ces séquences sont choquantes, mais les procédures ju­diciaires se révèlent particulièrement compliquées à mettre en œuvre".

"Filme-les, ces fils de pute"

Chez les jeunes voyous qui se mettent en scène sur la toile, c’est à qui frappera le plus fort. Les vidéos nourrissent des commentaires sur Internet entre membres de diverses bandes qui se lancent des défis. "On doit trouver un moyen efficace d’arrêter cela. Il faut que les modérateurs des sites fassent leur travail et que l’on recherche les auteurs de ces images menaçantes pour les forces de l’ordre", s’alarme Jean-Claude Delage, le secrétaire général d’Alliance. 

La colère des policiers est compréhensible : sur la toile les exemples ne manquent pas et ils font froid dans le dos. Dans un rush du 22 février dernier baptisé Muro mortier dans les keuf, on voit ainsi des CRS charger des émeutiers et recevoir de plein fouet une bombe agricole. Plusieurs garçons immortalisent le moment avec leurs téléphones portables. L’un d’eux s’em­porte : "vas-y, filme-les, ces fils de pute. Enculés de vos mères, baisez vos mères !" Dans une autre vidéo intitulée Argenteuil, un individu crève deux pneus d’un camion de police, avant de prendre la fuite avec son complice. On les entend se congratuler : "Pouh, magnifique !"

Un clip du 17 septembre 2007, nommé Chicag contre la Bac – Le Havre 76, montre aussi des individus lançant des feux d’artifices contre une patrouille de police. 

Le «fléau» de la provoc en vi­déo n’est pas propre à la banlieue parisienne. À Toulouse, l’Unsa-police a alerté le préfet. Le syndicat dénonce la mise en ligne de plusieurs séquences. Celles-ci concernent les quartiers sensibles de Bagatelle, du Mirail et de la Reynerie et montrent des jets de projec­tiles, des poursuites, des dégra­dations. "Je suis tombé des nues de­vant ces scènes surréalistes. L’État doit empêcher la publication de ces images", proteste Didier Martinez, responsable régional de l’Unsa à Toulouse.

Source du texte : FIGARO.FR




05 décembre 2007

Le chiffre du jour : 55

d441c5d69ccbeeb7657e1e693f779ec5.jpgQuelque 55 fonctionnaires de police ont été blessés par des tirs de fusil de chasse le dimanche et le lundi soir lors des émeutes ethniques de Villiers-le-Bel, selon Jean Espitalier, directeur régional de police judiciaire de Versailles. 

"On est rentrés dans un schéma inusité. On est sorti des violences urbaines classiques pour entrer dans un schéma de guérilla", a-t-il affirmé. "On a observé des mouvements tactiques des jeunes pour attirer les policiers. On n'était pas dans la spontanéité".

Source : NOUVEL OBS.COM

03 décembre 2007

Combien gagne un dealer ?

6ba6158e103dc6af4e5069abd416a573.jpgSi le vendeur de rue gagne moins que le smic, le semi-grossiste engrange, lui, jusqu’à un demi-million de profit par an.

La première "estimation des gains des dealers" a été remise à la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt). À en croire cette étude, le cannabis rapporte jusqu’à 550 000 euros par an à un semi-grossiste, soit le salaire moyen d’un patron d’une entreprise de plus de 2000 salariés ! Et les trafiquants à ce stade seraient peut-être déjà un millier. Une armée de petits "parrains" que la justice peine à identifier et, plus encore, à confondre.

Selon le président de la Mildt, Étienne Appaire, "les enquêtes sont trop axées sur les actes et pas assez sur les bénéfices du trafic". En tirant la leçon des événements de Villiers-le-Bel, Nicolas Sarkozy, informé de cette étude, affirmait, jeudi dernier, que "l’économie souterraine est devenue une menace pour nos sociétés". Le chef de l’État appelle à "lutter contre toutes les formes de criminalité organisée et notamment le trafic de drogue qui fait des ravages dans un certain nombre de quartiers". Jeudi, il réclamait le renforcement de la répression destinée à "frapper les trafiquants au portefeuille".

Un marché de plus de 800 millions d’euros.

En France, "1 garçon sur 6 et 1 fille sur 15" disent être "fumeurs réguliers à 17 ans", rappelle l’auteur du rapport remis à la Mildt, Christian Ben Lakhdar, chercheur à l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies. Le nombre de consommateurs de cannabis est désormais estimé à 1,2 million d’usagers réguliers, dont 550 000 quotidiens. Le volume du marché serait donc de 208 tonnes pour un chiffre d’affaires annuel de 832 millions d’euros.

Entre 6 000 et 13 000 fournisseurs.

Sur cette base, on peut considérer que l’importateur s’appuie sur au moins 700 semi-grossistes, peut-être même plus du double. Le semi-grossiste gagne à lui seul "de 253 000 à 552 000 euros" annuellement. Il écoule "de 132 à 308 kg" de drogue. Son premier intermédiaire diffuse, pour sa part, de 16 à 35 kg, pour un gain estimé "entre 35 000 et 76 000 euros par an". À ce stade, le cannabis fait déjà vivre – et bien vivre ! – entre 6 000 et 13 000 fournisseurs.

Plus de 100 000 revendeurs de rue.

En dessous, "le commerce de cannabis n’est que peu profitable", assure-t-on dans le rapport. Car il reste bien deux niveaux d’intermédiaire. Estimé "entre 58 000 et 127 000 revendeurs", ces acteurs de quartier gagnent "entre 4 500 et 10 000 euros annuellement". Ils distribuent, tout au plus, 3,6 kg de cannabis en moyenne par an. Le revendeur de rue de dernier niveau n’écoule, pour sa part, guère plus de 1 à 2,5 kg. Ben Lakhdar est formel : le trafic de haschisch "ne commence à être lucratif qu’au-delà de 10 kg" de marchandise écoulée chaque année. "Vu le faible rapport de ce commerce au bas de l’échelle, la revente au détail rapporte finalement beaucoup moins qu’un honnête travail", estime, pour sa part, Étienne Apaire.

Les risques du métier inclus dans le prix.

Pour le dealer, le risque d’être arrêté représente une "taxe judiciaire" à intégrer dans le prix. Cette menace conditionne, par exemple, "23,6 % du prix final" de la cocaïne. "La concurrence, appréhendée par le degré de violence entre dealers, façonne aussi le bénéfice net de ces derniers", poursuit le chercheur. Elle compte pour 33 % dans le prix final. Pour connaître les montants du trafic de cannabis susceptibles d’être blanchis, il faudrait encore intégrer le coût du stockage, du transport, des rabatteurs et autres guetteurs. Seule certitude : entre le semi-grossiste et le consommateur final, le prix du gramme de cannabis est multiplié au moins par trois.

Source du texte : FIGARO.FR

Télécharger l'étude complète : CANNABIS.PDF

17 octobre 2007

Saint-Dizier : retour sur une émeute

20 h 41, ce jeudi 4 octobre, le policier de permanence téléphonique au commissariat de Saint-Dizier, 30 900 habitants, en Haute-Marne, reçoit un appel au secours. Le premier des cent cinquante qui seront lancés dans la soirée. Au bout du fil, des habitants du quartier du Vert-Bois, paniqués par les scènes d'émeute au pied de leur immeuble. Trente à quarante jeunes, cagoulés, armés de barres de fer, dégradent et incendient des véhicules, agressent pompiers et policiers, saccagent des bâtiments publics, puis y mettent le feu.

Après des mois de conflits larvés, la "marmite" du Vert-Bois, un quartier classé zone urbaine sensible, vient d'exploser. Un cauchemar pour les habitants : deux bâtiments et une vingtaine de voitures qui flambent, les odeurs du plastique et du caoutchouc qui brûlent, la fumée qui envahit les immeubles, le bruit des vitres que brisent les assaillants, les crises de nerfs des victimes et ces émeutiers de 12 à 20 ans, le visage dissimulé, qui hurlent. "C'est cela qui m'a le plus frappé : les cris que poussaient les jeunes", se souvient Djilali Djafer, médiateur et responsable local du Parti socialiste, présent sur place. 

10 jours après les faits, toutes les pistes convergent vers une bande en situation de rupture. "Des brutes aveugles", dit le procureur de la République, Jean-Claude Dumarets. "Des gens sans foi ni loi", pour le préfet, Yves Guillot. Des adolescents et des jeunes adultes qui ont poussé au paroxysme la défense de "leur" territoire. Et qui ont lentement dérivé dans une logique d'affrontement avec les institutions policières mais aussi sociales. 

Les enquêteurs, comme les habitants, sont convaincus que les cibles n'ont pas été choisies au hasard. A l'origine, une rumeur de bavure. Ce jeudi 4 octobre, un homme a été écroué pour avoir giflé un policier devant le commissariat. Dans la cité, certains commencent à raconter que l'homme interpellé a été frappé, puis transporté à l'hôpital. Les autorités infirment, mais les esprits s'échauffent. 

Un peu avant 21 heures, lorsque les pompiers, escortés "par précaution" par trois policiers de la brigade anticriminalité (BAC), sortent de leur camion pour éteindre un premier incendie, ils sont victimes de jets de pierres, puis agressés avec des barres de fer et des battes de base-ball. "On a cru qu'on allait y rester", témoigne un des pompiers, convaincu d'avoir échappé de peu à un lynchage. Ils réussissent à se réfugier dans leurs véhicules et à prendre la fuite. Un pompier et un policier sont légèrement blessés. 

A cet instant, les émeutiers profitent de la faiblesse des moyens policiers. Une dizaine de fonctionnaires, seulement, sont alors en service. "C'est le dispositif normal pour une ville de 30 000 habitants. Mais nous nous sommes retrouvés face à un événement disproportionné pour un commissariat de ce type", relève le préfet. Des renforts sont demandés à la gendarmerie locale, les policiers au repos sont rappelés au commissariat. Leurs collègues de Chaumont, à 75 km, sont aussi appelés en urgence, mais il leur faut 47 minutes pour arriver sur place. "Entre 20 h 50 et 21 h 50, le temps que les renforts arrivent, j'ai donné la priorité à la sauvegarde de la vie humaine", explique le directeur départemental de la sécurité publique, Michel Klein. 

Les forces de l'ordre reçoivent pour consigne de n'intervenir qu'en cas de menace physique sur un habitant. La bande va donc disposer d'une heure de totale liberté pour s'attaquer aux bâtiments publics. Et régler ses comptes avec deux institutions sociales. La MJC d'abord, qui occupe un énorme bâtiment au milieu de la cité, subit des assauts extrêmement violents. Une première fois, des émeutiers fracassent les vitres à coups de barres de fer. Ils reviennent une deuxième fois, achèvent de saccager le rez-de-chaussée et incendient le bureau du directeur. 

Une volonté de destruction qui amène les enquêteurs à émettre l'hypothèse que la MJC constituait la cible principale. "Il y a un différend entre une partie des jeunes et la MJC. Des plaintes ont été déposées et des enquêtes sont en cours pour des menaces et des agressions commises il y a quelque temps par des délinquants du quartier", indique Michel Klein. Le directeur, Moussa Zidour, a déjà été menacé, agressé une fois et sa voiture incendiée. Deux animateurs ont aussi été molestés sur leur lieu de travail. Des tensions liées à la reprise en main de la MJC après une période de laisser-aller. "C'était devenu un haut lieu de trafic de cannabis", explique le maire (UMP) de Saint-Dizier, François Cornut-Gentille. "La MJC avait l'image d'un repaire de brigands. Il y avait des groupes de jeunes qui squattaient les locaux comme ils le font parfois dans un hall d'immeuble", reconnaît Moussa Zidour, directeur depuis 2003. Des mères de famille racontent qu'elles avaient arrêté de s'y rendre pour ne plus subir d'insultes. 

La MJC avait instauré de nouvelles règles de fonctionnement : respect des horaires, comportement correct, interdiction de fumer, participation financière pour les activités... Un reprise en main très mal vécue par une partie des usagers : "Ces jeunes ne supportent pas qu'on leur dise non. Je leur ai dit non quand ils me demandaient de participer sans payer et j'ai été frappé", témoigne un des animateurs. Après diverses agressions, le directeur, Moussa Zidour, a refusé de se plier à "l'habituelle loi du silence" et a porté plainte. Il est devenu une "balance", comme le qualifie un proche des agresseurs. 

Pendant ces quelque 60 minutes où elle prend le contrôle de la cité, la bande s'attaque à un deuxième organisme social, l'office HLM. Des vitres sont brisées, une des entrées est incendiée, provoquant 35 000 euros de dégâts. 8 véhicules, dont personne n'ignore qu'ils appartiennent au bailleur social, sont incendiés sur le parking fermé à clé. 13 autres sont saccagés. Un acharnement que certains jeunes, qui demandent un strict anonymat, expliquent par le rejet de la politique de rénovation urbaine lancée en 2004.

Source du texte : LE MONDE.FR

18 septembre 2007

Les RG s'inquètent du climat régnant dans les banlieues françaises

faefbf9e419443215a807f558fe35fab.jpgLes renseignements généraux (RG) estiment que le climat dans les banlieues reste explosif un an après les émeutes, et que les conditions de la violence urbaine de l'année dernière existent toujours. Ce constat est dressé dans un rapport de 17 pages, intitulé "Etat des lieux dans les quartiers sensibles", détaillé dans Le Figaro du lundi 23 octobre. "La plupart des conditions qui ont amené, il y a un an, un déclenchement de la violence collective sur une grande partie du territoire métropolitain sont toujours réunies", estime le rapport. 

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05 septembre 2007

Les bandes ethniques sous la loupe des renseignements généraux

305c917db69e37585a2edd36233061f4.jpgUn rapport de la direction centrale des renseignements généraux (DCRG), dont Le Monde a eu connaissance, dresse un état des lieux du phénomène des bandes en France. Selon les policiers, les cinq premiers mois de 2007 ont été marqués par 129 affrontements entre bandes, soit une progression de 29 % par rapport à 2006, où l'on recensa 287 faits similaires.

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11 août 2007

La Mafia

d225aa3c6957d42a4c1d18eb0d5c1a94.jpgLa plus célèbre de toutes les organisations secrètes du monde entier est née au siècle dernier  en Sicile de la révolte des paysans locaux contre l'ordre établi par l'étranger. Sa force provenait à la fois de la faiblesse des pouvoirs officiels et d'une impitoyable discipline intérieure. Triés sur le volet, soumis à un minutieux rituel d'initiation, ses membres prêtaient serment d'obéissance absolue à une sévère hiérarchie et à un pointilleux code d'honneur qui ont souvent tenu en échec la police et la justice italiennes. Après avoir colonisé l'Amérique et les réseaux de drogues internationaux, cette association de malfaiteurs, sans précédent ni rivale, continue à jouer un rôle important