03 avril 2008
Les deux Corées menacent de s'entre-bombarder
La Corée du Nord va cesser tout dialogue avec la Corée du Sud après le refus des autorités sud-coréennes de s'excuser pour des propos de leur général en chef. Le communiqué de Pyongyang est rapporté par l'agence de presse officielle nord-coréenne.
La Corée du Sud est jugée "responsable" de la décision prise par le régime de Pyongang de suspendre tout dialogue avec le sud et de fermer sa frontière. La Corée du Nord a menacé son voisin d'utiliser des mesures militaires non spécifiées en guise de réponse aux autorités du sud qui refusent de s'excuser.
Le général en chef sud-coréen Kim Tae-Young aurait fait allusion à une attaque militaire préventive, il y a une semaine.
Le chef des armées aurait indiqué que Séoul lancerait des frappes contre les installations nucléaires nord-coréennes si le régime communiste montrait des signes indiquant qu'il comptait attaquer le Sud au moyen d'armes nucléaires.
Mardi 1er avril, la Corée du Nord avait lancé une violente diatribe contre le président sud-coréen Lee Myung-Bak, estimant que sa ligne ferme à l'égard du voisin communiste aurait des "conséquences catastrophiques"
Pyongyang a de nouveau estimé jeudi que "le régime conservateur sud-coréen conduisait les relations nord-sud vers la confrontation et la catastrophe".
12:59 Publié dans Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15 mars 2008
Tibet : des tanks chinois dans Lhassa
Selon des "informations non confirmées", les émeutes auraient fait jusqu'à 100 morts dans la capitale tibétaine. Pékin lance un ultimatum aux manifestants.
Alors que le numéro un du Parti communiste chinois, Hu Jintao, a été reconduit pour cinq ans à la tête de l'Etat, la crise entre le Tibet et la Chine s'aggrave. Selon la très officielle agence Chine Nouvelle, les manifestations antichinoises de vendredi à Lhasa ont fait au moins 10 morts et de nombreux blessés dans cette capitale désormais quadrillée par l'armée. "Les victimes sont toutes des civils innocents et elles sont mortes carbonisées", a indiqué un responsable du gouvernement régional du Tibet, cité par Chine Nouvelle. Selon les autorités, aucun étranger n'a été blessé lors de ces manifestations "fomentées par le dalaï-lama et sa clique".
Toutefois, ce bilan pourrait être dix fois plus important, à en croire le gouvernement tibétain en exil, dans le nord de l'Inde. "Nous avons des informations non confirmées faisant état d'une centaine de morts et de l'instauration de la loi martiale à Lhassa", a-t-il indiqué dans un communiqué. Quel que soit le bilan définitif, il s'agit des manifestations les plus sanglantes au Tibet depuis 1989 qui s'étaient soldées par des dizaines de morts. Le gouvernement en exil fait également "état de personnes tuées au hasard, de blessés et d'arrestations de milliers de Tibétains qui manifestaient pacifiquement contre la politique chinoise".
De leur côté, les autorités chinoises ont démenti l'instauration de la loi martiale à Lhassa, et ont annoncé que les personnes ayant pris part aux émeutes à Lhassa pourraient bénéficier de leur "clémence" s'ils se rendaient d'ici lundi minuit (17 heures à Paris).
Samedi matin, Lhassa était calme et quadrillée par les forces de l'ordre. Des tanks et des véhicules militaires patrouillaient dans les rues, selon des témoins. Les boutiques étaient fermées. Selon des touristes à Katmandou en provenance du Tibet, les mesures de sécurité ont été renforcées. "Ce matin (samedi), j'ai pu compter 40 camions militaires et 36 chars qui patrouillaient à l'intérieur de la ville" de Lhassa, a indiqué un touriste néerlandais. L'accès du Tibet aux touristes étrangers en Chine est désormais impossible, selon plusieurs tour-opérateurs chinois, les permis n'étant plus délivrés.
La veille, de nombreuses boutiques ont été incendiées dans le cœur historique de la capitale du Tibet pendant des manifestations organisées par des moines bouddhistes, célébrant depuis le début de la semaine le 49e anniversaire du soulèvement de Lhassa qui avait abouti à l'exil du dalaï-lama. Deux chaînes de la télévision nationale, celle d'informations et celle destinée à l'international, ont diffusé samedi des images des émeutes sur lesquelles on peut voir une foule de manifestants, parmi lesquels des moines, s'en prendre à des commerces, les saccager ou y mettre le feu. "Le peuple du Tibet est révolté par cela et condamne fermement ce mouvement qui est voué à l'échec", selon la voix off du reportage diffusé sur la chaîne internationale.
La Chine accuse les partisans du chef spirituel en exil des Tibétains, le dalaï-lama, d'être à l'origine des émeutes, qui entament sérieusement l'image d'harmonie que veut donner d'elle la Chine à l'approche des Jeux olympiques de Pékin en août.
Vendredi, les Etats-Unis et l'Union Européenne avaient fait part de leur inquiétude et appelé la Chine à la «retenue» dans cette crise.
Le premier ministre du gouvernement tibétain en exil Samdhong Rinpoché a demandé samedi à la Chine d'agir avec "compassion" et "sagesse" et appelé à une enquête de l'ONU sur les violences, qu'il a qualifiées de "violations des droits de l'Homme".
Source du texte : FIGARO.FR
11:32 Publié dans Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tibet, chine, lhassa, révolte
05 mars 2008
Art de la guerre et stratégie en Chine
Art de la guerre ou stratégie, le concept de stratégie tel qu'il est perçu en chinois concentre toutes les ambiguïtés, toutes les interrogations que suscite la question de l'adéquation parfaite des termes et des notions entre deux mondes aussi éloignés que l'étaient, et le sont sans doute encore, la Chine et l'Europe, l'Asie extrême-orientale et le monde occidental.20:32 Publié dans Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stratégie
04 mars 2008
Armement : Washington critique Pékin
Un rapport annuel du Pentagone sur la Chine a mis en garde hier contre le manque de transparence de Pékin et souligne que "beaucoup d'incertitude entoure l'avenir de la Chine", en particulier concernant "sa puissance militaire en expansion".
Ce rapport souligne que la Chine, entre autres, développe des missiles capables de frapper en mer des porte-avions et d'autres navires, et qu'elle teste des armes anti-satellites.
"Beaucoup d'incertitude entoure l'orientation future de la Chine, en particulier concernant l'expansion de sa puissance militaire et la manière dont cette puissance pourrait être utilisée", indique le rapport.

07:55 Publié dans Asie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : armement, chine, puissance militaire, pentagone
25 février 2008
Chinese Submarine Fleet Is Growing
Several recent events, from an eagle-eyed spotting of an image on Google Earth to an overt military delivery from Russia, suggest that China is continuing its rapid expansion of a submarine fleet that would be particularly useful in a conflict with the United States over Taiwan, analysts and military officials said.
14:39 Publié dans Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23 février 2008
1941 - 1945 : la bataille du Pacifique (1/10)
17:05 Publié dans 2ème Guerre Mondiale, Asie, Etats-Unis, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Pearl Harbor, Midway, Iwo Jima, Guadalcanal, Hiroshima, Nagasaki
15 février 2008
US Army : A Okinawa, la colère gronde de nouveau
Le viol d'une adolescente par un militaire américain provoque une nouvelle vague de protestations. Malgré les promesses de Washington, le comportement de ses soldats ne s'est pas amélioré depuis les manifestations de 1995.
Un soldat américain stationné à Okinawa a été arrêté le 13 février. Il est suspecté de viol sur une adolescente de 14 ans. Devant la série d'abus sexuels impardonnables perpétrés par des soldats américains dans l'île, nous ne pouvons cacher notre colère. Selon les premiers éléments de l'enquête, le suspect, un sergent, a rencontré la collégienne dans une rue de la ville d'Okinawa et lui a proposé de la raccompagner chez elle à moto. En réalité, le soldat a tenté de l'emmener chez lui. En cours de route, l'adolescente a essayé de prendre la fuite, mais il l'a poursuivie en voiture et l'a violée.
13:20 Publié dans Asie, Etats-Unis | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Okinawa, US Army, bases américaines
28 janvier 2008
La Guerre Froide XI : Vietnam 1954 - 1968 (1/3)
16:58 Publié dans Asie, Etats-Unis, Europe, Guerre froide, Otan, Russie, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Vietnam
La Guerre Froide XV : Chine 1949 - 1972 (1/3)
16:57 Publié dans Asie, Etats-Unis, Europe, Guerre froide, Otan, Russie, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mao
14 janvier 2008
Une guerre de 30 ans
Il existe des hommes qui refusent d’abandonner, qui refusent de se rendre ou de déposer les armes. Ainsi, ces soldats se retrouvent seuls contre tous, et ne sont voués qu’à perdre. Perdre leur vie, ou leur guerre, certes … mais ils ne perdent jamais leur dignité. Hirō Onoda est de ce type d’hommes. Soldat japonais durant la guerre 41-45, il ne déposera les armes qu’en... 1974.
Né le 19 mars 1922 au Japon, Hirō Onoda commence son service militaire en 1942, dans un régiment d’infanterie. Durant les deux années qui suivront, il sera formé dans des écoles prestigieuses d’officiers commandos aux techniques de guérilla. Ils seront 22 militaires à partir pour les Philippines avec pour mission retarder le débarquement américain au Japon. Mais les alliés prendront l’île en 1945 et élimineront ou emprisonneront tous les Japonais présents. Tous ? Non. Il y avait 4 irrésistibles soldats, et Hirō Onoda était l'un dentre-eux. Ils restèrent cachés dans les montagnes, refusant de se rendre, ne cessant jamais de combattre, même après la capitulation du Japon. Mais petit à petit, Hirō Onoda allait se retrouver seul, sans ses camarades. L’un d’entre eux se rendra en 1950 aux forces philippines, et les deux autres seront tués lors de combats en 1954 puis en 1972. Si Hirō Onoda fut déclaré mort en 1959, il fut en fait retrouvé par un étudiant japonais, qui essaya de le convaincre de cesser le feu.
Mais Hirō Onoda, qui depuis déjà 29 ans refusait d’admettre la fin de la guerre, ne s’arrêterait qu’à une seule condition : que son commandant de l’époque le lui en donne l’ordre direct. Le gouvernement japonais retrouvera donc son supérieur, le major Taniguchi, devenu depuis libraire. Celui-ci ira retrouver Hirō Onoda dans la jungle pour lui demander de rendre son uniforme, son épée, son fusil toujours fonctionnel, ses 500 cartouches et ses grenades. Hirō Onoda obéira à son chef et acceptera enfin la reddition du Japon.
Depuis 1945, il avait tué une trentaine d’hommes et s’étaient souvent battu avec la police locale. Mais malgré cela, le président des Philippines lui pardonna et lui autorisa à rentrer chez lui en paix, sans condamnation. Ainsi, il s’installa au Brésil pour élever du bétail et écrit son autobiographie Ne pas se rendre : Ma guerre de Trente Ans. Il fera don, en 1996, de 10 000 dollars à une école philippine, retournera vivre au Japon avec son épouse, et apprendra aux enfants comment vivre en pleine nature. Cette année, Hirō Onoda aura 85 ans et il se souvient toujours de cette seconde guerre mondiale qui dura pour lui plus de 30 ans …
Arthur Lorc’h
15:20 Publié dans 2ème Guerre Mondiale, Asie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Hiro Onoda











