15 avril 2008
Marine nationale : cette flotte qui tourne à plein régime
15:48 Publié dans Armées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marine nationale, frégate, bpc, porte-avions
11 février 2008
Barbarossa (1/2)
Le 22 juin 1941, "le monde retient son souffle", suivant la propre formule de Hitler. 130 ans presque jour pour jour après l'armée des 20 Nations de Napoléon, le Wehrmacht frappe à l'Est et déclenche l'opération Barbarossa. L'attaque se produit en liaison avec les Finlandais et les Roumains, désireux de recouvrer les territoires perdus en 1940.
Une des plus grandes batailles de l'Histoire commence. Contrairement à la certitude du haut commandement, cette bataille va dégénérer en lutte d'usure, constituer le tombeau de l'armée allemande et la cause principale de sa chute. Le sort de la Seconde Guerre mondiale et le destin du IIIe Reich vont se jouer à l'Est.
09:15 Publié dans 2ème Guerre Mondiale, Armées, Europe, Russie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Barbarossa
Barbarossa (2/2)
Pendant plus de trois semaines, les divisions de von Bock se trouvent bloquées, pataugeant dans une boue glacée. Le commandement soviétique, le Parti, mettent à profit cette pause inespérée. Plus de 250.000 civils sont mobilisés pour construire des fortifications de campagne. Les grandes forêts de la région de Moscou constituent de remarquables obstacles antichars et canalisent la progression le long d'étroits couloirs faciles à barrer par des mines, des blockhaus, des canons habilement camouflés. Rassuré sur les intentions japonaises par les rapports de Sorge, n'ayant plus à redouter une attaque contre la Sibérie, Joukov peut rappeler 4 divisions et plusieurs brigades blindées de la province maritime.
Il bénéficie encore d'un arrière intact, avec de nombreux aérodromes et un réseau remarquablement dense de routes et de voies ferrées, alors que les Allemands se trouvent immobilisés dans des zones dévastées où l'ennemi a pratiqué la politique de la terre brûlée. L'aviation soviétique, inaugurant de nouveaux matériels, se manifeste avec une vigueur nouvelle et désagréable. Tous les jours, 100 à 120 trains acheminent renforts et approvisionnements pour l'Armée rouge alors que von Bock ne peut disposer que d'une vingtaine de convois au maximum.
09:10 Publié dans 2ème Guerre Mondiale, Armées, Europe, Russie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Barbarossa, Guderian, von Bock, Joukov, Armée rouge, von Rundstedt, Panzer
07 février 2008
Hervé Morin : "Nous ne baisserons pas l'effort de Défense"

Le Figaro Magazine - Alors que le livre blanc sur la défense et la sécurité insiste sur les nouvelles menaces, est-il raisonnable de faire des économies sur le poste défense ?
Hervé Morin - Personne ne parle d'économies sur le volume global des crédits affectés à la défense et, d'ailleurs, il n'y en a pas dans le budget 2008. Aujourd'hui, le monde est probablement plus dangereux qu'il ne l'était il y a quinze ans. Nous devons considérer la menace terroriste, capable de frapper le cœur de nos cités ; le risque de prolifération nucléaire ; les conséquences du réchauffement climatique et les désordres qu'il amènera sur toutes les zones côtières, puisqu'on estime que cela entraînera le déplacement de plusieurs centaines de millions de personnes ; la course à l'énergie dans un contexte de raréfaction et de besoins toujours croissants, compte tenu de l'arrivée de 2,5 milliards supplémentaires d'habitants avec des fortes perspectives de croissance - la Chine, l'Inde, le Brésil, etc. De plus, il faut réapprendre à défendre nos richesses. Nous vivons dans un continent prospère, représentant 8 % de la population mondiale, 25 % de la production mondiale et une capacité de production agricole qui peut attiser beaucoup de convoitises. Tout cela ne peut pas nous conduire à baisser l'effort de défense. Toute la difficulté consiste à assumer de nouvelles missions, liées aux nouveaux risques, avec les moyens qui sont les nôtres, compte tenu de notre déficit budgétaire. Nous devons faire des économies sur l'organisation du ministère, et cela passe par l'interarmisation, la mutualisation des services, la réorganisation territoriale.
L'histoire montre qu'à chaque fois que la contrainte budgétaire ou les raisonnements comptables l'ont emporté sur les nécessités de défense, la facture à payer a été très lourde...
On ne sacrifiera jamais la sécurité nationale aux contraintes financières. Ne m'imaginez pas dans un tel rôle, ce serait insultant ! Si nous maintenons notre effort de défense, nous serons l'un des pays développés dans lequel il est le plus significatif, à peu près autant que la Grande-Bretagne et plus que l'Allemagne. L'effort qu'effectue la France - 37 milliards d'euros affectés à la mission défense - nous permet de rester l'une des principales puissances mondiales avec une capacité militaire globale. Cela donne à la France une force diplomatique considérable.
Le livre blanc prend acte que la France et l'Europe dépendront technologiquement des Etats-Unis. N'y a-t-il pas un risque à cela ?
Nous avons l'impératif absolu de maintenir une base industrielle et technologique française et européenne. Là, nous rencontrons une difficulté majeure, car dans cette affaire nous sommes très seuls : 70 % de la recherche communautaire sont effectués par la France et le Royaume-Uni, à 35 % chacun - et cette base industrielle et technologique, chacun l'a développée de façon très nationale. En France, l'effort de recherche et développement a baissé de 40 % depuis 1990 : vous imaginez les conséquences sur notre propre souveraineté... De plus, l'écart en R & D qui existe entre la France, l'Europe et les Etats-Unis risque de porter atteinte au fleuron industriel et technologique que représente l'industrie de défense.
Les militaires craignent de faire les frais du concept de sécurité nationale. Le livre blanc est-il de nature à les rassurer ?
Le concept de sécurité nationale consiste à considérer qu'il y a un continuum entre défense et sécurité intérieure, c'est une réalité d'aujourd'hui. Un exemple : la question du renseignement concerne à la fois la défense et la sécurité intérieure, il est donc logique que nous abordions la totalité de la problématique.
Il est, à ce propos, envisagé d'affecter aux armées une nouvelle fonction : "connaissance et anticipation". Etions-nous faibles en matière de renseignement ?
Non, mais dans un monde instable, où des crises peuvent survenir à tout moment, la France doit pouvoir connaître en permanence ce qui se passe sur la surface de la planète, afin d'anticiper un certain nombre de décisions, qu'elles soient politiques ou militaires. Grâce à l'observation satellitaire, grâce aussi au renseignement humain, à une coordination du renseignement entre les démocraties, à l'échelle européenne et mondiale.
L'une des grandes craintes qui traverse le corps militaire est de perdre la capacité de projection de forces à l'extérieur. Quelle sera la doctrine du livre blanc sur ce point ?
La France est passée du tout nucléaire au tout projection, avec une conséquence qui a été la professionnalisation des armées. Aujourd'hui, il nous faut conserver une capacité de projection - c'est-à-dire d'intervention - importante, parce qu'il y va de la crédibilité de notre politique étrangère, de la sécurité de nos ressortissants, de nos intérêts stratégiques, de la défense de nos voies d'approvisionnement. Il faut cependant la mettre en adéquation avec nos nouveaux besoins, comme celui de la connaissance et de l'anticipation. On a une nouvelle articulation à trouver entre le renseignement, l'anticipation, la connaissance, la projection, en sachant que tout cela s'effectue avec la contrainte financière que représente le maintien de notre dissuasion, soit 20 à 25 % de l'effort d'équipement.
Nous avons les moyens de faire des projections légères, d'autres plus lourdes. Que prévoit le livre blanc ?
Il y a la projection de puissance liée à des opérations militaires majeures, comme l'Afghanistan, et des projections qui sont des opérations de stabilisation, où la présence sur le terrain suffit à apporter la stabilité nécessaire, par exemple au Tchad ou en Centrafrique. Nous pourrions réfléchir, même si ce n'est pas facile, à une adaptation de nos équipements pour ces deux types de mission.
Justement, quels sont les projets d'équipement avalisés par le livre blanc ?
Il faut attendre les arbitrages du président de la République sur les conclusions définitives du livre blanc. A la lecture du rapport d'étape, l'effort de dissuasion sera vraisemblablement maintenu et les équipements nécessaires au renseignement bénéficieront d'un fort soutien.
Le président de la République et vous-même avez dit que l'armée n'a pas vocation à faire de l'aménagement du territoire. Il n'en reste pas moins que la révision générale des politiques publiques (RGPP) devrait impliquer une nouvelle cartographie des implantations de la défense. Après la carte judiciaire de Rachida Dati, la carte militaire d'Hervé Morin ?
Il faut d'abord que le livre blanc soit rendu public, que nous rendions les arbitrages sur les crédits affectés à la défense, que nous décidions des scénarios de crise que nous privilégions, et que nous déterminions les équipements et les régiments dont nous avons besoin pour remplir les missions que l'on a affectées aux armées. La réorganisation du ministère est nécessaire. Le chef d'état-major des armées a été mandaté pour faire en sorte que la réflexion capacitaire ne se fasse pas en fonction des armées - terre, mer et air -, mais en fonction des besoins de notre défense. Nous devrons également adapter le soutien et l'administration générale. On peut avec cela espérer gagner entre 1 et 1,5 milliard d'euros par an, qui sont autant de marges de manœuvre pour l'amélioration des conditions du personnel et l'équipement des forces. Par exemple, il faut qu'un hélicoptère Puma de l'armée de terre puisse être réparé par un mécanicien de l'armée de l'air, ce qui n'est pas le cas actuellement. Tout cela conduira à des réorganisations territoriales. Il faudra, par exemple, que l'on rapproche les régiments des camps d'entraînement ou d'une base aérienne d'où ils peuvent être projetés. C'est nécessaire. Toutes les réorganisations territoriales feront l'objet de mesures d'accompagnement en concertation avec les élus locaux.
On dit que cela pourrait représenter une réduction d'effectifs comprise entre 35 000 et 50 000 personnes...
L'objectif qu'a fixé le gouvernement, c'est le non-remplacement d'un agent de l'Etat sur deux partant à la retraite. Cela devrait concerner 30 000 personnes sur une durée de cinq ans. A mon poste, je dois penser deux fois à l'avenir de nos enfants : une première fois en ne cédant rien sur notre sécurité nationale et notre capacité planétaire ; une seconde fois en contribuant à l'effort de restaurer nos finances publiques. Pour un peuple, il y a deux manières de perdre sa souveraineté : le désarmement et le surendettement !
Source du texte : FIGARO.FR
11:35 Publié dans Armées, France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Défense, Livre blanc, armée, Hervé Morin
Défense : La projection de puissance reste l’atout international décisif
Notre société d’immédiateté perd peu à peu le sens de la longue durée et tend à confondre son avenir avec son présent. Le mal est d’autant plus grave lorsqu’il menace nos choix en matière de défense. Certains, en effet, voudraient faire de l’armée française du futur, une réponse au défi d’aujourd’hui, celui de la "guerre au sein des populations" ; les Français en Afghanistan et en Afrique, les Américains en Irak, les Israéliens en Palestine et au Liban. Ils soutiennent que les guerres asymétriques ont remplacé les guerres entre États ; ils clament que si nous ne "gagnons pas la paix", c’est parce que nos armées ont hérité des vieux schémas de la guerre froide, que notre puissance de feu et notre avantage technologique coûtent très chers et ne nous sont plus guère utiles.
Il est faux de soutenir que la puissance de feu et l’avantage technologique, qui nous donnent la primauté sur les autres civilisations depuis des siècles, ne jouent plus un rôle décisif dans les guerres d’aujourd’hui. Le monde occidental aurait-il obtenu l’effondrement rapide des régimes qu’il a choisi de détruire, avec peu de pertes humaines, sans une flotte conséquente d’avions et de navires ? Serait-il parvenu à se maintenir sur des terrains hostiles, sans un appui aérien massif ? Les Israéliens auraient-ils pu éliminer 80 % des lanceurs de projectiles du Hezbollah, à l’été 2006, sans les drones et la chasse ? En Irak, n’est-ce pas finalement un avion de combat qui a éliminé al-Zarqaoui ? Les exemples abondent, au Kosovo, en Afghanistan, lors des deux guerres d’Irak, illustrant que la haute technologie et la projection de puissance sont décisives dans le combat asymétrique, qu’ils économisent des vies occidentales, qu’ils contiennent l’adversaire.
Alors certes, ils ne sont pas la clé de l’établissement de la paix sur les territoires d’intervention. Mais sauf à rejoindre l’utopie américaine, il est illusoire de croire que des armées d’occupation transformeront l’Irak et l’Afghanistan en démocraties à l’occidentale. Multiplier par deux ou trois le nombre d’hommes projetés dans ces pays n’y changerait rien. La modernisation, qui est une occidentalisation, ne viendra, si elle vient, que de l’intérieur des sociétés musulmanes. Elle sera d’autant plus combattue qu’elle sera importée «des chrétiens, des juifs, ou des athées». Le refus de nous intéresser au contenu des cultures et à ce qu’il détermine dans le champ politique continue d’aveugler des générations si laïcisées qu’elles projettent encore, malgré les échecs flagrants, des schémas "occidentalo-centrés" sur des têtes faites autrement.
Ensuite, il est n’est pas vrai que les guerres asymétriques ont remplacé les guerres interétatiques. Derrière le Hezbollah, le Hamas et les mouvements de résistance irakiens, il y a des États arabes et l’Iran, et certaines branches des services pakistanais œuvrent derrière les talibans. Les conflits dits asymétriques ne sont que des guerres interétatiques par délégation. Ceci n’est pas nouveau, comme le prouve l’histoire de la guerre froide entre Américains et Soviétiques.
De même que la prolifération est une réponse de la Russie et de la Chine à l’affaiblissement par le bouclier antimissile américain de leur dissuasion nucléaire et même une résistance au projet "d’Amérique-monde", les mouvements terroristes et les milices armées sont les instruments des États qui ne veulent pas affronter directement leur adversaire. Quelle sera alors la réponse à opposer à de tels États puissamment armés, donc sanctuarisés, s’ils viennent à nous faire chanter par des moyens asymétriques, à déstabiliser nos sociétés en y instrumentalisant des diasporas organisées ? Qu’est-ce qui comptera le plus alors : projeter des hommes pour contrôler ce qui n’est pas contrôlable ou projeter de la puissance pour détruire ce qui pourrait nous détruire ?
Alors que notre projection de puissance, relativement à celle de nombreux pays musulmans (Algérie, Égypte, Pakistan, Iran, Turquie, Arabie saoudite) ou asiatiques (Chine, Inde) ne cesse de décliner, certains proposent de transformer notre armée en police internationale d’occupation. Nous y perdrions notre âme, à l’instar de ceux qui occupent aujourd’hui l’Irak. Sans plus tarder, et parallèlement à la réforme d’un État-providence qui sert de plus en plus le monde et de moins en moins les Français, nous devons reconstruire notre projection de puissance. Ne nous trompons pas de choix dans la prochaine loi de programmation militaire.
Aymeric CHAUPRADE
Géopoliticien
10:30 Publié dans Armées, France, Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06 février 2008
Koursk : un sous-marin en eaux troubles
En Août 2000, le plus sophistiqué des sous-marins nucléaires russes, le Koursk, coule avec ses 118 membres d’équipage dans la mer de Barents. Proposée par les britanniques, la thèse de l’explosion accidentelle d’une ancienne torpille deviendra très vite la version officielle. Elle sera reprise par la plupart des médias russes et internationaux alors que les véritables raisons de ce naufrage n’ont jamais été élucidées.
4 années plus tard, à la suite d’une longue investigation, ce film met en lumière des faits troublants, totalement occultés par le pouvoir, qui ont permis au réalisateur Jean-Michel Carré d’élaborer une hypothèse plus plausible qui implique les États-Unis dans cet événement et met en perspective les nouveaux enjeux stratégiques entre la Russie, les États-Unis et la Chine.
08:35 Publié dans Armées, Etats-Unis, Russie, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Koursk, sous-marin, marine russe
31 janvier 2008
Lazare Ponticelli, dernier Poilu et doyen des Légionnaires : "La Légion avait fait de moi un Français"
Depuis la disparition, dimanche dernier, de Louis de Cazenave, Lazare Ponticelli, 110 ans, est le dernier survivant. Né italien, doyen des Légionnaires, résistant, il incarne désormais les 8,5 millions de soldats français engagés dans la Grande Guerre.
La cadence sèche de sa mitrailleuse et les cris des blessés résonnent toujours dans sa tête. Lazare Ponticelli n'a rien oublié de la Grande Guerre. Ni les combats qu'il a menés, ni les camarades qui sont tombés. Dernier survivant des poilus, il a 110 ans. Pourtant, dans ses yeux aujourd'hui presque aveugles, brille encore le regard de l'enfant qu'il fut. Ceux de ce gamin sans le sou qui avait les pieds nus et la rage de vivre. Ceux aussi de cet émigré italien prêt à tout pour garder la tête haute et dont la vie entière est à l'image d'un siècle de fer, de sang et d'espoir infini. Depuis son plus jeune âge, il a combattu. La pauvreté et la faim d'abord, puis sur le front et dans les tranchées. Dans les ateliers et sur les échafaudages. Avec les FFI pendant la Libération de Paris. Toujours, il a tenu bon.
17:30 Publié dans 1ère Guerre Mondiale, Armées, France, Témoignages | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Lazare Ponticelli, Poilu, Légion étrangère, légionnaire
Tempête médiatique autour de la flotte russe
Les navires du groupe d'assaut polyvalent des flottes russes du Nord et de la mer Noire, avec à leur tête l'unique porte-avions russe Admiral Kouznetsov, terminent actuellement leurs manœuvres dans l'Atlantique et en Méditerranée. Après une escale à Lisbonne, du repos et des permissions en ville pour l'équipage, qui ont suivi les manœuvres tactiques dans le golfe de Gascogne en commun avec un navire de la marine portugaise, le vaisseau amiral de la Flotte russe de la mer Noire, le croiseur porte-missiles Moskva, commandé par le capitaine de vaisseau Igor Smoliak, mettra le cap avec un bâtiment d'appui sur Sébastopol, son port d'attache.
09:30 Publié dans Armées, Russie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Marine russe
27 janvier 2008
Heureux les chefs qui n'ont qu'à guider des volontés si ardentes !
L'Allemagne de 1914, lancée dans la Weltpolitik, n'eût jamais déclaré la guerre si elle avait posément compris son intérêt. Elle pouvait, sans faire appel aux armes, poursuivre dans le monde son développement économique. Qui eût osé se mettre en travers ? Formidable déjà, et soutenu d'ailleurs par une active propagande comme aussi par une puissance militaire reconnue sur terre et sur mer, qui garantissait à ses voyageurs de commerce comme à ses ingénieurs en quête de concessions à l'étranger un accueil des plus avantageux et par là une capacité de pénétration et d'acquisition incomparable, le développement allemand dans une marche constante distançait grandement celui des autres nations. Sans faire de guerre nouvelle, l'Allemagne conquérait progressivement le monde. Le jour où l'humanité se serait réveillée de ses vieilles habitudes pour mesurer la réduction de ses libertés et de ses possibilités, elle se serait trouvée tenue par les éléments allemands établis dans les différents pays sous toutes les formes mais restés toujours citoyens allemands grâce à leur double nationalité, et recevant le mot d'ordre de Berlin. D'ailleurs, pas un gouvernement, surtout d'essence démocratique, n'aurait pris la décision, devant cette hégémonie allemande en marche, et en vue d'éviter le désastre final, la domination de son pays par l'élément allemand, de prendre des dispositions particulières de protection. Il aurait reculé devant la discussion et la lutte à entreprendre avec un état si fortement armé que l'Allemagne. Loin de paraître chercher la guerre, encore plus éloigné de la déclarer, il aurait même craint de la provoquer, tant il eût redouté de déchaîner les horreurs qu'allait entraîner un conflit moderne entre de grandes nations. En quelque vingt ans de paix le monde se fût trouvé Germanisé, l'humanité ligotée.
15:55 Publié dans 1ère Guerre Mondiale, Armées, Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Foch
24 janvier 2008
Budget : le cri d'alarme du patron de l'armée de terre
Dans une lettre au chef d'état-major des armées, le général Cuche dénonce un risque de "paupérisation" .
Cette fois-ci, le patron de l'armée de terre a écrit à l'encre lourde au chef d'état-major des armées (Cema), pour tirer le signal d'alarme. Dans une lettre dont Le Figaro a obtenu copie, datée du 17 décembre dernier, le général Bruno Cuche n'hésite pas à parler de la "paupérisation globale" qui guette les forces terrestres devant la "dégradation importante sur le plan des équipements". Et d'une "cohérence" de son armée menacée. L'inquiétude du général repose sur la "non-réalisation" des budgets promis les années précédentes. "Sur deux ans, nous avons perdu un milliard d'euros, explique une source militaire. Si cela continue, nos capacités opérationnelles vont être sérieusement entamées."
Le bât blesse cruellement au niveau des petits programmes, dits de "cohérence opérationnelle". En clair, des programmes qui n'ont pas l'ampleur des grandes commandes comme l'hélicoptère NH90 ou le blindé VBCI mais sont souvent indispensables à la bonne marche de l'ensemble des systèmes d'armes. "Comme ils ont une faible visibilité politique et des enjeux industriels limités, ils sont vite écrasés, explique un colonel. Or ils peuvent être vitaux pour nos soldats."
Dans sa lettre au Cema, le général Cuche demande ainsi la mise en place "urgente" des tourelles de mitrailleuses "téléopérées" sur les VAB (transports de troupes blindés). Elles permettront au tireur d'opérer depuis l'intérieur du blindé au lieu de risquer sa vie à l'extérieur. "Le durcissement des conflits qui s'amorce rendra ces réalisations d'équipements de plus en plus fondamentales pour préserver la vie des hommes engagés", avertit le général Cuche. Autres exemples : les kits de protection des véhicules blindés légers (VBL), les armements "non létaux" pour le contrôle de foule en opérations extérieures (fusils à balles de caoutchouc…) ou les jumelles de vision nocturne.












