15 novembre 2007

L'armée canadienne et l'indépendance du Québec

8f4c6c3f165ebe6392a75870eee63124.jpgLa question militaire au Québec et au Canada se pose de plus en plus à propos de l’indépendance. Depuis le jugement de la Cour suprême et la barre de plus en plus haute que dresse le Canada anglais, les inquiétudes qui se manifestent même chez des militants aguerris, jettent un doute sur la possibilité de réaliser l’indépendance de façon démocratique. Le plan B d’Ottawa fait son effet et les menaces commencent à peser lourd dans le processus électoral. De John Crosbie, ancien ministre de Mulroney qui demande à l’armée de se tenir en forme parce qu’on va avoir besoin d’elle contre le Québec, à toute une cohorte d'éditorialistes, de Toronto à Vancouver, les leaders d’opinion ne manquent pas pour proposer la "solution finale" au problème Québécois. En ajoutant à cela la croisade de Me Guy Bertrand, l’encerclement juridique dont se sert Ottawa avec sa Cour suprême, le plan B de Stéphane Dion qui veut protéger les édifices fédéraux dans un Québec indépendant et sauver les citoyens désireux de rester Canadiens, mais surtout en considérant le désarroi total des Canadiens anglais face à la rupture de "leur Pays", il y a lieu de s’interroger ! Pour beaucoup moins que ça, l’armée est intervenue plus d’une vingtaine de fois au Québec depuis le début de la confédération pour défendre le pouvoir des possédants. Avec la menace de la partition du Québec, brandie par les stratèges fédéralistes, on imagine mal que la solution militaire ne soit pas envisagée au plus haut niveau de l’État canadien. Après la peur économique, pourquoi pas la peur tout court afin d’empêcher un vote libre sur l’indépendance ?

Il faut malgré tout supposer qu’il s’agirait de la dernière carte des fédéralistes. Car, malgré les apparences, cette voie est périlleuse pour l’État fédéral. Elle comporte des difficultés sans nombre, dont la moindre serait le désarmement des militaires Québécois, incapables de suivre des ordres qui heurteraient leur conscience. Entrevoir ces difficultés d’application ne nous autorise pourtant pas à balayer du revers de la main la possibilité de l’option militaire. Le pacifisme des Québécois, encouragé par de longues années de lutte parlementaire, les porte à croire que l’adversaire se nourrit du même pain. Au Chili, avant le coup d’État de septembre 73, les démocrates croyaient aussi que leur armée, réputée la plus civique et la plus loyale de l’Amérique du Sud, n’oserait jamais commettre "d’aggiornamento". Ce n’est qu’après la plus terrible des répressions qu’ils se sont rendu compte que leur armée avait aussi une tradition d’intervention politique mais dont la dernière remontait à 1930, trop loin pour que l’on s’en souvienne. En 1973, peu de militants s’attendaient au coup d’état sanglant qui renverserait le régime populaire de Salvador Allende. Mieux, le chef du coup d’état, le général Pinochet, avait été nommé à la tête de l’armée à la suite d’une mesure d’apaisement prise par le Président Allende dans le but de calmer les inquiétudes de l’armée. L’oubli historique jouait là-bas comme il joue souvent ici. Le Québec n’a pas le droit de nourrir de telles illusions. Car c’est le destin national qui est en cause et pas seulement un projet politique. Illusions d’autant plus condamnables du fait que c’est Ottawa qui a droit de vie ou de mort sur le processus démocratique au Québec. Donc, un gouvernement extérieur sur lequel nous n ‘avons aucune prise. Peu de gens ici croient à la possibilité d’une intervention militaire d’Ottawa. Après tout, le Canada n’est pas le Chili ! Mais si c’était nous, les naïfs ? Si l’argent que Howard Galganov a reçu à coup de 200,000 $ par des donateurs inconnus, si le Anglophone Assault Group, si la vague partitionniste du West-Island, si tout cela était encouragé par le S.C.R.S., faudrait-il s’en surprendre ? Qui peut nous dire à quoi servent les 4.8 millions de dollars que le gouvernement fédéral a donnés à l’organisme fantôme Option – Canada ? Talonnée pendant des mois par le Bloc Québécois, la ministre du Patrimoine, Sheila Copps, a pu en produire le bilan financier qui se résume en une seule page dactylographiée. Combien d’autres dépenses souterraines servent ainsi à alimenter des provocateurs de tout acabits ? Combien de Guy Bertrand s’apprêtent à surgir, encouragés par l’argent d’Ottawa, pour réclamer la protection de l’armée ?

 

Lire la suite

26 septembre 2007

L'Arctique sur écoute

7633626b01b8e6d3753c5d2e64c021c1.jpgLes militaires n'ont pas fini de se pavaner dans les eaux arctiques s'il faut en croire le réseau anglais de Radio-Canada qui a appris, mardi, qu'Ottawa travaillait actuellement à l'installation d'un système de détection sous-marine aux accents de guerre froide. 

En effet, il semblerait que le gouvernement Harper, résolu à affirmer la souveraineté canadienne sur les eaux arctiques en déployant ses armes, compte installer en divers points du convoité passage du Nord-Ouest tout un réseau d'hydrophones. 

Ces hydrophones, qui permettent la détection de navires et de sous-marins passant à proximité, seraient reliés entre eux par un réseau de fibres optiques et transmettraient leur information à une base arctique avancée. 

Les sources de la fuite n'ont cependant pas précisé combien devront débourser les contribuables canadiens pour leurs nouvelles oreilles nordiques. Toutefois, un projet similaire, dans les années 90, avait été abandonné en raison de son coût, évalué alors à plus de 100 millions de dollars. 

Toujours selon la CBC, le projet pourrait être lancé dès l'été prochain. Des scientifiques canadiens se seraient même déjà rendus sur place, l'été dernier, pour y étudier l'un des sites possibles pour le système. 

Pendant la guerre froide, les États-Unis ont installé et entretenu pendant des années d'imposants chapelets d'hydrophones destinés à contrôler les allées et venues des sous-marins soviétiques dans le Pacifique et l'Atlantique. 

Les eaux arctiques canadiennes sont réputées fréquemment accueillir, sans l'autorisation d'Ottawa, des sous-marins américains, russes, français et britanniques. 

Actuellement, le Canada doit se rabattre, pour contrôler ses vastes étendues arctiques, sur quelques avions vieillissants de détection avancée et des patrouilleurs inuits. En juillet, le premier ministre Harper a annoncé la construction prochaine de six à huit navires de patrouille arctique et l'aménagement d'un nouveau port militaire nordique. 

La plupart des experts estiment que le passage du Nord-Ouest, de plus en plus dégagé en raison du réchauffement climatique, pourrait devenir un jour l'une des principales routes maritimes mondiales. 

Ottawa compte aussi, en entretenant une surenchère nationaliste dans le Nord, faire valoir son droit sur une partie des richesses, notamment du pétrole, du gaz et des diamants, dont regorge cette région.

Source du texte :  RADIO-CANADA.CA

21 août 2007

Les forces armées canadiennes recrutent...

194b4d54442012c3e6954edd7e281523.jpgLes Forces armées canadiennes, qui ont lancé leur plus grande campagne de recrutement depuis la Deuxième Guerre mondiale, devraient axer leur publicité vers les jeunes chômeurs en leur faisant miroiter des possibilités d’emplois, et non des voyages, constate un sondage commandé par le ministère de la Défense nationale.

Lire la suite