27 avril 2008
Alexandre : la bataille de la Neva (1240)
La bataille de la Neva eut lieu le 15 juillet 1240, sur les abords sud de la rivière homonyme. Là, Alexandre Iaroslavitch, grand-prince de la principauté de Novgorod, repoussa une expédition en provenance de Suède. Cette victoire lui valut le surnom de « Nevski », soit « de la Neva ».

22:46 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : alexandre nevski
14 avril 2008
Le Baron Rouge
Manfred von Richthofen est à l'Allemagne ce que Georges Guynemer est à la France. Au-delà de l'élan patriotique qu'ils ont déchaîné, ils consacrent l'un comme l'autre l'avènement d'une race nouvelle, celle des véritables pilotes de chasse, dépassionnés, calculateurs et méthodiques.
À l'inverse de son maître, Boelcke, Richthofen ne révolutionne pas le combat aérien. Ce n'est pas véritablement un théoricien, ni même un meneur d'hommes; ce n'est peut-être même pas un pilote brillant. Mais il applique les règles - ses règles - avec rigueur et précision.
Sa disparition au terme d'un engagement pour le moins confus plonge l'Allemagne dans la stupéfaction et la douleur. Les Britanniques sautent sur l'occasion pour redorer le blason d'un Royal Flying Corps particulièrement malmené. Les Allemands, sceptiques, récusent cette version des faits. Alors, qui a abattu Richthofen ?
Cette question agite le petit monde de l'aéronautique depuis plus de 80 ans. Malgré les différentes hypothèses avancées, les réponses, toutes aussi nombreuses, sont loin de faire l'unanimité.
Télécharger l'intégralité du texte : LE DERNIER VOL DU BARON ROUGE
21:56 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : richthofen
10 avril 2008
"Mongol" de Sergeï Bodrov
Le réalisateur russe de Mongol, Sergueï Bodrov, explique sa fascination pour le personnage de Gengis Khan par la montée en puissance de l'Asie. Mais son film a dû être tourné en Chine : le scénario ne plaisait pas aux Mongols.08:40 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gengis khan, mongol, bodrov, nomad
15 mars 2008
Amiral Koltchak
18:24 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kolchak
1709 : la bataille de Potlava
La bataille de Potlava (ou Pultawa) eut lieu le 8 juillet 1709 entre l'armée de Pierre Ier de Russie et les troupes de Charles XII de Suède avec l'appui des cosaques d'Ukraine du hetman Ivan Mazepa dans le cadre de la guerre du nord.
La victoire russe décisive a fait perdre à la Suède son statut de puissance militaire.
Après avoir finalement déposé le roi de Pologne en 1707, Charles est forcé d'attaquer la Russie, donc d'aller à Moscou, l'année suivante. Suivant leur méthode habituelle les Russes pratiquent la politique de la terre brûlée. L'été étant froid et humide le ravitaillement a de la difficulté à suivre. Une colonne commandée par Lewenhaupt, avec 11.000 hommes, 16 canons, un troupeau et des milliers de chariots, n'avançait qu'avec la plus extrême lenteur.
Sans communications directes entre ces deux forces Charles attendit autant qu'il pouvait pour Lewenhaupt d'arriver. À un moment ils n'étaient qu'à 120 kilomètres d'écart. Charles décida de lever le camp et de partir pour l'Ukraine pour chercher du grain et un climat moins dur. D'autant que cette partie de la Russie était contrôlée par Mazepa qui voulait utiliser les Suédois pour obtenir l'indépendance.
Lewenhaupt suivit au sud et fut attaqué alors qu'il traversait une rivière près du petit village qui donna son nom à la bataille de Lesnaya, où il découvrit la nouvelle méthode des Russes. Lewenhaupt décida de rejoindre Charles à toute vitesse ce qui impliquait d'abandonner les canons, le troupeau et presque toute la nourriture, déclenchant ainsi une mutinerie parmi les soldats. Ceux-ci prirent tout l'alcool, devinrent ivres et Lewenhaupt dut les abandonner dans les bois. Quand il rejoignit Charles, il n'avait plus que 6.000 hommes et quasiment plus de bagage.
Au printemps Charles reprit son avance mais cette fois son armée avait fondu d'un tiers notamment à cause de la disette, des engelures et autres effets du climat. L'humidité avait aussi réduit fortement sa provision de poudre utilisable. Leur première décision fut de mettre le siège de Poltava sur la rivière Vorskla en Ukraine.
Pierre avait déjà organisé une énorme armée pour la protéger et faire un contre-siège enfermant les forces suédoises entre la ville et ses lignes. Quand la bataille commença, Charles avait environ 19.000 hommes tandis que Pierre disposait de 45 000. Pour aggraver la situation Charles fut blessé pendant le siège et dut confier le commandement au maréchal Rhensköld. Néanmoins il s'organisa pour briser l'encerclement et partir.
Au début l'affrontement fut favorable aux Suédois mieux entraînés sur l'aile gauche et au centre, mais Pierre avait beaucoup plus d'infanterie et tandis qu'il maintenait les Suédois à distance avec l'artillerie il contourna avec sa cavalerie et força la décision obligeant les Suédois à une retraite vers le Dniepr où ils durent se rendre.
Prisonniers, les Suédois furent obligés de construire Saint-Pétersbourg ce qui en tua beaucoup. Charles et 1.500 hommes parvinrent à s'enfuir en Moldavie, alors dans l'Empire ottoman.
18:05 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mazepa
10 mars 2008
"Mongol" et "Nomad" de Sergeï Bodrov (2008)
"Mongol" : L'incroyable destinée de Gengis Khan. De son vrai nom Temudgin, ce légendaire chef des forces armées mongoles fut l'un des plus grands conquérants de l'histoire de l'humanité. Entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle, il réussit à unir les tribus mongoles et créa un empire colossal comparable en taille à celui d'Alexandre le Grand.
13:25 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : gengis khan
23 février 2008
Defence of the Realm : The ‘New’ Russian Patriotism on Screen
This text examines the war theme in Russian film since the collapse of the Soviet Union, with special reference to the ongoing conflict in the Caucasus. It will explore the tension and seeming contradiction between the military machine as faceless bureaucracy, and the ordinary soldier, seen as the honest and true face of Mother Russia. Through an analysis of both TV and feature films, it will also explore the evolution of attitudes towards the 'new' Putin-era reality, where business and capitalism are condemned as helping the 'enemy', at the expense of the Motherland.
23:05 Publié dans Cinéma, Patria, Russie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma guerrier russe
11 janvier 2008
La ligne rouge (1/3)
07:50 Publié dans Cinéma, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Vietnam
20 décembre 2007
1612
11:15 Publié dans Cinéma, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 1612
20 novembre 2007
Beowulf et le cinéma de demain
La sortie sur les écrans de "La Légende de Beowulf", de Robert Zemeckis, marque un véritable tournant dans l’histoire du septième art. Explications.
"Un film, c’est un scénario contrarié par un tournage contrarié par un montage", disait François Truffaut. Une belle formule rappelant à juste titre que le cinéma est avant tout un art de la concession, du compromis, où les intentions de départ du réalisateur ne se concrétisent presque jamais en raison des aléas de la production, des caprices des stars, des intempéries, des restrictions budgétaires ou, tout simplement, des bonnes idées sur le papier qui se révèlent mauvaises sur le plateau. L’Américain Robert Zemeckis (Retour vers le futur, Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, Forrest Gump...) incarne depuis presque vingt ans, avec quelques confrères aussi célèbres que James Cameron, Steven Spielberg ou Peter Jackson, l’avant-garde technologique du cinéma. Aujourd’hui, avec la sortie de La Légende de Beowulf, long-métrage en images de synthèse inspiré d’un poème épique datant du VIIIe siècle, il est en train d’entériner l’un des bouleversements les plus passionnants de toute l’histoire du cinéma. Une révolution initiée il y a maintenant trois ans avec la sortie de Pôle Express, joli conte de Noël qui dissimulait derrière ses dorures enchantées un défi sans précédent. Car Zemeckis est tout simplement en train de mettre sur pied un système qui annihile justement toutes les contrariétés évoquées par Truffaut et déplorées par tous les plus grands réalisateurs. Un système qui confère au cinéaste un pouvoir sur sa création quasiment équivalent à celui de l’écrivain et qui risque bien d’accoucher du concept de cinéma d’auteur terminal.
Car, si l’image de synthèse s’avère être la forme idéale pour générer ce nouveau cinéma, ce n’est certainement pas dans la recherche d’un photoréalisme que réside le défi de la méthode Zemeckis (il n’y a qu’à voir, pour s’en convaincre, les boursouflures numériques faussement novatrices que sont Sin City ou 300, qui utilisent pourtant de vrais acteurs), mais bien dans sa manière de concevoir une nouvelle façon de faire du cinéma. Pour cela, le cinéaste n’a pas inventé un outil à proprement parler, il a perfectionné une série d’outils et les a regroupés au sein d’un procédé, appelé la "performance capture", qui révolutionne de fond en comble la façon de faire un film. Première étape : les collaborateurs du cinéaste sont chargés d’élaborer sur leurs ordinateurs les décors de l’histoire et le design des personnages (traits physiques, costumes, etc.). Puis vient l’utilisation de la "motion capture", technique qui consiste à recouvrir un acteur de capteurs électroniques destinés à plaquer ses moindres mouvements sur un double numérique créé par ordinateur. Visant à accroître le réalisme comportemental de personnages virtuels, cette technique est utilisée depuis déjà de nombreuses années ; elle a été popularisée notamment par le personnage de Gollum dans Le Seigneur des anneaux, de Peter Jackson. Sur un plateau dénudé, uniquement constitué de décors reconstitués sous forme de structures en fils de fer, les comédiens interprètent donc leur rôle. Ils ne sont pas filmés, il n’y a pas de projecteurs, pas de marquage au sol à suivre scrupuleusement, pas de timing à respecter. Bref, l’acteur de cinéma retrouve là une liberté physique inespérée et, du même coup, une intensité de jeu sur la durée que seul le théâtre pouvait lui procurer, puisque l’interprétation d’une séquence entière peut s’effectuer en continu, sans aucune pause. Précision en forme de rappel : ce n’est pas une caméra qui enregistre le travail de l’acteur, mais bien des centaines de capteurs placés à tous les endroits du corps (y compris le visage dans son entier). Cette performance, capturée par l’ordinateur, servira ensuite à animer les personnages créés plus tôt par les infographistes et à les faire évoluer dans les décors numériques.
Et c’est précisément ici qu’intervient la partie la plus étonnante du procédé. Dégagé de toutes les contingences physiques induites par un tournage traditionnel, le réalisateur, devant ses ordinateurs, se retrouve seul maître à bord. Ayant sous la main ses décors, ses personnages et les performances de ses acteurs, il peut en faire ce qu’il veut : il peut aussi bien décider de tourner une scène sous trois angles différents puis choisir ensuite les meilleures prises que tout retourner en un seul plan-séquence. Mais aussi modifier l’éclairage ou la profondeur de champ à volonté, prendre tout son temps, ne pas attendre qu’un acteur ou un technicien soit prêt pour réaliser un travelling, etc. En résumé, sa réalisation, c’est-à-dire le choix des cadrages, du découpage et des éléments de l’image qui seront privilégiés, ne dépend plus d’aucun facteur extérieur. De même, le montage ne consistera plus à se contenter d’assembler les plans tournés et se retrouvera inévitablement couplé avec le tournage.
Avec ce procédé, le réalisateur est désormais omnipotent. Pour la première fois depuis que les frères Lumière ont créé le cinématographe, le cinéaste ne décide plus de la façon dont il va filmer une scène avant le tournage – au risque de voir ses choix diminués ou contredits par ce dernier ou par le processus du montage – mais après, à tête reposée, sans pression ni compromis. Il peut raconter son histoire exactement comme il l’entend. Julien Dupuy, spécialiste du cinéma numérique et des effets spéciaux, fut l’un des rares journalistes français, à l’époque de la sortie de Pôle Express, à mesurer l’importance du bouleversement provoqué par Robert Zemeckis. Pour lui, les conséquences pour l’art cinématographique seront inévitables : "La performance capture est forcément annonciatrice d’une révolution esthétique radicale du septième art, dans le sens où elle marque la disparition de la caméra : cette méthodologie offre une liberté totale au cinéaste, comme d’ailleurs à tous les membres de son équipe (comédiens compris), jusqu’à présent tributaires des restrictions techniques du médium. Ainsi, le point de vue du réalisateur n’est-il plus subordonné à une entité physique : il est totalement désincarné."
Devenue un outil virtuel, la caméra peut désormais tout se permettre et concrétiser des plans hier encore physiquement impossibles. De quoi motiver les réalisateurs les plus expérimentaux de l’ère du numérique, qui cherchent depuis déjà un certain nombre d’années à retrouver l’inventivité visuelle débordante des cinéastes du muet comme Murnau ou les formalistes russes. Outre Zemeckis, qui annonce déjà un nouveau conte de Noël filmé en "performance capture" (A Christmas Carol, d’après Charles Dickens), James Cameron prépare dans le plus grand secret son nouveau film de science-fiction, Avatar, qui devrait mêler les techniques de cinéma traditionnelles au procédé de Zemeckis, tandis que Steven Spielberg et Peter Jackson viennent de s’allier pour porter à l’écran les aventures de Tintin sous forme d’une trilogie entièrement filmée en "performance capture". Autant de projets qui vont immanquablement perfectionner l’invention de Zemeckis et porter encore un peu plus haut l’étendard de la révolution numérique. Comme le disait si justement David Lean : "Je crois que le cinéma n’en est qu’à ses débuts."
Arnaud BORDAS
Source du texte : FIGARO.FR
08:00 Publié dans Cinéma, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Beowulf, 300, Sin City












